PHYSIONOMIE GENERALE
Taxe des Pyrénées, et, s'infléchissaiit vers le nord-est, elle sépare l'Ariége des Pyrénées-Orientales, jusqu'au Pic Pédroux (2828 mètres). Ces sommets, sur les versants desquels prennent naissance les affluents du Salât et de l'Ariége, sont presque toute Tannée couverts de neiges.
La seconde chaîne, dont la direction est du sud-est au nord-ouest, et qui est longue à peu près de 80 kilomètres, est à une distance moyenne de 25 kilomètres au nord de la grande arête : on l'appelle la Montagne de Tabe. Elle prend naissance, au sud-est, au Pic de Camporeils^ montagne située au nord du Puy de Prigue. Les principaux sommets, en allant du sud-ouest au nord-ouest, sont : le Pic de Moustier (2608 mètres) ; le Pic de Tenues (2549 mètres) ; le Pic des Récantons (2559 mètres) ; le Pic de Camp Ras (2554 mètres); le Roc Blanc (2545 mètres) ; le Pic de Balbonne (2522 mètres) ; le Pic de Tarbesou (2566 mètres) ; le Pic de Mounégou (2079 mètres) ; la Crête de Paillères (1998 mètres). Après s'être abaissée, vers les sources du Lhers, jusqu'à 1555 mètres, elle se relève au Pic de Soularac (2545 mètres) ; elle se continue par : le Pic de Saint-Barthélémy (2549 mètres) ; le Pic de Galinat (2255 mètres) ; le Mont Fourcat (2004 mètres). Elle s'abaisse de nouveau à Mercus, pour donner passage à l'Ariége, se redresse c\ la curieuse montagne de Soudours (1067 mètres), et présente de nouveau une série de hautes cimes : le Roc de Trabinet (1652 mètres); le Cap de las Costes (1759 mètres) ; le Cap de la Dosse (1955 mètres) ; le Pic des T rois-Seigneurs (2199 mètres) ; le Pic de la Journalade (1949 mètres) ; le Pic d'Estibal (1669 mètres) ; le Pic de Fonfrède (1622 mètres) ; le Pic de la Çourate (1422 mètres). La chaîne vient enfin mourir sur la rive droite du Salât, au-dessous du pont de Kercabanak. De nombreuses forêts couvrent les flancs ou les contre-forts de cette chaîne ; nous citerons les forêts de Rivèrenert, du Bosc, de Brassac, de Ganac, de Montoulieu, de Prayols, du Basque et d'Embeyre, de Tiblac et des Hares.
La troisième chaîne, qui porte le nom de Plantaurel, se
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développe à environ 15 kilomètres au nord de la seconde. De nature calcaire, elle offre généralement l'aspect d'une immense muraille très-régulière. Cette chaîne se détache, à l'est, des montagnes de l'Aude, au nord de la grande forêt de sapins de Bélesla ; elle entre dans le département de l'Ariége au Signal de Sainte-Colombe (764 mètres). Elle présente une série d'altitudes très-diverses : à l'est de l'Ariége, elle varie entre 700 et 800 mètres ; à l'ouest de la rivière, elle varie entre 500 et 600 mètres. Les sommets principaux sont : le Cap de la Mounjo (853 mètres) ; les Monges (954 mètres) ; la montagne de Roquefixade (1003 mètres). Le calcaire de cette chaîne présente de nombreuses et profondes entailles creusées par le Lhers, la Lectouire, la Douctouire, l'Ariége, la Lèze, l'Arize et divers petits torrents qui s'y sont ouvert un passage. Les plus remarquables de ces gorges sont celles de la Lèze, au-dessous d'Aigues-Juntes, et celle de l'Arize, à la fameuse grotte du Mas-d'Azil {V. Curiosités naturelles).
Au nord du Plantaurel se développe, jusqu'à la plaine de la Garonne et jusqu'aux coteaux du Lauraguais, un réseau de collines d'une hauteur de 250 à 400 et quelquefois 500 mètres.
Pour compléter l'aspect général de l'Ariége, il faut citer la vaste plaine d'alluvions que l'Ariége et le Lhers arrosent,, de Varilhes à la sortie du département ; fertilisée par quelques canaux, cette plaine pourrait devenir un des jardins de la France. Au sud de Varilhes, d'une part, à l'est du confluent de la Douctouire, d'autre part, elle fait place aux deux fertiles vallées de l'Ariége et du Lhers. A l'ouest du département, la vallée du Salât, très-fertile au-dessous de Saint-Girons, forme, au-dessus, une série de gorges pittoresques, où débouchent de rapides et clairs torrents.
