‹ Géographie de la soieChapitre 18 sur 135 · HOU-NAN - KIANG-81 - KOUEI-THÉOU · texte numérisé non relu

HOU-NAN - KIANG-81 - KOUEI-THÉOU

L'élève des vers à soie se fait sur une très-petite échelle dans ces trois provinces. Leurs habitants tirent des régions voisines presque toutes les soies qui leur sont nécessaires.

8É-TCH0UAN

Relativement à la quantité de soie qu'elle produit, la province du Sé-tchouan ne le cède probablement à aucune autre, mais, au point de vue de sa qualité, c'est-à-dire de son éclat et de sa douceur, les habitants s'accordent à dire qu'elle est inférieure à celle du Tché-kiang. Cependant sa solidité la fait lutter avec succès contre cette dernière sur les marchés où les deux espèces se vendent. La région du nord-ouest est la plus productive ; dans les cinq départements de Pao-ning-fou, Chun>king-fou, Fung-tchéou-fou,

Tching-tou -fou et Mien-tchéou, trente -trois districts sur quarante-six fournissent de la soie. D'importants districts séricicoles se trouvent encore dans le Kia-ting-fou, le Yatchéou-fou, le Tse-tchéou-fou ef le Souï-ting-fou. On remarquera qu'il n'a été cité jusqu'ici aucun des départements situés sur le Yang-tsé-kiang. Tous cependant produisent de la soie qui est presque entièrement consommée sur place.

Les soies du Sé-tchouan sont jaunes ou blanches, mais la production des premières est plus considérable que celle des secondes. Les plus belles viennent des districts du Nord et surtout de ceux de Mien-tchéou, Chun-king, Sé-toung-hien et Kien-tchéQu. Ces deux derniers dans le département de Pao-ning-fou. Kia- ting,* Siu-tchéou et Kien-tchéou sont célèbres surtout pour leurs soies blanches.

La quantité de soie récoltée dans cette province doit être immense, car, outre qu'il s'en exporte beaucoup dans les régions du nord et du centre de la Chine où la production séricicole est peu abondante, dans le Thibet, et, au sud, jusqu'au Yun-nan et même en Birmanie, il. s'en consomme encore sur place une masse énorme. Un jour de fête, le baron de Richthofeu, qui visitait cette province, vit la moitié des habitants de Tching-fou vêtus de soie.

A rheure qu'il est, malgré la distance qui sépare le Se tchouan des côtes de la Chine, ses soies commencent à arriver dans les provinces maritimes et même sur le marché européen de Chang-haï, où elles font concurrence aux soies du Tché-kiang. (Tous les renseignements qui précèdent sont tirés de la septième lettre du baron de Richthofen à la Chambre de commerce de Chang-haï.)

Suivant M. Louis Strauss, consul honoraire de Belgique (La Chine y son histoire^ ses ressources, 1874), les grèges jaunes du Sé-tchouan, qui commencent à s'exporter, se divi-

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sent en Su-ting, qui viennent de Su-ting ; en Pao-ning, qui viennent de Lang-pou, Si-chang et Pao-ning; et en Kiating, qui sont récoltées à Sin-tchéou, Kiang tchéou et Kiating. •

Voici maintenant comment ces soies sont classées dans un rapport présenté à la Chambre de commerce de Ghanghaï par la délégation envoyée pour étudier les productions et le mouvement commercial sur le Yang-tsé-kiang en 1870 :

(( La soie est produite en quantité plus ou moins grande dans chacun des districts du Sé-tchouan que nous avons traversés ; mais on sait que les centres les plus productifs sont Kia-ting, pour les soies blanches, et Pao-ning pour les soies jaunes. Les deux qualités se trouvent toutefois réunies en proportions inégales dans beaucoup de districts.

(( Soie jaune : La meilleure provient de Mien -tchéou et de Jin-tchéou dans le Sé-tchéou. La seconde qualité est produite dans les deux « tchéou » et les sept «bien » du Paoning-fou. Sé-toung-hien, dans le Ghung-king-fou, est, pour la soie jaune, un autre grand centre de production ; celle-ci s'élève, dit- on, annuellement, à 4,000 balles.

« Soie blanche : Provenance du Kia-ting-fou. Cette sorte est en majeure partie expédiée sur des marchés chinois éloignés. »

D'après les Annales du commei\'e extérieur^ n° 1613, la production séricicole du Sé-tchouan s'élèverait à 25,000 balles (18,710,000 kilogrammes de cocons). Il va sans dire que ce chiffre est fort hypothétique, toute statistique étant à peu près impossible en Chine.

KAN-8U — CHEN.8I CHAN-81 — PÉ-TCHI-LI, CHING-KING (mandchourie chinoisc).

Dans ces provinces, où des variations excessives de tem pérature semblent s'opposer à la sériciculture, les habitants, à force de soins et de patience, arrivent à élever des vers à soie sur un grand nombre dépeints. Ces localités séricicoles, qui sont toutes situées dans le Sud, sont limitées vers le nord par une ligne oblique qui, partant de la partie méridionale du Kang-su, irait traverser le Ghing-king, en passant par remboucbure du fleuve Liao-ho. Dans cette dernière province les districts où les éducations de vers à soie sont le plus nombreuses sont ceux de Haï-tching, Yu-sieu et Fong-tien -fou. On y emploie surtout des graines venues de Corée. *

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