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XI. — Industrie, mines

Le département n'est pas riche en produits minéraux ; cependant il possède quelques mines de lignite ou de houille, dont deux seulement, celles de Héthamis et' de Piolenc, qui .ont produit ensemble, en 1878, 8,155 tonnes de charbons sont exploitées. Il eiiste en outre de la houille dans les communes de Rlauvac, Villes, Pemos, Saint-Didier, Mormoiron, Malemort, Yenasque, Uchaux, Mornas, Sérignan, BoUène. L'ensemble des concessions a une superficie de 4,588 hectares.

La consommation du combustible minéral dans le département a été «a 1874 de 707,000 quintaux mclriquesi provenant du bassin

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d'Alais (504,900 quintaux), de la Loire (100,800), d'Aix (57,400), d'Orange (35,000), de Bagnols (18,000), deMéthamis (9,900).

Le /(?}' existe en quantités peu importantes à Bédoin, Bollène, 6argas, Gordés, Lagnes, Malaucèno, Mormouon, Boussillon, Ruslrel, Saint-Satumin-lès-Âpt, Saumanes et Vaucluse. Les gisements de Lagnes et de Rustrel sont seuls l'objet d'une exploitation.

Le MufrCy à l'état natif, existe au hameau des Tapets, près d'Âpt ; la concessiQn est seulement de 78 hectares, mais elle est exploitée avec profit.

Les carrières de plâtre font l'objet d'une exploitation autrement importante ; tes principales sont : au Barroux, \ Baumes-de-Yenise, Gargas, Gignac, Gigondas, Tlsle, Malaucène, Mormoiron, Malemort, Koque$-sur-Pernes, Suzette, Yiens et Velleron. Parmi ces carrières, les plus abondantes sont celles . de Gigondas, l'isle , Malaucène et Velleron. A Malaucène, il existe de V albâtre, employé par les papeteries.

Les carrières de pierre sont aussi très-nombreuses : on rencontre de la molasse dans 46 communes disséminées sur tous les points du département. Les principales carrières sont celles de Bonnieux, Cadenet, Gourtbézon, Gordes, Oppède, Taillades et Sérignan. Quant à la pierre calcaire, avec laquelle on fabrique de la chaux, elle abonde dans les quatre arrondissements. Ijes gisements de marne argileuse ne sont pas rares non plus ; ou en rencontre à Avignon , Bédarrides, Apt, Bollène, l'ertuis, etc.

Uargile réfractaire, qui existe en abondance à Apt, Bédoin, Bollène, Grillon, Mormoiron et Orange, a donné naissance à une industrie dont la prospérité grandit de jour en jour. Enfin il y a à Uoussilion et à Gargas des carrières d*ocf*e qui , réduite en poudre par les deux usines qui les extraient, est exportée en France et même à l'étranger.

Pour compléter l'énumération des industries nées des richesses naturelles du sol, il ne nous reste plus qu'à parler des diverses sources d'eaux minérales, dont la plupart sont exploitées.

Les sources d'Atit'a/, qui n*ont pas été analysées, passent pour être sulfureuses et magnésiennes. Celles de Baumes-^-Venise, au nombre de trois, sont salées comme l'indique le nom c d'eaux d'huîtres » sous lequel elles sont connues. Les sources de Montmirail, au nombre de deux, sont sulfureuses ou salines : l'eau sulfureuse, dont la tempe-' r&ture est de 16 degrés, est administrée en bains, boissons, étuves, douches, etc., dans un vaste établissement élevé auprès des sources; l'eau salée ou eau verte se rapproche beaucoup des eaux de Scdlitz et de Pulnow. Non loin de Montmirail, sur le territoire de Beaumes-de*

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