L'Ariége appartient à la fois au versant de l'Océan et à celui de la Méditerranée. Tous les cours d'eau du département, à' l'exception de ceux du canton de Quérigut, se jettent dans
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le Salât, dans le Volp, dans l'Arize, dans TAriége, affluents de la Garonne, fleuve du versant de l'Océan. Les eaux du canton de Quérigut se déversent dans l'Aude, qui va se jeter dans la Méditerranée.
Versant de l'Océan. — La Garonne ne louche pas le département ; la partie de son cours la plus rapprochée en est à 5 ou 6 kilomètres en ligne droite* La Garonne naît dans le Val d'Aran, en Espagne, au pied du col de Béret, à 1872 mètres d'altitude, tout près des sources de la Noguera, sousaffluent de l'Èbre. Elle entie en France par la gorge du Pontdu Roi ^ étroit défilé entre deux énormes rpchers, passe à Saint- Béat, au pied de Saint-Bertrand-de-Comminges, à Montréjeau, près de Saint-Gaudens, à Saint-Martory, au Fourc où elle reçoit (à droite) le Salât, à Cazères où elle reçoit le Volp, à Carbonne où elle reçoit l'Arize, à Muret, à Portet où elle reçoit TAriége, à Toulouse, à Grenade; sort de la Haute-Garonne pour entrer dans Tarn-et-Garonne , où elle baigne Verdun, Malauze, Auvillars; entre, au-dessous de La Magistère, dans le département de Lot-et-Garonne, baigne Sauveterre, Agen, Aiguillon, Tonneins, Marmande, Meilhan ; passe dans le département de la Gironde, y arrose La Réole, Langon, Bordeaux, Macau, reçoit la Dordogne au Bec d'Ambès, prend une largeur de 4 à 13 kilomètres, baigne Blaye, Pauillac, Saint-Estèphe, Mortagne, Talmont, et se jette dans TOcéan entre Royan et la Pointe de Grave, en face du rocher de Cordouan. Son parcours est de 650 kilomètres.
Le Salât naît de neuf sources appelées les Neuf Fontaines, au pied de la montagne des Cuns, à 6 kilomètres environ au-dessus du hameau de Salau, commune de Couflens. Il passe dans la gorge de Couflens (896 mètres) dominée par des rochers escarpés, arrose Seix, Oust, Vie, Soueix, coule dans- la gorge étroite de Ribaouto, passe à Lacourt, où il fait mouvoir de nombreuses forges, et débouche dans le fertile vallon d'Eychel, au-delà duquel il traverse Saint-Girons. La vallée se rétrécit de nouveau ; la rivière arrose Saint-Lizier, traverse une plaine admirablement cultivée, arrose Taurignan-
Vieux, Seiitaraille, Taurignan-Castet, Mercenac, Prat, Lacave, laBastide-du-Salat, au-delà de laquelle il entre dans le département de la Haute-Garonne. Il passe ensuite à Touille , reçoit la forfe rivière de l'Arbas ; il arrose Salies, Mazères, Gassagne, où il se grossit du Lens, et tombe dans la Garonne au Fourc, à 4 kilomètres au-dessous de Saint-Martory. Il est flottable en trains de Taurignan-Castet à Lacave, et navigable de Lacave à la Garonne (18 kilomètres environ). La longueur totale de son parcours est de 78 kilomètres. Au moment de la fonte des neiges, le Salât, considérablement grossi, exerce quelquefois d'épouvantables ravages.
