ARAGON
Au point de vue séricicole, on peut diviser cette province en haut et en bas Aragon.
Dans le haut Aragon la production est presque insignifiante ; elle n'a été que de 20,000 kilogrammes de cocons pour les deux années réunies de 1872 et 1873.
Dans le bas Aragon elle est plus considérable ; elle s'est élevée, en 1872, à 50,000 kilogrammes dont 85 0/0 de jaunes et 15 0/0 de verts.
(Ces chiffres sont tirés d*im rapport du consul italien de Madrid.)
Je résume ici une lettre du 22 avril 1875, dans laquelle M. Averly, gérant du vice-consulat de France à Saragosse, me donne quelques renseignement sur la sériciculture dans r Aragon.
« Les provinces d'Aragon, où l'on élève des vers à soie, sont celles de Saragosse, do Huescaet de Téruel. Il n'existe pas de marchés, les achats se faisant directement chez les
éleveurs.
« La quantité et la valeur des cocons varie beaucoup suivant le résultat des éducations qui est très4ncertain. Les graines qui réussissent le mieux sont celles du Japon, cependant elles ne sont pas recherchées par les éleveurs.
(( La récolte de cette année, si rien ne vient l'entraver, pourra s'élever à 48,000 kilogrammes.
(( La production n'étant pas considérable, il ne s'exporte pas de cocons. Tous sont absorbés par cinq filatures, dont deux sont situées à Hijar (province de Téruel), deux à Barbastro (province de Huesca), et une à Qraus (province de Huesca)» »