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INDUSTRIE, PRODUITS MINÉRAUX

réputation, et aujourd'hui des baigneurs y viennent de toutes les parties de la France. Les sources, au nombre de trois, ont une température de 47° à 50°, et fournissent un débit total d'environ 800,000 litres en 24 heures. L'eau, chlorurée sodique et magnésienne, contient en outre une certaine quantité de cuivre; très limpide et légèrement onctueuse au toucher, elle a une saveur salée et piquante; il s'en dégage une vapeur continuelle et une grande quantité de bulles de gaz acide carbonique et d'azole. Les eaux sont utilisées dans trois établissements ; de plus, un hospice reçoit les malades pauvres. — Au bord de l'étang de Pérols sourd le Boulidou, source minérale dont les eaux semblent bouillir à cause des gaz qui s'en dégagent. — Au ham. de Castagnes, com. de Saint-Julien, s'exploite une source d'eau gazeuze. — Les eaux de Foncaude, thermales, bicarbonatées-calcaires, gazeuses, sont surtout efficaces dans les maladies de la peau, des organes digestifs, dans les névroses et dans les névralgies, dans les affections catarrhales, etc. Le débit, en 24 heures, est de 1,296 hectolitres. — Aux environs de Frontignan jaillissent * jssi des sources d'eau minérale. — Gabian a une source de pétrole et une source ferrugineuse froide. — Les bains de Lamalou sont alimentés par douze sources thermales ou froides (de 16°, 5 à 4G°), ferrugineuses, bicarbonatées. Deux sources sont utilisées pour les bains : la Chaude et la Tempérée ; quatre pour boisson : le Petit- Vichy (20°), la Verniève (10°), l'eau de Capus (22° et 55°), la buvette Bourges (20°). Les eaux de Lamalou, reconstituantes et remarquablement sédatives, sont efficaces contre les maladies dans lesquelles prédominent la faiblesse et l'appauvrissement du sang, et contre les affections rhumatismales. Outre le grand établissement, les sources alimentent ceux de Lamalou-le-IIaut et de Lamalou-le-Bas. — Une source gazeuse, alcaline et ferrugineuse (520 litres par heure) a été découverte à Palavas en 1874. — Dans la commune de la Salve lat„ dans un site magnifique des bords de l'Agout, se trouvent les eaux minérales de Rieumajou, qui présentent quelque analogie avec celles de Vichy, de Spa et de Seltz. — A deux kilomètres au nord de Roujan, près du chemin de fer, coulent les eaux froides acidulées, ferrugineuses de Saint-Majan, employées en boisson dans les affections de> l'appareil digestif. — Une fontaine appelée la Madeleine, jaillissant sur le territoire de Villeneuve-lès-Maguelone, donne une eau fortement acidulée et légèrement alcaline, présentant une certaine analogie avec l'eau de Seltz.

Faugères, Saint-Nazaire-de-Ladarcz, Félines-Hautpoul et Cassagnoles ont des carrières de marbre (celles de Cassagnoles sont riches en albâtre) ; Béziers, Claret, Nissan, Servian, Castries, Beaulicu,

Su-ssar^ues, Vendargues, Saint-Geniès, des carrières de pierres de taille. Dans le flanc de la montagne de Cette s'ouvrent les grandes carrières de Souras. A Villeveyrac existe une exploitation de bauxite; à Fouzillon, une carrière de plâtre très riche ; à Bédaneux et à Saint-Bauzille-de-Putois, des carrières de pierre à ciment.

La fabrication de Veau-de-vie est la principale branche d'industrie de l'Hérault ; malgré les ravages du phylloxéra, presque toutes les localités des arrondissements de Béziers et de Saint-Pons, et celles de la partie occidentale de l'arrondissement de Montpellier, possèdent d'importnntes distilleries de grains, maïs, riz, etc. [11,910 hectolitres d'alcools en 1882).

Vient ensuite la fabrication des draps communs, dont Lodève et Clermont sont les principaux centres, et qui est en cuire fort active à Saint-Pons, Riols, Saint-Chinian, Bédaricux et Villeneuvette. La filature et le tissage de la laine occupent dans l'Hérault 55 établissements, 2,700 ouvriers, 56,900 broches et 1,725 métiers. Lodève, un des centres industriels les plus importants du midi de la France, occupe de nombreux ouvriers, employés presque exclusivement à la fabrication des draps pour les troupes de terre et de mer ; on peut évaluer à 1 ,500 chevaux les forces (chutes d'eau et machines à vapeur) utilisées par cette industrie. La fabrication du drap de troupe est la principale industrie de Clermont. Cependant la production de certaines étoffes communes pour les rouliers, dites limousines, celle d'une espèce de drap gris et des lisières se poursuivent avec avantage dans cinq ou six maisons et conservent à la fabrique de Clormont la réputation de bon marché qui lui est justement acquise. Cette fabrication spéciale, dont les produits se répandent dans toute la France, occupe environ 500 personnes. Mentionnons aussi une manufacture de tapis communs. Les moteurs hydrauliques sont les forces généralement employées. On peut évaluer a 6,000 ou 7,000 le nombre des broches fonctionnant dans les divers établissements de Clermont où se travaille la laine. Ces établissements sont situés aux environs de la ville, le Ion"' des cours d'eau de la Lergue et de la Dourbie. Toutes

ces manufactures réunies peuvent produire, en temps ordinaire, 250,000 à 500,000 mètres d'étoffes, soit de 10,000 à 15,000 pièces chaque année.

Les couvertures de laine fabriquées aux environs de Montpellier sont fort appréciées, surtout en Amérique.

La filature et le moulinage de la soie (à Ganges, où se fabrique une grande quantité de bonneterie en soie et en coton, à Saint- Bauzille-de-Putois, Laroque, Saint-An dré-de-Sangonis, etc.) peuvent,

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