Le Salât reçoit, dans le département : — (rive droite) au pont de la Taule, VAleth (20 kilomètres), qui sort de l'étang d'Alelh au pied du Pic de la Tourno (2550 mètres), reçoit YOssèse et coule dans la vallée d'Ustou ; — à Couflens de Bel m aj ou, (rive gauche) le ruisseau d'Estours; — à Seix, (rive gauche) le ruisseau d'Esbints ; — à Vie, (rive droite) le Garbet (50 kilomètres), qui sort du lac de Garbet, reçoit VArse et le Fouillet, passe à Aulus, se grossit des belles eaux des sources de Neuf-Fonts provenant, dit-on, de l'étang de Lers, situé à 5 kilomètres à l'est, baigne Ercé et Oust ; — au pont de Kercabanak, (rive droite) VArac (50 kilomètres), qui sort de l'étang de Lers (1590 mètres), au pied du Tue de Montbéas (1905 mètres), se double par la jonction du Liers, et baigne Massât, Biert et Soulan ; — à 2 kilomètres environ en amont de Lacourt, (rive gauche) YArrout, venant d'Alos ; — au pied du château d'Encourtiech, (rive droite) le Nert, qui, descendu du Pech d'Arbièl (1245 mètres), court dans une gorge que bordent, au sud, les immenses forêts de Riverenert ; — à Saint-Girons, (rive droite) \eBaup, qui descend d'un sommet de 1107 mètres, baigne Rimont et Lescure ; et (rive gauche) le Lez (40 kilomètres)., Le Lez sort de l'étang d'Albe (2212 mètres), que domine la pyramide de Serre (2715 mètres), montagne frontière entre la France et leVald'Aran, traverse les pâturages d'Eylie, reçoit le torrent de l'étang d'Aming, coule dans la belle vallée de Biros, riche
en mines de zinc et de plomb, passe à Sentein (710 mètres), à Bonnac, recueille YOrlé, descendu du pic du Port d'Orle (2631 mètres), et le Rivarot de Bordes, reçoit à Bordes (578 mètres) le tondent de Betmale, baigne Castiilon (540 mètres), se grossit, au pied du rocher qui porte Téglise d'Audressein (510 mètres), de la Bouiganne qui vient d'arroser la vallée de Ballongue, et fait mouvoir les forges d'Engomer. — Le dernier affluent du Salât dans le département est la Gouarége^ qui a son embouchure à Prat.
Le Volp prend sa source dans le pré de Las-Gouttos-de- Cabosse, au sud-est de Lescure, dans le canton de Saint- Girons. Il passe à Montardit, Mérigon, Sainte-Croix, entre dans le département de la Haute-Garonne, baigne le Plan, reçoit la Boussége, et va se jeter dans la Garonne au-dessous de Cazères. Cours, 32 kilomètres.
L'Arize, dont le bassin est beaucoup moins considérable que ceux de TAriége et du Salât, prend naissance dans les montagnes de Cap-Long , au sud d'Esplas et de Sentenac-de- Sérou. Elle passe à Nescus, à la Bastide-de-Sérou, à Durban, traverse la fameuse roche du Mas, grotte immense formée par la réunion, à leur sommet, de deux falaises, baigne le Mas-d'Azil, Sabarat, les Bordes, Campagne,Daumazan, la Bastide-de-Besplas et Thouars, entre dans la Haute-Garonne, où elle baigne Montesquieu- Volvestre, Rieux, et tombe dans la Garonne entre Salles et Carbonne. Cours, 75 kilomètres. Elle n'est flottable ni navigable sur aucun point de son parcours. — L'Arize reçoit : à Estaniels, (rive droite) la Picade ou ruisseau de Pouniès; en aval de la Bastide, (rive droite) ÏAujole, qui passe près deMontels ; au moulin de Vie, (rive gauche) VArtillac, qui passe à Castelnau-Durban; à Balança, (rive gauche) le ruisseaude Clermont; près de Maury, (rive gauche) la Camarade y({m vient du village de ce nom, et (rive droite) Y Aillières ; en aval du Mas-d'Azil, (à droite) le Gabre ; à Sabarat, (rive droite) le Ménajj ; en aval de Campagne, (rive droite) la Dourne ; à Daumazan, (rive gauche) le Montbrun; plus bas, (rive gauche) l'irgain^ etc.
