CHAPITRE XI. — GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE
D'autres lignes traversent Madagascar de l'Est à l'Ouest :
1° Tamatave-Majunga par Tananarive.
2° Vangaindrano-Tuléar par Betroka.
3° Mananjary-Fianarantsoa.
4" Antsirabe-Maintirano-Morondava,
Une autre ligne relie Antsohihy à Soalala par Marovoay, une autre Mandritsara à Rantabe.
Ce réseau est insuffisant, surtout le long de la côte 0.
T. S. F. — Quelques postes de T. S. F. ont été installés. Des postes complets fonctionnent à Diégo-Suarez, Majunga et Mayotte ; un petit poste de réception à Anjouan. Un poste de réception très puissant reçoit à Tananarive, les signaux de Lyon et Bordeaux ; un poste de transmission est en construction et permettra de communiquer directement avec la France.
Ce réseau sera beaucoup étendu et affranchira la Colonie de la servitude des Compagnies étrangères de câbles sous-marins.
Télégraphie optique. — Le réseau de télégraphie optique a beaucoup diminué d'importance, au fur et à mesure que se développait le réseau électrique. Seules, trois îles des Comores, Nossi-Bé et Ankify, Ste-Marie et Soanierana sont encore reliées par postes optiques.
Téléphone. — Quelques lignes téléphoniques sont créées Il existe des réseaux urbains à Tananarive, Tamatave, Diégo- Suarez et Majunga.
Tamatave est relié à Tananarive par fil direct. D'autres centres peuvent communiquer en utilisant les lignes télégraphiques de 11 h. à 14 h. : Tananarive avec Maevatanana et Majunga, Tananarive avec Antsirabe, Ambositra et Fianarantsoa, Mananj'ary avec Fian^antsoa, Ambositra et Tamatave. Ces divers centres peuvent aussi communiquer entre eux.
IL Agriculture
Forêts.
Généralités. — Madagascar, qui était autrefois presque entièrement couverte de forêts, n'en conserve guère plus de 8
millions d'hectares, soit, environ, 13,5 "/" de sa superficie totale" (France 17,5 °/°). Nous avons indiqué ailleurs le processus de cette destruction.
Les formations forestières les plus importantes et les plus riches se trouvent sur la côte Est. Les boisements y forment une bande presque continue, parallèle à la côte, s'étendant du N. au S. et particulièrement dense dans la province de Maroantsetra où sa largeur dépasse 40 km. D'autres massifs existent encore : petites forêts entre le Mangoky et l'Onilahy, le long du versant 0. du Bemara, dans l'Antsingy, puis, près de la côte, des bois avec clairières entre la Morondava et le Nord du Manambolo ; enfin, au N., dans les massifs du Manongarivo et du Tsaratanana, et de la montagne d'Ambre. Dans le Centre il n'existe plus que de vagues vestiges des forêts d'autrefois : Ambohitantely, Ankaratra. Sur la côte 0., où les marées ont une grande amplitude, on trouve d'immenses peuplements de palétuviers.
Principales essences. — La forêt malgache offre, pour la consommation locale, de précieuses ressources ; mais, de par sa constitution même, elle fournira peu de chose pour l'exportation. La liste des essences pouvant être utilisées serait trop longue à dresser ; elle renfermerait des centaines de noms, presque tous sans équivalents français. Les principales sont :
Bois d'ébénisterie. — Ebène (Diospyros divers), bois de rose (Diospyros Perrieri), palissandre, (Dalbergia divers), acajou de Madagascar ou nato (Labramia Bojeri, Faucherea divers et autres Sapotacées), hintsy (Afzelia bijuga), hazomena (Khaya et Weinmania divers), etc..
Bois^ de menuiserie et de construcUon. — Vintanina (Calophyllum parviflorum), Copalier (Trachylobium verrucosum), Ambora (Tambourissa divers), Famelona (Gambeya Madag. H. Lee.) Hetatra (Podocarpus), Hazomby ou bois de fer (Erythroxylon myrtoïdès), Kijy (Symphonia divers), Lalona (Weinmania Bojeri), Ramy (Canarium divers), Rotra (Eugénia divers), Havozo (Raventsara divers), Varongy (Mespilodaphne divers), Tamarin (Tamarindus indica), Bois-noir (Albizzia Lebbeck), Merana (Vernonia merana), Halampo, (Dombeya divers), etc.