DANS LA
Ao QUANTITE ANNUELLE DES PLUIES en mm anlev
] 100 À 200 mm
1000 à 1200 mm
1800 et au-dessus
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Long. Occid1? 60° de Greenwich
Grabaclo por- Erhai-d hermanos, b Galle Nicole, Paris.
Félix lii.vjouai.io, Fdiloi», Buenos-i\ix*es- 1889.
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CLIMAT
importantes et les plus subites variations du thermomètre.
Sur celte région presque entièrement plane, le vent souffle assez régulièrement. Les calmes complets sont rares, tandis que les vents violents et même les tempêtes abondent pendant toute l’année. Les vents qui soufflent communément sont ceux du nord et du sud; les premiers sont de beaucoup les plus fréquents. A Buenos- Ayres, on observe, pendant l’été, la succession régulière des brises de mer et de terre, les premières dominant pendant le jour, et les autres pendant la nuit. Ce changement des brises a lieu dans l’espace de vingtquatre heures; le vent passe successivement par toutes les directions, et la loi giratoire de Dove se trouve confirmée, car, dans la grande généralité des cas, ces révolutions s’effectuent dans le sens contraire à celui des aiguilles d’une montre.
Les vents du nord sont toujours chauds, et même suffocants. Leur influence sur le système nerveux se manifeste par des douleurs névralgiques et des migraines dont beaucoup de personnes ont à souffrir.
Lorsque soufflent les vents du nord, l’air se charge d’électricité, mais, au bout de quelques jours, un orage éclate, vient rétablir l'équilibre et fait cesser cet état insupportable de l’atmosphère. Il souffle alors un vent violent du sud-ouest appelé pampero, qui tantôt dure seulement quelques heures, et tantôt continue pendant plusieurs jours. Ces pamperos, ainsi nommés parce qu’ils viennent des pampas , acquièrent parfois toute l’intensité d’un véritable ouragan.
Dans la rade de Buenos-Ayres, les pamperos ne sont pas aussi redoutables que les vents du sud-est, qui amènent toujours de fortes marées. Mais il n’en est pas de même dans le port de Montevideo où les pamperos sont véritablement à craindre, car ils y produisent les mêmes effets que le vent du sud-est à Buenos-Ayres.
Quand soufflent les vents du sud-est, suestadas , comme
il i
GÉOGRAPHIE ARGENTINE
chauds et, dans les sables et les salines, où ils sont connus sous le nom de zonda, ils acquièrent tous les caractères du simoun des déserts africains. D'autre part, les calmes sont fréquents dans toutes les saisons.
Les pluies sont plus rares que sur le littoral, et elles tombent presque exclusivement en été et en automne. A peu d’exceptions près, l’hiver est totalement sec.
Le climat de la ville de Cordoba, qui caractérise toute cette région, accuse, pour l’année 1885, une température moyenne annuelle de 16°, 15, avec maximum de 38°, 3 en décembre et minimum de 8°, 5 en juin. La pluie était pour cette même année de 641mm,6, avec un maximum mensuel de 153mm, 3 correspondant au mois de mars, et un minimum de lmm correspondant au mois de mai. La fréquence des vents, pour mille cas observés était la suivante :
Nord
Nord-Est .
Est
Sud-Est. . . .
Sud
Sud-Ouest .
Ouest
Nord-Ouest
Calmes
21 fois.
Les pluies sont souvent torrentielles à Cordoba, mais alors, elles durent peu. La grêle y tombe fréquemment. La neige est très rare. Il n’en est pas de même à Mendoza qui se trouve déjà sur la limite de la région des Andes. La neige y tombe presque tous les ans au mois d’août, bien qu’elle fonde presque immédiatement. La pluie est moins fréquente, à Mendoza qu’à Cordoba, et, plus au nord, dans les provinces de •San-Juan, de la Rioja et de Catamarca, elle est encore plus rare qu’à Mendoza.