L'Ariége a pour origine la source de Font-Nègre^ au pied du Pic Nègre (2812 mètres), qui se dresse sur les confins du Val d'Andorre et des Pyrénées-Orientales. Se dirigeant du sud au nord, elle sort des Pyrénées-Orientales à l'ouest du col de Puymaurens, pour entrer dans le déjiartement de l'Ariége. Le premier village qu'elle baigne est l'Hospitalet. Elle descend avec rapidité dans d'étroites gorges rocheuses, d'abord granitiques, puis schisteuses, plus bas jurassiques, et baigne Mérens. Elle coule ensuite dans les défilés de la troisième Bazerque, au-delà desquels elle passe à Ax. Au delà, elle passe à Savignac et à Perles, à droite, fait mouvoir les scieries du Castelet et de Luzenac, passe entre Garanou et Lassur, baigne à droite Urs, Vèbre, Albiès, et passe aux Cabannes. Des Cabannes à Ussat, la rivière est bordée d'une paroi presque non interrompue de montagnes rocheuses. En aval d'Ussat, elle baigne Tarascon , laisse à droite Mercus, à gauche Amplaing, Montoulieu, Prayols, Ferrières et passe à Foix (379 mètres). Elle continue à suivre une vallée assez étroite, passe à Saint- Jean-de-Verges, à droite, à Ciampagna, à gauche, et à Varilhes, à droite. Là, elle débouche dans une large et fertile plaine ; elle longe à gauche la base de collines cultivées, sur lesquelles sont parsemés de nombreux villages, passe à Pamieis, oii elle met en mouvement de nombreuses minoteries, à Bézac, à Bonnac, au Vernet, à Saverdun, oCi elle abandonne les collines pour traverser la plaine. A 5 kilomètres de Saverdun, elle entre dans le département de la Haute-Garonne; elle reçoit, à droite, le Lhers, arrose Cintegabelle située un peu au-delà de ce confluent, puis Auterive. Elle baigne Grépiac, Yenerque et Clermont, au-delà duquel elle reçoit, à gauche, la Lèze, et va tomber dans la Garonne en face de Portet. La longueur de son cours est de 157 kilomè-^ très. Cette rivière roule des paillettes d'or entre Crampagna et Saverdun; elle est flottable à partir de son entrée dans le département de la Haute-Garonne, et navigable de Cintegabelle à son embouchure (32 kilomètres).
Les principaux affluents de l'Ariége dans le département
sont: laSisca, le Mourgouillou, TOrlu, la Lauze, le Nagear, r Aston , le Vicdessos , la Courbière, le Scios, TArget, le Crieux, etc. En dehors du territoire, elle recueille le Grand- Lhers et la Lèze, dont le cours appartient en partie au département.
Entre la source et l'Hospitalet, TAriége reçoit, par la rive droite, les ruisseaux del Bac de More y del Baladra et d'En- Garcias.
La Sisca sort de l'étang du même nom, forme une cascade et reçoit (à gauche) le ruisseau de Baldarques, avant de se joindre à TAriége (rive gauche) en face de l'Hospitalet.
Les ruisseaux des Besines, de Gremal^ de Cargathi et du Nabre descendent des hauteurs de la rive droite de l'Ariége entre l'Hospitalet et Mérens.
Le ruisseau du Mourgouillou prend naissance dans un petit étang au pied du Pic de Castille, traverse Tétang de Comté et descend de plus de 700 mètres pour rejoindre l'Ariége (rive gauche) à Mérens.
Le Bec des Estagnols a son embouchure un peu en aval du pont Lafont (rive gauche).
VOrlu sort de l'étang de Fauzy, au pied du Pic d'Étang- Fauzy (27U9 mètres), traverse l'étang d'En-Beys, forme une belle cascade aux forges d'Orlu, reçoit (à gauche) le torrent de Gnôles descendu de l'étang de Naguillé, baigne Orlu où débouche (à gauche) la rivière de la vallée d'Orgeix^ Orgeix, fait mouvoir une forge et se jette dans l'Ariége (rive droite) à Ax (716 mètres).
A Ax, et par la même rive, débouche aussi la Lauze ou AscoUy qui naît dans les montagnes de Pailhères (1998 mètres) et baigne Ascou. Son principal affluent est le Biou Caou. ' Le ruisseau de la Fouis, qui passe à Sorgeat, a son embouchure tout à côté de la Lauze.
Le torrent de Nagear sort de trois petits lacs situés entre le Pic Redoun et le Pic de Fontargente (2788 mètres), coule entre le bois des Esquers et le bois de la Grilole , et se jette dans l'Ariége (rive gauche) en face de Savignac.
Ax.
En aval et sur la même rive, au hameau du Castelet, débouche le ruisseau de Lagal.
Au pont d'Unac, l'Ariége reçoit (rive droite) le torrent de Causson et d'Unac,
Le ruisseau de Luzenac^ qui a son embouchure (rive gauche) au village du même nom, descend du Pic Espaillat (2264 mètres).
Les ruisseaux de Maurègnes et deSauguet viennent grossir l'Ariége, Tun par la rive gauche, l'autre par la rive droite, à Urs.
