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II. — Physionomie générale

Le département de l'Yonne est un des plus accidentés du bassin de la Seine. Les collines qui le forment vont se rattacher au Morvan, sur les limites de la Nièvre et de l'arrondissement d'Avallon. Ses vallées, généralement fraîches et riantes, sont séparées entre elles par des plateaux calcaires hauts de 200 à 550 mètres, souvent monotones et même laids quand ils ne portent pas de forêts. Ces plateaux, absorbant l'eau des pluies, î'emménagent sous terre pour la faire rejaillir en fortes sources dans les vallées.

En entrant dans le département par le nord-ouest, c'est-àdire par l'arrondissement de Sens, on traverse, à 62m d'altitude, une large et riante plaine au sol crayeux arrosée par l'Yonne et très-fertile en céréales ; les coteaux de la rive gauche portent des vignobles. A l'est, du côté du département de l'Aube, l'arrondissement offre de vastes prairies dans les vallées de l'Oreuse et de la Vanne. A l'ouest, le pays est plus boisé, le terrain tertiaire et argileux plus ondulé : c'est le Gâtinais.

A partir de Sens, la plaine est dominée de distance en distance par des collines crétacées, par les coteaux-vignobles de Paron, de Villeneuve-sur-Yonne, de Saint-Julien et de Joigny. Entre cette dernière ville et Auxerre, le sol de la vallée est légèrement accidenté. D'Auxerre, des pentes mènent,

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