ROYAUME DE BAVIÈRE
Lé résumé suivant d'une lettre que j 'ai reçue du trésorier de la Société séricicole de Munich suffira pour montrer ce qu'est devenue la culture de la soie dans ce pays.
« Je n'ai que de tristes réponses à faire à vos questions sur l'état actuel de la sériciculture en Bavière. La maladie des vers à soie pendant plusieurs années et les gelées tardives de mai et du commencement de juin, depuis deux ans, ont tellement découragé nos cultivateurs qu'ils ne veulent plus entreprendre de nouvelles éducations. Ce découragement s'est répandu même dans la Franconie et dans la Ba • vière rhénane, région où l'industrie séricicole paraissait avoir le plus de chance de s'implanter. Quant à la haute Bavière, qui produisait autrefois 300 livres de cocons, c'est à peine si aujourd'hui elle en donne 50. La Société achetait la récolte et la revendait avec perte dans le Wurtemberg ; mais ce sacrifice, qui avait pour but de soutenir le courage des éducateurs, n'a abouti à rien, et, aujourd'hui, la Société elle-même marche vers sa dissolution. La Bavière, vous le voyez, ne peut donc pas être considérée comme un pays séricicole. »