‹ Géographie du département de l'AriègeChapitre 9 sur 14 · X. — Agriculture, productions · texte numérisé non relu

X. — Agriculture, productions

D'après l'enquête de 1875, les 489,587 hectares qui composent la superficie du département de l'Ariége se subdivisent de la manière suivante :

Céréales 90,576 hectares

Farineux 25,106 —

Cultures potagères et maraîchères 2,587 —

Cultuies industrielles 1,658 —

Prairies artificielles 15,493 —

Fourrages annuels , , 1,964 —

Jachères mortes. 23,253 —

Vignes •. . 14,765 —

Bois et forêts 157,840 —

Prairiesnaturelles et vergers 21,834 —

Pâturages et paccages. . , , . . . 79,568 —

Terres incultes .* 42,268 —

Superlicies bâties ou occupées par les voies de transport. 12,475 —

Ennombres ronds, on compte dans le département : 7,170 dievaitx; l,395mw/efs; 12,530 a^ies;51, 120 bœiifs et taureaux ;bO, 2^0 vaches et génisses; 55,090 porcs; 5,995 chèvres. La race ovine compte f")35,925 têtes d'animaux du pays et 2,895 lêtes de races perfectionnées. La production dehlaine a été, en 1875, de 677,640 kilogrammes, d'une valeur totale de 1 185 870 francs ; la production du suif a été de 257,623 francs. — Les fromages faits avec le lait des chèvres ou des vaches sont aussi une source de revenus considérables : les fromages d'Auzat et de la Bastide-de-Sérou sont surtout renom-

mes; l'excellence des herhages et les soins tout particuliers apportés h leur fabrication, permettent d'obtenir des produits rivaux du roquefort et du gruyère. — La volaille (poulets, canards, dindons, oies, pintades) dépasse les besoins du département, et est expédiée dans la Haute-Garonne. — Le gibier est très-abondant dans les montagnes : on y trouve le sanglier, le chevreuil, l'izard, le lièvre, le lapin, l'oie, le canard sauvage, la bécasse, la bécassine, la perdrix grise, la perdrix blanche, le coq de bruyère, le pluvier, le vanneau. — Parmi les animaux sauvages, on trouve: l'ours, le loup, le renard, le blaireau, la loutre; des oiseaux de proie, tels que l'aigle, le vautour, Tépervier, le duc. — Les lacs et les rivières sont très-poissonneux; les truites saumonées et les écrevisses de l'Ariége sont trèsrenommées.

La sériciculture n'est pas pratiquée dans le département. Vapiculture y prospère : en 4870, on y comptait 15,920 ruches en activité, qui ont donné 27 840 kilogrammes de miel et 15,920 de cire.

Les vins, récoltés dans les parties basses du département donnent un produit moyen de 16 hectolitres 26 par hectare. La récolte totale, en 1875,aétéde 242,517 hectares. Les vins de Pamiers jouissent d'une excellente réputation, surtout le vin blanc récolté sur les coteaux avoisinant la ville. Parmi les autres crus, nous citerons ceux des Bordes, du Teilhet et d'Engraviès.

Les céréales et les farineux dépassent les besoins de la consommation. On a récolté, en 1875 : 541,459 hectolitres de froment ; 55052 de méteil; 125,160 de seigle; 5,902 d'orge; 51,597 de sarrasin; 292,620de maïs et de millet; 117,548 d'avoine; 1,290,720 de pommes de terre ; 58,950 de légumes secs.

Parmi les autres produits, citons : la betterave, 41,705 quintaux; le chanvre, qui donne 5,422 quintaux de filasse; le /m, 6,960 quintaux de filasse ; le département produit, en outre, 55,000 kilogrammes d'huile de lin, et 4,500 kilogrammes d'huile de chènevis.

On trouve des truffes dans plusieurs localités, et notamment dans le voisinage de Dalou.

La culture maraîchère et celle des arbres fruitiers prospèrent surtout dans les environs de Pamiers. On trouve dans le département tous les légumes et tous les fruits du Midi ; les pêches de Bonnac sont renommées.

Page 1