LE GAP, NATAL, MADAGASCAR, BOURBON
Le ver à soie a été introduit clans la colonie du Gap, à Port -Natal, dans l'île Bourbon et à Madagascar, mais sur aucun de ces points la sériciculture n'est encore sortie de la limite des essais.
AFRIQUE 173
AUTRES
•LEPIDOPTERES PRODUCTEURS DE SOIE
Les vers à soie indigènes du continent africain doivent être nombreux, mais c'est à peine si on en connaît quelquesuns, que souvent même les auteurs confondent ensemble.
L'un d'eux cependant a acquis une certaine notoriété ; je veux parler du Bombyx Faidherbia^ du Sénégal, ainsi nommé parce que c'est le général Faidherbe qui, le premier, l'a fait connaître en Europe. Malheureusement on n'a jamais fait de tentative sérieuse pour utiliser la soie de son cocon.
On trouve encore au Sénégal le Bombyx N^dank Parinarium.
Dans l'ouvrage intitulé : A beokuta and the Camaroons mountains (t. I, p. 255), Burton cite, parmi les objets envoyés d'Abeokuta (dans le Yoruba, Soudan) à l'exposition universelle de Londres, en 1862, des échantillons de soie produite par un ver qui se nourrit sur une espèce de figuier. Cette soie, ajoute- t-il, peut acquérir, un jour, une grande valeur. Ainsi les Africains, comme les Hindous et les Chinois, sauraient tirer profit des cocons de certains vers à soie sauvages. Les Européens ne parviendront- ils donc jamais à imiter ni les uns ni les autres ?
Il existe dans l'île de Madagascar un assez grand nombre de.' bombyx indigènes* Voici les noms des principaux* Quant aux renseignement que je donne sur quelques-uns d'entre eux, ils sont tirés du volume intitulé : Mûriers et
vers à soie^ par M. Gobin, professeur do zoologie à l'école d'agriculture de Montpellier.
Bombyx Rhadama, « Cette chenille vit à la manière de nos yponomeutes, en familles nombreuses, sous une grande tente de soie, dont les fils, très -forts et presque inaltérables, ne peuvent être dévidés. Les Ho va s cardent cette soie comme do la filoselle et en font d'excellents tissus. On la rencontre, non-seulement à Madagascar, mais encore à l'île Bourbon, sur plusieurs plantes de la famille des légumineuses (Satria Madagascariensisy Mimosa LebbekJ. La chenille est d'un gris jaunâtre, avec la tête d'un brun foncé. Le papilbn, de très -grande taille, a de 6 à 8 centimètres d'envergure ; il a le corps de couleur jaune foncé et velu, les ailes blanches, argentées, plus ou moins teintées de jaune à la basé, les supérieures noires à l'extrémité. »
Bombyx Mimosœ (Saturnia Campiona). « C'est une magnifique espèce découverte près de Port-Natal, et gue l'on trouve aussi à Madagascar. La chenille vit en sociétés nombreuses sur plusieurs espèces de mimosas. Elle donne un cocon de couleur gris argenté, très- gros, trés-riche en soie, mais ouvert à l'une des extrémités. »
Bombxjœ Perrotteli (BoroceraJ. « Cet insecte est domestiqué par les Hovas indigènes, qui l' élèvent sur une sorte de cytise : la soie en est très- recherchée par eux, et les chrysalides leur servent d'aliment. Dans la même île, M. Guérin-Meniieville signale encore le Saturnia Mittrei, remarquable par la longueur de ses ailes inférieures et la grosseur de son cocon. »
Bombyx Panda.
Bombyx Diego.
AMÉRIQUE