LIVRE II
d'en compter cinq : deux zones périscîennes s'étendant sous les pôles et jusqu'aux pay« pour lesquels les tropiques tien» nent lieu de cercles arctiques ; deux zones hétérosciennes à la suite de celles-là, s'étendant jusqu'aux pays placés sous les tropiques ; enfin une zone amphiscienney comprise entre les tropiques mêmes. Mais, au point de vue ethnograpbique, il tait intervenir deux zones de plus, deux zones étroites^ placées sous les tropiques mêmes, qui les partagent chacune par la moitié, et exposées tous les ans, pendant une quinzainede jours environ, aux rayons verticaux du soleil. A l'entendre, le caractère distinctif de ces deux zones est d'être aussi sèches, aussi sablonneuses que possible et de ne produire que du silphium et un peu de grain, d'une espèce semblable au froment, mais tout grillé parle soleil. « Gomme en effet, dit-il, il n'y a pas de montagnes dans le voisinage de ces contrées, les nuages n'ont rien qui les arrête dans leur course et les fasse se résoudre en pluies ; on n'y trouve pas davantage de grands fleuves qui les traversent et les arrosent, aussi n'y rencontre-t-on que des races aux poils frisés, aux cornes torses, aux lèvres proéminentes, et au nez épaté, les extrémités des membres s'y recroquevillant, pour ainsi dire, par Teffet de la chaleur. Là aussi habitent les populations ichthyophages. Et ce qui prouve, ajoute Posidonius, que ce sont bien là des caractères particuliers à ces zones, c'est qu'au sud le climat redevient plus tempéré et le sol plus fertile et mieux arrosé. »