MURCIE
Après Valence, la province qui produit le plus de soie est sans contredit celle de Murcie.
Sa production, qui était de 400,000 kilogrammes de cocons au siècle passé, pouvait s'élever, vers 1850, à 8 ou 900,000 kilogrammes. Mais la maladie des vers vint aussi la restreindre, et maintenant elle est redescendue à une moyenne de 350,000 à 400,000 kilogrammes. Suivant la statistique citée plus haut, elle a été en 1874 de 360,000 kilogrammes.
On élève des vers à soie sur tous les points de la plaine de Murcie, plaine qui n'a, du reste, que 25 kilomètres de long sur 7 à 8 de large. Les localités où les éducations sont le plus nombreuses sont : Orihuela, Santoniera, Beniajan, Monteagudo, Espinardo.
Il n'y a pas de marchés de cocons dans cette province. Les paysans portent des échantillons de leur récolte à tous les filateurs et la vendent à celui qui paie le plus cher.
Avant 1869, les deux tiers des cocons étaient exportés ; mais depuis, le nombre des filatures ayant augmenté, elles ont suffi pour absorber toute la récolte, et dès lors l'exportation a cessé. L'année passée cependant, une faible quantité de cocons a été expédiée en France.
Tous ces cocons, blancs ou jaunes, appartiennent à la race japonaise reproduite dans le pays. La race jaune indigène a complètement disparu depuis quelques années.
(Go qui précède est en partie le résumé d*UQe lettre qU3 m'a écrite M. le consul de France à Murcie.)