‹ Géographie du département du DoubsChapitre 2 sur 19 · II. — Physionomie générale · texte numérisé non relu

II. — Physionomie générale

Des montagnes et des collines se partagent inégalement le département du Doubs : les montagnes, bien plus nombreuses, font toutes partie du massil montagneux appelé le Jura.

Le Jura est un ensemble de chaînons diriges du nord-est au sud-ouest, parallèles entre eux et parallèles aussi aux Alpes de la Savoie et du Dauphiné, dont les sépare la gorge profonde où- coule le Rhône entre sa sortie du lac de Genève et son entrée dans les plaines de Lyon. Le Jura est calcaire ; il a même donné son nom à des roches de cette formation, les roches jurassiques ; ses sommets les plus élevés se dressent dans le département de l'Ain et dans la Suisse française. En France, ce système de montagnes recouvre trois départements, le Jura, l'Ain et le Doubs. Dans ce dernier, le Jura se compose de quatre arêtes principales.

La plus haute arête touche à la Suisse (canton de Vaud) ; elle porte le nom de mont Risoux et sépare le Doubs naissant (bassin du Rhône) du lac de Joux, dont les eaux vont, par des canaux souterrains, former la source d'un affluent du Rhin. D'immenses forêts de sapins assombrissent ses versants et ses gorges; dans la forêt delà Joux, le Gros-Crêt atteint 1,425 mètres. Plus au nord, le mont dOr, point culminant du département, a 1,464 mètres. Ce point est 29 fois plus élevé que le clocher de Raume-les-Dames (50 mètres), mais trois fois moins que le Mont-Blanc (4,810 mètres), la pins haute montagne de l'Europe. A l'est de Pontarlier, le Larmqnt al teint 1 ,552 mètres à la montagne du Gros-Taureau.

Cette première arête longe la rive droite du Doubs ; la seconde, rnoms élevée de 200 à 500 mètres, en domine la rive gauche ;

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