DENSITÉ AU KM
Ambilobe
Ambositra
Analalava
Ankazobe
Betroka
Mayotte
et dépendances
Diégo-Suarez
Farafangana
Fianarantsoa
Fort-Dauphin
Itasy
Maevatanana
Majunga
Mananjary
Maroantsetra
Moramanga
Morondava
Nossi-Bé
Sainte-Marie
Tamatave
Tananarive
Tuléar
Vakin'Ankaratra
Vatomandry
Vohémar
Des tableaux qui précèdent et de l'examen de la carte cicontre, il résulte que seuls, le Centre et l'Est sont relativement peuplés, le Sud l'est bien moins, le Nord et l'Ouest moins encore. Il est à signaler en outre que, dans la région du Centre, à l'Ouest de toutes les provinces, de Fianarantsoa à Ankazobe, se trouve une large bande presque désertique, en sorte
que, dans la partie habitée de ces provinces, la population agglomérée est, en réalité, plus dense que l'indiquent les itableaux.
Dans les îles la densité est beaucoup plus grande qu'ailleurs ; aussi les habitants de Ste-Marie et des Gomores émigrent-ils beaucoup. Il en est encore ainsi à Farafangana, d'où partent les travailleurs Antaimorona qui se disséminent un peu partout. De même les Merina, qui fournissent surtout des commerçants, employés et fonctionnaires, et les Betsileo, qui commencent à fournir des travailleurs dans la région du N.-O., s'expatrient volontiers. Quant à la province de Tananarive, son coefficient élevé provient de l'agglomération de sa capitale.
Mais, dans l'ensemble, Madagascar est peu peuplé. Tout porte à croire que, depuis quelques années, la population y diminue de jour en jour : 3.511.542 h. en 1918, et 3.278.392 h. d'après le recensement de 1920. L'accroissement constaté depuis la conquête provient, en grande partie, de ce que les recensements se font de façon de plus en plus sérieuse.
Autrefois l'es familles nombreuses étaient plus fréquentes, les villages plus denses et plus populeux, la race était prolifique, mais des causes diverses venaient contrarier l'accroissement de la population : guerres continuelles, traite des esclaviee, infanticides et crimes superstitieu)x, épidémie®, climat, manque d'hygiène, précarité de la vie, licence des mœurs, etc., etc. Mais, dès que quelqu'une de ces causes cessait d'agir, le chiffre de la population se relevait aussitôt.
Il n'en est plus de même aujourd'hui. Les familles comptent de moins en moins d'enfants, des villages disparaissent, beaucoup se dépeuplent. Pourtant la guerre civile et la traite ont disparu, les infanticides et les crimes superstitieux deviennent de plus en plus rares, les épidémies sont combattues, l'hygiène se répand de plus en plus, la vie est moins misérable. Mais certaines causes se sont aggravées et de nouvelles sont intervenues : le climat semble être plus rigoureux, la vie, plus chère, ne permet pas de satisfaire convenablement aux besoins matériels de tous ni de vêtir chaudement les enfants en bas-âge. Des maladies nouvelles : rougeole, tuberculose, mé-