CHAPITRE I. — GENERALITES
LECTURE
Découverte de l'Ile de Madagascar par les Portugais.
a Les Chaldéens, les Juifs et les Arabes ont, dès l'antiquité a la plus reculée, fréquenté dans un but de commerce la « côte orientale d'Afrique, aussi loin au moins que Sofala, « et il est certain que l'archipel des Comores et l'île de « Madagascar ont aussi, dès les temps les plus anciens, reçu « la visite de leurs navires. Au commencement de l'ère chré- « tienne et au moyen-âge, des voyageurs grecs et arabes ont 0 abordé ces îles dont ils nous ont donné de courtes descrip- « tions ; mais, en réalité, ce sont les Portugais qui nous en a ont révélé l'existence.
« Pierre de Covilban, que le roi Dom Juan envoya en « Orient, à la fin du xv^ siècle, pour s'enquérir du pays pro- « ducteur d'épices, eut connaissance, à Sofala, d'une grande « île « qui était fort ricbe et spacieuse, contenant plus de « 900 milles de côtes, laquelle ils nommaient « La Lune » « et il s'empressa d'en donner avis au roi du Portugal.
« Mais le premier Européen qui a vu Madagascar est Diogo « Diaz, l'un des capitaines de la flotte de Pedralvarez Cabrai; « séparé de ses compagnons le 2-3 mai 1500, par une tempête « dans les parages du Cap de Bonne Espérance, il longea « la côte orientale de cette île à laquelle il donna le nom de « St-Laurent, parce que c'est le 10 août, jour de la fête de « ce saint, qu'elle lui apparut pour la première fois ; il avait « cru d'abord suivre la côte d'Afrique, mais il reconnut que « c'était une île lorsqu'il en eut doublé la pointe Nord. Il « jeta l'ancre dans un port bien abrité et, ne voyant sur la « plage âme qui vive, il envoya à la découverte, un de ces con- « damnés que le roi de Portugal faisait mettre à bord des navires « pour être jetés à l'aventure sur les terres inconnues, et qui, en « récompense de leurs services, pouvaient obtenir leur grâce. « Cet émissaire entra dans la brousse, et il y trouva quelques « paillotes habitées par des noirs tout nus, avec lesquels il « communiqua par signes et dont quelques-uns l'accompagnè- « rent à bord pour y vendre des poules, des ignames, et des a fruits sauvages en échange de couteaux, de miroirs, de a verroteries, etc. Les Portugais restèrent assez longHemps « dans ce port, mais, plusieurs d'entre eux étant morts de la « fièvre, ils mirent à la voile et, faisant route vers l'Ouest « ils allèrent atterrir au Nord de Malindi. »
A. Grandidier.
(Histoire de la découverte de Vile de Madagascar par les Portugais : Revue de Madagascar, n** du 10 janvier 1902, p. 34-35).
10 OÉOUiBJLPHIE DE MiDAGASCAB,
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages Généraux:
E. F. Gautier. — Madagascar. Essai de Géographie physique.— (Paris, 1902), 1 vol. avec cartes, coupes géologiques et gravures.
A. Grandidier. — Histoire de la Géographie et Géographie mathématique. — (Paris, 1885 et 1892), 1 vol., texte et 1 vol., 67 planches de cartes et plans.
A.Lacroix. — Minéralogie de Madagascar. — (Paris, 1922), 2 vol., notice géographique, pp. 1-18.
Périodiques divers
Annuaires de Madagascar. — Tananarive. Années 1898 à 1920-21 Bulletin de l'Académie Malgache. — Tananarive. Années 1902
Bulletin Economique de la Colonie de Madagascar. — Tananarive.
Années 1901 à 1921.
Notes, Reconnaissances et Explorations. — Tananarive. Publication
mensuelle, puis trimestrielle, 32 fascicules de 1897 à 1900. Revue de Madagascar. — Paris. Publication mensuelle de 1896
Service Géographique de Madagascar. — Cartes récentes :
Carte régulière au 1/100.000, 19 feuilles parues ;
Carte de reconnaissance au 1/200.000, 14 feuilles ;
Carte au 1/bOO.OOO, 21 feuilles ;
Carte au 1/1000.000, 6 feuilles.
Tableau des coordonnées des points géodésiques, 1 vol.