ROYAUME DE WURTEMBERG
Les détails qu'on va lire m'ont été envoyées par le président de la section séricicole de la Société d'économie rurale du Wurtemberg :
« Je regrette de n'avoir que peu de chose à dire en ré-
pense aux questions que vous me faites sur l'état de la sériciculture dans le royaume de Wurtemberg. Dans l'espace de temps compris entre les années 1848 et 1860, les tentatives que nous fîmes pour l'introduire dans ce pays furent assez heureuse^ et les plantations de mûriers qui eurent lieu alors réussirent à merveille. Mais lorsque la maladie dei^ vers à soie eut paru et que ses ravages augmentèrent d'année en année, les éducateurs se découragèrent et, abandonnant une industrie qui ne les dédommageait pas de leur peine, ils arrachèrent peu à peu leurs mûriers. L'Académie de Hohenheim seule a conservé ses plantations de mûriers et fait encore chaque année quelques éducations que la persistance du fléau fait souvent échouer. Le bon sens de nos paysans s'exprime ainsi : « A la place d'un mûrier on peut planter un « arbre fruitier qui donne un produit plus sûr et plus con- (( sidérable, » et l'on ne peut nier que dans les circonstances présentes ils n'aient tout à fait raison. »
Les lignes qui précèdent suffisent pour montrer que le Wurtemberg, pour le moment, ne peut pas être considéré comme un pays producteur de soie.