CLIMAT
On observe aussi que, dans toutes ces provinces, il ne pleut pas du tout en hiver. Dans celles de San Juan, de La Rioja et de Calamarca, la neige est inconnue. Les parties montagneuses des provinces de Cordoba et de San Luis sont plus favorisées par les pluies que les parties plates. En été surtout, il pleut beaucoup dans la Sierra de Cordoba et dans celle de San Luis. Ce sont précisément ces pluies qui ont engendré et qui alimentent les cinq rivières classées et connues par leur ordre numérique, rio primer o, segundo, etc., ainsi que leurs affluents.
La province de Tucuman, qui occupe le nord de cette région, a déjà le caractère subtropical en ce qui concerne les pluies. L'hiver y est sec, mais, par contre, il y pleut beaucoup en été, surtout sur le versant oriental de la sierra d’Aconquija, ou, à la faveur de ces pluies, s’est développée une épaisse forêt d’une grande étendue.
Dans la région des Andes, le climat varie beaucoup suivant l’élévation du sol ; cependant ces contrées sont caractérisées par les notables contrastes de la température diurne et par une sécheresse excessive. Sur le versant oriental des Andes et sur les plateaux du Nord, il ne pleut jamais. Ces plateaux, continuellement balayés par des vents furieux sont absolument stériles, et c’est seulement dans les vallées qu’on élève quelque bétail.
Dans ces parages élevés, où l’air est très raréfié, on ressent en été une chaleur intense aux endroits où le soleil donne, tandis qu’à l’ombre, on éprouve la sensation du froid. Des changements de température de 20 degrés dans les vingt-quatre heures s’y observent touslesjours.Les grêlesy sontfréquentes.
A Anillaco et à Tinogasta (province de Catamarca), j’ai pu observer dans l’atmosphère une tension électrique si extraox-dinaire, que les hommes et les animaux étaient, à certains jours, convertis en véritables bouteilles de Leyde. La frange de mon plaid de vigogne, au lieu de tomber naturellement
GÉOGRAPHIE ARGENTINE
chauds et, dans les sables et les salines, où ils sont connus sous le nom de zonda, ils acquièrent tous les caractères du simoun des déserts africains. D'autre part, les calmes sont fréquents dans toutes les saisons.
Les pluies sont plus rares que sur le littoral, et elles tombent presque exclusivement en été et en automne. A peu d’exceptions près, l’hiver est totalement sec.
Le climat de la ville de Cordoba, qui caractérise toute cette région, accuse, pour l’année 1885, une température moyenne annuelle de 16°, 45, avec maximum de 38°, 3 en décembre et minimum de 8°, 5 en juin. La pluie était pour cette même année de 6il“'m,6, avec un maximum mensuel de 153mm, 3 correspondant au mois de mars, et un minimum de lœm correspondant au mois de mai. La fréquence des vents, pour mille cas observés était la suivante :
Nord
Nord-Est .
Est
Sud-Est. . . .
Sud
Sud-Ouest .
Ouest
Nord-Ouest
Calmes
21 fois.
Les pluies sont souvent torrentielles à Cordoba, mais alors, elles durent peu. La grêle y tombe fréquemment. La neige est très rare. Il n’en est pas de même à Mendoza qui se trouve déjà sur la limite de la région des Andes. La neige y tombe presque tous les ans au mois d’août, bien qu’elle fonde presque immédiatement. La pluie est moins fréquente, à Mendoza qu’à Cordoba, et, plus au nord, dans les provinces de -San-Juan, de la Rioja et de Calamarca, elle est encore plus rare qu’à Mendoza.
CLIMAT
On observe aussi que, dans toutes ces provinces, il ne pleut pas du tout en hiver. Dans celles de San Juan, de La lîioja et de Calamarca, la neige est inconnue. Les parties montagneuses des provinces de Cordoba et de San Luis sont plus favorisées par les pluies que les parties plates. En été surtout, il pleut beaucoup dans la sierra de Cordoba et dans celle de San Luis. Ce sont précisément ces pluies qui ont engendré et qui alimentent les cinq rivières classées et connues parleur ordre numérique, rio primero , segundo, etc., ainsi que leurs affluents.
