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IV. — Poissons ( Pisces

On n’a encore étudié que très superficiellement la faune ichthyologique, tant des rivières que des côtes maritimes.

Les espèces les plus connues sont V anchois (anchoa), la palometa et plusieurs espèces de solea de la famille des pleuronectoidei qui se renconti’ent sur nos côtes. Dans le Parana et le rio Salado, vivent la tararira ( U acrodon trahira, la boga ( Leporinus obtusidens), la dorade (dorado) [Salminus brevidens], la corvina (Cordudo) le peje-reg, et la truite (trucha) [. PersichtJiys lœvis].

Dans les eaux douces, on connaît de nombreuses espèces de bagres et de carpes (viejas del agua) \Hypostonus plecostonus ]. On connaît encore plusieurs espèces de raies (rayas) \raj idœ ] .

A Buenos-Ayres, le poisson frais destiné à la consommation de la place est surtout importé de Montevideo, d’où l’on reçoit, comme poissons communs, des corvinas, des merluches (pescadillas), des palometas, des congres (congrios), des Usas, des casones et des raies, et comme poissons fins les brôtulas, les borriquétas , les anchois, les soles (lenguados), les sargos , les pargos et d’autres encore. Le peje-reg (. Mujil ) arrive en quantité de la lagune de Chascomus.

INVERTÉBRÉS

INVERTÉBRÉS

Dans l'ordre des mollusques ( Malacozoa ), on connaît plusieurs espèces de gastéropodes , de lamibranchies et de tunicaires. Il existe en outre, sur nos côtes, deux ou trois espèces d 'huîtres (Ostras) \Ostracea\.

Dans la classe des insectes ( Insecta ), ordre des coléoptères ( Coleoptera ), figurent plusieurs espèces du genre brachinus, connues dans la campagne sous le nom de bombarderos (bombardiers) ; on en rencontre partout. Le groupe des lamellicornia est abondamment représenté. Une espèce très connue du genre des sauterelles ( saltapericos ), est le tuco ( Pyrophorus punctatissmus ), qui projette une lumière intense, de la partie supérieure du thorax. Les lucioles (luciérganas) [ Lampyris ], ne manquent pas non plus. Le bicho moro ( Lytta ) est un animal très commun que les gens de la campagne emploient comme vésicant. On connaît également de nombreuses espèces de la famille des longicornia , entre autres les gallitos ( Rhinomya lanceolata ) et les tarières (taladros). On voit aussi plusieurs espèces répandues de coccinellidæ qu'on appelle dans le pays vacas de San Antonio (vaches de Saint-Antoine).

Le groupe des dermathoptères, improprement appelé taladra oreja (perce-oreilles), ordre des orthoptères ( Orthop tera ), est représenté par la forficula dont on a trouvé plusieurs espèces. Les cucarachas (cloportes), de la famille des blallariœ , sont très communes dans les maisons. Les mamboretaes ou corne pioj os (mange- poux), représentés par diverses espèces, appartiennent à la famille des mantidœ. On trouve aussi plusieurs espèces de caballos del diablo (chevaux du diable), du genre des phasmidæ . Le genre des grillos (grillons) compte un grand nombre de représentants.

GÉOGRAPHIE ARGENTINE

La trop connue langosta (sauterelle) devient périodiquement très nombreuse, au point de constituer un véritable fléau

On rencontre dans le pays plusieurs espèces de l’ordre des neuroptères ( Neuropteræ ) notamment ceux qu’on nomme algualciles.

L'ordre des hyménoptères ( Hymenoptera ) est abondamment représenté, mais on n’en a pas encore fait une étude complète. Parmi les abeilles ( avispas ), on remarque surtout la lechiguana ( Nectarina lechiguana), et le camuati (Polybia ), ainsi que plusieurs espèces de polistes.

L’ordre des lépidoptères ( Lepidoptera ), compte un grand nombre d’espèces. Parmi les papillons, il en est de véritablement splendides, surtout dans le nord de la République, où l’observateur est surpris par la magnificence de leurs couleurs. La redoutable chenille qu’on nomme ici bicho de cesto (bête de panier), est malheureusement connue et détestée de fous. Elle pullule à tel point que c’est, pour les propriétés et les jardins, un véritable fléau.

