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CARNIOLE

La sériciculture se développa dans cette province sous le règne de Marie- Thérèse; mais là, comme dans tant d'autres contrées, la maladie des vers à soie vint arrêter le progrès qu'elle semblait devoir faire. M. Foltz, secrétaire de la Société d'économie rurale de Linz me donne le chiffre de 1,300 kilogrammes comme représentant la récolte de cocons dans la Garniole; d'après M. Bolle,de Gorice, cette production a été de 20,000 livres (11,200 kilog.) en 1871. Je n ai pu m'expliquer d'où vient la divergence de ces évaluations.

8TYRIE

L'élève du ver à soie n'a fait quchiues progrès dans la

Styrie que depuis la création (en 1843) d'une société séricicole à Gratz, laquelle n'a rien négligé pour donner le plus d'extension possible à cette industrie. Elle fait faire encore des plantations de mûriers à l'heure qu'il est et distribue gratuitement des graines de choix aux petits éducateurs ; enfin, elle possède, à Baierdorf, près d'Eggenberg, un établissement où se font des expériences et près duquel se trouve une pépinière de mûriers.

Le président de cette Société, aucjuel je me suis adressé pour obtenir des renseignements, m'a envoyé une lettre pleine d'intéressants détails. Voici la traduction des passages les plus importants :

La Styrie se divise en trois parties, au point de vue agricole, savoir : lo le haut pays ou cercle de Bruck (168 milles carrés), qui ne produit ni vigne ni maïs, et où, par conséquent, le mûrier ne peut être acclimaté ; 2® le moyen pays ou cercle de Gratz (119 milles carrés); S"" le bas pays ou cercle de Marbourg (103 milles carrés).

On n'élève de vers à soie que dans le moyen et dans le bas pays, et en particulier dans les localités suivantes : Eggenberg, Mureck, Radkersburg, Luttenberg, Maleg, Pettau, Marbourg, Kranichsfeld, Pleuna, Gilli, Ruth, etc.

Dans les années où la maladie n'apparaît pas et où les feuilles de mûriers ne sont pas gâtées par les gelées de mai, la récolte est en moyenne de 4,000 livres (2,240 kilog.), ce qui représente une valeur de 6,000 florins environ (15,000 francs).

Il n'y a pas en Styrie de marchés pour les cocons. Ces derniers sont achetés par la Société, au prix de 1 à 2 florins par livre. Avant 1872, la Société les faisait dévider ellemême et vendait ensuite la soie à Vienne. Mais depuis cette

année-là, elle les envoie sur les marchés de Gorice et de Germons, ou bien sur des marchés italiens.

On compte aujourd'hui 500,000 mûriers dans toute la Styrie.

On a essayé d'acclimater dans cette région d'autres espèces de vers à soie, tels que le Bombyx Pernyi, le Bombyx Yama-maï et le Bombyx Cynthia, mais ces tentatives n'ayant jamais été accompagnées de résultats sérieux, on a dû les abandonner.

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