‹ Géographie de la soieChapitre 56 sur 135 · ROUMANIE · texte numérisé non relu

ROUMANIE

Valaghie. — La sériciculture, qui était florissante dans cette région, il y a une quinzaine d'années, est aujourd'hui en complète décadence. La maladie des vers à soie et l'insouciance des habitants en sont la cause. Les mûriers, fort nombreux dans le pays, sont très-mal soignés, et ceux qui meurent ne sont pas remplacés* La description que le consul italien de Bukarest fait de l'industrie séricicole dans cette ville (dans un rapport au gouvernement italien, 1873) peut

s'appliquer à presque toutes les autres localités de cette région. « Le peu d'habitants, dit-il, qui s'occupent d'éducation, le font avec une indiflférence qui témoigne du peu d'intérêt qu'ils portent à cette industrie. Le marché séricicole, conséquemment, a toujours été en diminuant, au point que cette année il ne s'en est pas ouvert. La soie filée se vend dans quelques foires, mais ce commerce n'a aucune importance, car chaque habitant fait à peine plus de soie qu'il n'en faut pour sa famille. »

Moldavie. — La sériciculture est plus prospère dans ce pays que dans le précédent. Elle se concentre dans le district de Houch, vers la frontière orientale. Avec la soie qu'on recueille, les femmes tissent les voiles qui font partie de leur costume, surtout dans les villages des montagnes.

Une partie de la récolte de cocons s'exporte à l'étranger par les ports d'Ibraïla et de Galatz. En 1872, il est sorti du premier de ces ports 831 ocques, et du second, 559 ocques (Ann. du comm. ext.y 1874).

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