L'Aston descend de Tétangde Fontargente (2146 mètres), situé au pied du Pic de Joucla (2612 mètres), reçoit le nm^seau de Guixel (à gauche), celui de Querlong (à gauche) grossi de la Coume de Jax et du ruisseau de Mille-Roques, celui de Calvière (à gauche), celui A'Artaran (à droite), le Sirbal et le Ressec (à gauche), baigne Aston, Château-Verdun et se jette dans l'Ariége (530 mètres) au-dessous des Cabannes. Cours, 50 kilomètres.
Le Vicdessos, torrent a^iquel on donne aussi le nom d'Oriége, sort de l'étang de Médécourbe (2192 mètres), que domine le pic de ce nom (2849 mètres), sur la frontière d'Espagne ; reçoit (à gauclie) le torrent de V Artigue descendu du Montcalm, celui de Bassiès, le cours d'eau (à droite) qui vient des étangs de Fourcat et d'Izourt par Pradières, baigne Auzat et Vicdessos où tombe le Suc, reçoit, au pont de la Rainade, (rive droite) le torrent de Siguer, traverse une des régions de la France les plus riches en mines de fer, fait mouvoir des forges et tombe à Tarascon (480 mètres) dans l'Ariége (rive gauche). Cours, 40 kilomètres. — Le torrent de Siguer descend du port de Siguer (2594 mètres), dominé par la belle montagne frontière de Rialp (2903 mètres), traverse le grand étang Blanc toujours glacé, l'étang de Peyregrand, reçoit la Gniouère qui vient d'une vallée étroite et sauvage, et fait mouvoir la forge de Siguer avant son embouchure.
Un peu en aval de Tarascon débouchent (rive gauche) : la
Tarascon.
Coiirbière, qui vient de Rabat et de Surba après avoir reçu le ruisseau de Gourbit ; le Sauvât^ qui naît au pied du cap de la Dosse (1953 mètres), passe près de Saurat et au pied de la montagne de Soudours (1067 mètres) où s'ouvre la grotte fameuse de Bédeillac.
Le ruisseau d'Arnave baigne Cazenave, Arnave et Bonpas (rive droite).
Le Scios, auquel se joint le ruisseau de Bauce, baigne Celles, Saint-Paul-de-Jarrat, longe le chemin de fer de Foixà Tarascon qu'il croise plus loin au-delà de Montgaillard, et tombe dans l'Ariége (rive droite) en amont de Ferrières.
h'Arget ou le Larget descend du Pic de Fontfrède (1622 mètres), traverse la forêt du Bosc, arrose la vallée de la Barguillière, coule au pied de montagnes sur les pentes méridionales desquelles s'étendent de belles forêts, fait mouvoir les forges de Saint-Pierre et de Planissoles, et se jette, après avoir traversé Foix, dans TAriége. Cours, 22 kilomètres.
LeLestrique passe à Escosse et rejoint TAriége (rive gauche) en aval de Bézac.
Le Crieux (42 kilomètres de cours) naît dans la chaîne calcaire du Plantaurel, au pied d'un sommet de 732 mètres, près de Ventenac, coule dans la plaine de l'Ariége, passe près de Pamiers, à Villeneuve-du-Paréage, et tombe dans l'Ariége (rive droite) à 2 ou 3 kilomètres en amont de Saverdun.
En aval de Saverdun, l'Ariége reçoit (rive gauche) le ruisseau de Brie,
L'Hers ou le Grand-Lhers prend sa source dans le département de l'Ariége, au pied d'un sommet de 1,587 mètres du canton de Lavelanet. Il passe entre Prades et Montaillou, et longe pendant plusieurs kilomètres la limite du département de l'Aude et de l'Ariége, en suivant une gorge profonde. 11 s'en éloigne ensuite, passe à Fougax, à Bélesta, baigne Labastide-sur-l'Hers, le Peyrat, et entre dans le département de l'Aude entre ce village et celui de Sainte-Colombesur-l'Hers, qu'il laisse à droite et en aval duquel il reçoit à droite leRiveillou; il recueille, à droite, le Blau, avant de
passer à Chalabre où tombe (à droite) le ruisseau du Blau, laisse à droite Sonac, et quitte l'Aude pour rentrer de nouveau dans l'Âriége. Il passe à Camon, baigne Lagarde, touche de nouveau à la limite de l'Aude et de l'Ariége, puis s'en éloigne entre Cazal et Roumengoux, et décrit une grande courbe vers l'ouest. 11 baigne Mirepoix, Coutens, Besset, oii sa vallée s'élargit considérablement, Rieucros, au-delà duquel il débouche dans la plaine de Pamiers, laisse à gauche Saint- Amadou, Ludiès, le Garlaret, Labastide, Trémoulet, Gaudiès, rentre de nouveau dans le département de l'Aude, passe, à droite, au-dessous de Belpech, près duquel il se grossit de la Vixiége et du Lestaud, laisse à droite Molandier, repasse dans l'Ariége, baigne Mazères, et quitte définitivement l'Ariége, pour entrer dans la Haute-Garonne. Il baigne Calmont, traverse une plaine fertile, et va se jeter dans l'Ariége sous les murs de l'abbaye de Boulbonne, à 5 kilomètres en amont de Cintegabelle. La longueur de son cours est de 120 kilomètres.