La province de Tucuman, qui occupe le nord de cette région, a déjà le caractère subtropical en ce qui concerne les pluies. L'hiver y est sec, mais, par contre, il y pleut beaucoup en été, surtout sur le versant oriental de la sierra d’Aconquija, où, à la faveur de ces pluies, s’est développée une épaisse forêt d’une grande étendue.
Dans la région des Andes, le climat varie beaucoup suivant l’élévation du sol ; cependant ces contrées sont caractérisées par les notables contrastes de la température diurne et par une sécheresse excessive. Sur le versant oriental des Andes et sur les plateaux du Nord, il ne pleut jamais. Ces plateaux, continuellement balayés par des vents furieux sont absolument stériles, et c’est seulement dans les vallées qu’on élève quelque bétail.
Dans ces parages élevés, où l’air est très raréfié, on ressent en été une chaleur intense aux endroits où le soleil donne, tandis qu’à l’ombre, on éprouve la sensation du froid. Des changemenlsde température de 20 degrés dans les vingt-quatre heures s’y observent touslesjours.Les grêlesy sonlfréquentes.
A Anillaco et à Tinogasta (province de Gatamarca), j’ai pu observer dans l’atmosphère une tension électrique si extraordinaire, que les hommes et les animaux étaient, à certains jours, convertis en véritables bouteilles de Leyde. La frange de mon plaid de vigogne, au lieu de tomber naturellement
GÉOGRAPHIE ARGENTINE
dans la direction verticale, prenait la position horizontale comme les feuilles d’un électroscope, et, en passant la main sur les crins de mon cheval, j’entendais le pétillement des décharges électriques ; je voyais même les étincelles, lorsqu’il faisait nuit.
Dans ces pagos (cantons, districts), l’obésité est inconnue, et, à tous ceux qui souffrent de cette infirmité, je conseille d’aller passer quelques mois chaque année dans les pittoresques environs d’Anillaco. La peau s’y ride promptement, les cheveux prennent l’aspect du crin, et pour chaque année qui s’écoule, l’on en porte au moins cinq Lien marquées. Je suis persuadé qu’un ménage d’Anglais, qui s’en irait là-bas croître et multiplier, sans se mêler à d’autres qu’à ses propres descendants, présenterait le type calchaqui bien net et caractérisé, dès la quatrième génération. Tant est puissante, selon moi, l’influence du climat sur la transformation des races.
Un phénomène remarquable est le rôle que remplit, dans cette région, la chaîne de l'Aconquija. A l’ouest de ces montagnes, tout est désert et aridité, par suite de la sécheresse ininterrompue, tandis qu’à l’est, grâce à des pluies fréquentes et copieuses, fleurit la végétation la plus luxuriante qu’on puisse trouver dans toute la République.
Malgré les inconvénients que nous venons de mentionner, c’est-à-dire, malgré les grands et rapides changements de la température, et malgré la sécheresse qui règne dans la plus grande partie du pays, le climat de la République est éminemment salubre. La mortalité n’est considérable que pour l’enfance, mais elle est due auxnombreusesfautes que les mères commettent contre l’hygiène. Tant à cause des soins défectueux que par suite d’une alimentation irrationnelle, 25 0/0 des nouveau-nés périssent avant la fin de la première année. Par contre, chez les adultes, la mortalité ne dépasse pas celle des pays les plus sains du globe.
CLIMAT
Les cas de longévité sont très fréquents, surtout parmi les femmes, qui mènent une existence plus méthodique que les hommes. Pour ma part, j’habite ce pays depuis déjà vingt-trois ans et je n’ai pas été malade une seule fois. Les fièvres paludéennes ne sont connues, comme maladie endémique, que dans les parties humides des provinces de Tucuman, de Salta et de Corricntes. Les maladies prédominantes sont les affections des organes respiratoires qui causent le quart des décès ; mais, la mortalité par suite de phtisie pulmonaire, est beaucoup plus faible que dans la plupart des autres pays.