Jusqu'à présent c'est sur une surface sphérique que
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nous avons entendu prendre le quadrilatère où nous plaçons la terre habitée, et quiconque veut avoir une reproduction de la terre habitée aussi exacte que peut Têtre une figure faite de main d'ouvrier, doit, en effet, se construire une sphère, comme voilà celle de Gratès, et prendre sur cette sphère le quadrilatère en question pour y inscrire la carte de la terre habitée ; il faut seulement que cette sphère soit grande pour que la portion que nous en considérons et qui, par rapport au reste, représente une fraction de si peu d'étendue, puisse recevoir sans confusion tous les détails qu'il importe d'y retracer et offre à l'œil une image suffisamment exacte. Quand on peut se procurer une sphère de grande dimension, une sphère dont le diamètre n'ait pas moins de dix pieds, il n'y a pas à chercher mieux ; mais, si l'on ne peut s'en procurer une qui soit juste de cette dimension ou qui du moins en approche beaucoup, il faut alors inscrire sa carte géographique sur une surface plane, de sept pieds au moins. Il est, en effet, assez indifférent qu'en place des cercles, [parallèles et méridiens] , qui nous servent à déterminer sur la sphère les climats^ les directions des vents et en général à distinguer les différentes parties de la terre et à leur assigner leur vraie position géographique et astronomique, nous tracions des lignes droites (lignes parallèles en place des cercles perpendiculaires à l'équateur, hgnes perpendiculaires en place des cercles perpendiculaires aux parallèles), la pensée pouvant toujours aisément transporter à une si^'face circulaire et sphérique les figures et les dimensions que les yeux voient représentées sur une surface plane. Par une raison analogue, nous dirons qu'on peut remplacer aussi les cercles obliques par des droites obliques. En revanche, si, sur la sphère, tous les méridiens om cercles passant par le pôle convergent vers un seul et même point, sur une surface plane, il n^y aurait aucun avantage à ce que les petites droites, ou droites représentant leg^ircles méridiens, conservassent encore cette dispositioiWonvergente : dans beaucoup de cas, d'abord, elle n'est pas nécessaire, et, de plus, quand on a transporté sur une