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HYDROGRAPHIE

Sommaire. — Régime du versant Est. — Régime du versant Ouest. — Cours d'eau tributaires du Canal de Mozambique : i" Cours d'eau principaux (Sofia, Belsiboka, Mahavavy, Tsiribihina, Mangoky, Onilahy) ; 2" Cours d'eau secondaires.

Cours d'eau tributaires de l'Océan Indien : 1'^ Cours d'eau principaux (Mangoro, Mananara) ; 2" Cours d'eau secondaires. Lacs et lagunes (lacs anciens, lacs actuels, lacs fluviaux, lagunes et lacs lagunaires, lacs cratères).

Sources thermales.

Lecture. — L'histoire des sources d'Antsiravazo (Antsirabe). H. Perrier

DE LA BAïaiE.

Vue d'ensemble.

Les cours d'eau de Madagascar coulent suivant deux versants : le versant Est, tributaire de l'Océan Indien, et le versant Ouest, tributaire du canal de Mozambique. Le régime des deux versants diffère beaucoup.

Régime du versant Est. — Le bassin de l'Océan Indien est très étroit. L'arête faîtière se rapprochant beaucoup de la côte, les cours d'eau, très nombreux, ont peu de longueur. Ceux qui font exception à cette règle coulent d'abord parallèlement à la côte, entre les deux gradins superposés du versant, jusqu'à ce qu'ils aient pu se creuser un passage vers l'Est. Ils se précipitent alors par cette brèche vers la mer, en formant des séries de cascades. Leur cours n'est relativement tranquille que lorsqu'ils arrivent dans la plaine étroite qui borde le rivage. Beaucoup débouchent dans des lagunes qu'ils alimentent, mais leur débit est rarement assez fort pour se creuser im vrai lit à travers les dunes ou s'y ouvrir passage.

Régime du versant Ouest. — Les cours d'eau du versant Ouest sont beaucoup plus importants car ils sont plus longs.

Certains, par leur débit, sont de vrais fleuves, mais leur cours embarrassé n'est propre qu'à la navigation primitive des pirogues et des petits voiliers.

Prenant leur source dans les massifs élevés de l'intérieur, ils tombent, en raison de la configuration du sol, de gradins en gradins, présentant, dans leur bassin supérieur, des séries de biefs séparés par des chutes et des rapides infranchissables. Ils entraînent avec eux des masses énormes de matériaux. Dans la partie moyenne de leur cours, le plus gros de ces matériaux se dépose et encombre le lit, rendant la navigation difficile, sinon impossible, en saison sèche. La marée, en raison de sa grande amplitude, se fait sentir assez loin dans les terres et dégage un peu le cours inférieur où la navigation est plus aisée. Les embouchures forment le plus souvent des deltas dont les branches se déplacent assez facilement. Leur débit est faible en saison sèche, où ils se réduisent souvent à un maigre filet. En saison des pluies ils roulent beaucoup d'eau et sont sujets à des crues subites, parfois formidables. Leur largeur est alors quelquefois de plusieurs kilomètres. Les eaux, en se retirant, déposent quantité d'humus qui fertilise les vallées, mais dégage, sous l'influence du soleil, des émanations malsaines.

Un certain nombre de cours d'eau du Sud présentent la particularité curieuse de s'infiltrer dans le sable dans la partie inférieure de leur bassin. Leur cours est, en quelque sorte, en partie souterrain.

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