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AGRICULTURE, PRODUCTIONS

si éprouvé, et lui rendra son ancienne prospérité. Ce canal, dont le débit atteindra 35 mètres cultes par seconde, entrera dans le Gard en (tassant par un siphon de la rive gauche sur la rive droite du Rhône près de Saint-Étienne-rdes-Sorts. Il traversera le département du Gard de l'est au sud-ouest en décrivant de nombreux méandres, puis en sortira près de Salinelles pour entrer dans l'Hérault.

Le territoire est couvert de nombreux arbres fruitiers, tels que figuiers, abricotiers, cerisiers, pêchers, cognassiers, poiriers, amandiers, grenadiers, arbousiers, pommiers, etc. Les pommes de reinette du Vigan sont renommées. La culture de Y olivier (12,102 hectares) forme une des branches principales de l'industrie agricole du pays. Les oliviers sont plantés surtout sur les coteaux exposés au midi, et aussi dans les vignes-olivettes et sur la lisière des champs. Les meilleures huiles (1,078,995 kilogrammes d'huile en 187b' ) viennent d'Àramon, de Saint-Bonnet, Saint-Gervasy et d'Lzès. Le mûrier est cultivé en grand dans le département, et principalement dans les Cévenncs ; les feuilles servent à la nourriture des vers à soie. Les châtaignes (559,059 hectolitres en 1876) sont une grande ressource pour l'habitant des Cévennes.

Aux environs d'Uzès se récoltent des truffes noires estimées.

Outre les plantes médicinales et tinctoriales, qui croissent naturellement, nous citerons la garance, et la maurelle qui est cultivée aux environs de Gallargues.

En 1870, on a récolté dans le département 085, 958 hectolitres de froment, 48,085 de seigle, 5,522 de méteil, 44,015 d'orge, 5,980 de sarrasin, 55,119 de maïs et millet, 564,106 d'avoine, 597,085 de pommes de terre, 14,427 de légumes secs, 44,552 de betteraves, 4,541 de garance et 241,275 hectolitres de vin.

Le Gard comprend une grande étendue de bois, dont une trèsfaible partie (1,415 hectares) appartient à l'Etat. (Les principales forêts sont : la Sylve-Godesque, forêt de pins maritimes au sudouest de Saint-Gilles ; la forêt de Miquel, sur la montagne de l'Espérou, et celle de l'Aigoual, situées toutes deux dans la commune de Valleraugue ; la forêt de l'Àgre, commune de Saint-Sauveur-des- Pourcils ; la forêt domaniale de la chartreuse de Yalbonne; les forets de Montaren et de Serviers; les bois de Montclus et de Goudargues ; la forêt de Portes; les bois de Seynes et de Bouquet; les bois de Campagnes et de Signan, près de Nîmes; le bois de Valaurie, près d'Ànduze. Ces forêts, qui se composent principalement de pins, de chênes, de hêtres et de sapins, produisent diverses variétés de plantes tinctoriales et médicinales. Dans les forêts de chênes nains notam-

ment, on voit sur les arbres un insecte, le kermès, qui fournit un rouge préférable à la cochenille,

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