Dans presque toute la République, abonde la maudite et sanguinaire vinchuca ( Conorhinus infestans) . qui fait partie de l’ordre des hémiptères. La punaise commune ( chinche ) \Acanilhia lectularia], importée, plusieurs espèces de cigalles (cigarras), les cochenilles , les poux humains, et ceux des oiseaux, sont tous membre de cette répugnante et nombreuse famille.

A l’ordre des diptères (Dipteres), appartiennent les mous tiques (mosquitos), les taons (lâbanos), les mouches , les puces et, surtout dans le Ghaco, le pique ou nigua ( Sar copsylla pénétrons).

Dans la classe des myriapodes ( Myriapoda ), on connaît de nombreuses espèces, mais ce groupe n’a pas encore été bien étudié.

Les scorpions (escorpiones), ordre des arachnides ( Ara chnoidea ), ne sont pas rares.

INVERTÉBRÉS

Les especes du groupe ixodidæ sont connues sous le nom vulgaire de garrapatas. Lebicho Colorado { bête rouge), animal très désagréable, se rencontre fréquemment à la campagne.

Le reste de la faune inférieure est encore peu connu, et, un fort petit nombre d’espèces en ont été déterminées et décrites.

Presque tous les animaux domestiques que l’on trouve dans la République Argentine ont été importés de l’ancien continent dans le cours du premier siècle qui suivit la découverte de l’Amérique. Tels sont les bœufs, les chevaux, les ânes, les moutons, les chèvres; chiens, chats, porcs, lapins, poules, dindons, canards, oies, pigeons, abeilles, vers à soie, etc.

Les animaux importés involontairement, comme les parasites, atteignent, pour leur part, un chiffre respectable.

CLIMAT

La République Argentine tout entière, sauf une petite bande de terre située au nord, appartient à la zone tempérée australe. Elle s’étend, dans la direction du nord au sud, sur 34 degrés de latitude, soit depuis le 22e degré jusqu’au d6°. On comprendra par là que les différences climatériques, entre les diverses parties du territoire, sont assez sensibles, surtout si l’on compare les points extrêmes.

Cependant, les différences de latitude exercent moins d’inffuence sur le climat que la situation du pays par rapport à l'Océan, à l’est, et à la Cordillère des Andes, à l’ouest, jointe aux notables différences d’altitude qui caractérisent la configuration du sol.

Si l’on observe la manière dont se distribuent les pluies sur les diverses parties du territoire argenLin, on reconnaît

que, au point de vue climatérique, il faut diviser ce territoire en trois grandes régions : celle du littoral, celle de l’intérieur, et la région des Andes.

La région du littoral embrasse les provinces de Buenos- Ayres, Santa-Fé, Entre Rios et Corrientes. La température moyenne annuelle y est d’environ 19° Celsius. Cette moyenne qui est de 17° à Buenos-Ayres, s’élève d’un demi-degré par chaque degré de latitude dans la direction du sud au nord.

La température moyenne de l’été (décembre, janvier et février) est d’environ 25° ; celle de l’automne ^mars, avril et mai) de 18°; celle de l’hiver (juin, juillet et août) de 12° ; et celle du printemps (septembre, octobre et novembre) de 17° ; celle du mois le plus chaud (janvier) est de 26°, et celle du mois le plus froid (juillet) de 11°.

On peut considérer -J- 42° et — 5° comme les limites extrêmes de la température dans cette région ; encore faut-il observer que le thermomètre s’élève rarement au-dessus de 40°, et que, en tout cas il n'y reste pas longtemps, tandis qu'on le voit souvent à -J- 35° de une heure à trois heures de l'aprèsmidi, dans les mois de décembre, janvier et février.

Il est de même très rare que la température s’abaisse jusqu’à — 5° ; si parfois, en mai, juin, juillet et août, elle descend au-dessous de zéro, cela n’arrive que trois ou quatre fois par mois, et quand le ciel est clair. La neige est excessivement rare sur le littoral, et, quelquefois, plus de dix années se passent sans qu’elle apparaisse.

On voit que l’écart est minime entre les degrés extrêmes de la température annuelle : la région du littoral participe en cela du climat maritime. Une autre particularité de ce climat, c’est le changement rapide de température dans le cours d’une même journée ; il arrive qu’on observe, dans l’espace de vingt-quatre heures, des différences de près de 20 degrés Celsius. Sous ce rapport, l’automne est la saison la plus uniforme, et c’est au printemps qu’on remarque les plus

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