L'Hers reçoit, dans le département de l'Ariége : — en amont de Prades, (rive droite) le petit tolèrent de Fontfrède ; — à Barrineuf, (rive gauche) le torrent de Lassel, qui passe près de Monségur ; — en amont de Camon, (rive gauche) le ruisseau de Trière^ qui naît près de Montbel et reçoit le ruisseau d'Audou; — au-dessous du château de Sibra (525 mètres d'altitude), la Touyre, Touïre ou Lectouire (45 kilomètres), qui naît au pied du mont Galinat (2252 mètres), canton de Lavelanet, passeà Monlferrier,Villeneuve-d'01mes, Lavelanet, Larroque, Léran et perd dans les cavernes de l'Entounadou une partie de ses eaux, qui ne reparaissent qu'à 8 kilomètres de là; — au-dessous de Rumengoux, (rive droite) YAmbrole, dont le cours est presque entièrement dans le département de l'Aude ; — en aval de Rieucros, (rive gauche) la Dectouire, qui passe à Vira.
La Lèze, autre affluent important de l'Ariége, prend sa source au pied du château de Pigne (571 mètres), dans le canton de Foix. Elle passe à Aigues-Juntes, puis traverse le délilé du Pas-du-Roc, tranchée profonde; elle baigne Pailhès,
Artigat, LeFossat, passe près de Saint- Ybars et de Lézat, entre dans la Haute-Garonne, où elle arrose le territoire de Saint- Sulpice, Beaumont-sur-Lèze, Lagardelle et Labarthe, et tombe dans TAriége. Cours, 75 kilomètres. — La Lèze reçoit une foule de ruisseaux, parmi lesquels le Cazeaux, VArgenoux^ le Monesple et le Latou.
Versax^t de la Méditerranée. — L'Aude, qui reçoit les eaux du canton de Quérigut, naît au pied du Roc d'Aude, dans le lac d'Aude, près des Angles, village du canton de Mont-Louis, dans la contrée appelée le Capcir (Pyrénées- Orientales). Elle passe à Matemale, reçoit, sur sa rive gauche, les rivières de la Lladure et de Fontrabiouse et sort du département par une dépression située à l'est du col des Rares. Elle traverse la partie la plus orientale du département de TAriége, où elle reçoit la Bruyante, et sert, pendant quelques kilomètres, de limite entre ce département et celui de l'Aude. Elle entre dans le département de l'Aude par une gorge profonde, baigne Axât, Quillan, Couiza , Alet, Limoux, Carcassonne, où elle rencontre le canal du Midi. Elle se dirige ensuite vers Test , en suivant jusqu'à la mer une ligne presque parallèle à celle du canal ; elle arrose Trèbes, Capendu, et, après avoir reçu l'Orbieu et la Cesse, elle se divise en deux bras, dont l'un, conservant le nom d'Aude, va, par Cuxac et Coursan, se jeter dans la Méditerranée près de la redoute de Vendres, presque à la limite des départements de l'Aude et de l'Rérault ; l'autre prend le. nom de Robine de Narbonne, et, sous forme de canal, passe à Narbonne, suit une étroite langue de terre qui sépare l'étang de Sigean de l'étang de Gruissan, et tombe dans la mer par le canal qui forme le port de La Nouvelle. Longueur du parcours, 208 kilomètres.
Le principal affluent ariégeois de TAude est la Bruyante. Cette rivière torrentueuse descend des montagnes qui vont du Tarbesou (2366 mètres) au Roc Blanc (2543 mètres) ; elle traverse la forêt des Rares, arrose Mijanès et Rouze, et se jette dans l'Aude près des ruines du château du Son.