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ZONE CENTRALE

IL La zone centrale comprend les provinces séricicoles les plus remarquables.

La plus avancée peut-être dans l'art de cultiver la soie est celle de Sinchiou. On y récolte, au nord, une race de cocons verts, et, au sud, près des villes de Ghimonoswa et

dlda, une race de cocons blanes. Ces deux races, surtout la première, sont très-saines et très-robustes. Le cocon d'Ida est très-blanc et son grain est très-fin. Nous ferons remarquer que la race à cocons verts, qui paraît la plus robuste de toutes, n'est point particulière à telle ou telle province. On la rencontre partout, latéralement à la race blanche ; cependant on peut dire qu'elle est élevée sur une plus large échelle dans les provinces de Sinchiou, de Djochiou et de Kochiou. Elle présente l'avantage d'être annuelle ou trèsrarement polyvoltine.

La province de Djochiou, une de celles où la sériciculture est le plus développée, produit une quantité considérable de cocons (8,200,000 kilogrammes environ), pour la plupart verdâtres ou vert blanc, de grosseur moyenne, et de qualité tout à fait supérieure. Les plus beaux sont produits dans le district de Mybach. Ils sont très-gros et très- corsés ; le tissu en est carteux et résistant, le blanc suffisant, le grain fin, quoique large. Ces cocons sont annuels.

Dans la province de Chimozouké, la sériciculture n'a quelque importance que sur les frontières du Djochiou et de riwaki.

Dans les provinces d'Hitatchi et de Ghimousa, les éducations de vers à soie sont moins nombreuses encore.

La province de Mousachi, qui renferme les villes de Yédo (Tokio) et de Yokohama, fournit presque autant de soie que celle de Djochiou. Il n'y a que les plaines de l'est qui n'en fournissent pas. La race de cocons verdâtres de cette pro vince est bonne et forte, surtout au nord et au nord-est, mais elle est de qualité inférieure dans le district de Hachodji, au sud-ouest.

La partie septentrionale du Sagami est la seule de cette province où la sériciculture soit florissante.

A l'ouest du Mousachi se trouve la province de Kochiou, qui contient, au sud et à l'est, des districts séricicoles assez considérables. Toutefois les cocons qu'on y récolte sont en général peu estimés ; il est à remarquer qu'ils présentent rarement les mêmes qualités deux années de suite, ce que l'on explique par les brusques variations de température qui surviennent, surtout au mois de mai, et qui exercent une influence si décisive sur les mûriers aussi bien que sur les vers.

A l'ouest du Sinchiou sont située^ les provinces de Ghida et d'Etchïou, dont la production séricicole n'est pas sans importance. Les cocons qu'on y récolte appartiennent, pour la plupart, à la race blanche.

I^a production de la zone centrale est d'environ 17,900,000 kilogrammes de cocons.

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