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INDUSTRIE, MINES, SOURCES MINERALES

dans des fourneaux situés dans le voisinage, d'où l'on dirige le plâtre sur Nîmes et Montpellier. On trouve aussi de la pierre à plâtre à Saint-Bonnet, Saint-Jean-du-Gard, Saint-Maurice, .Monoblet, Poulx, Sauve, Sernhac, etc. — Près de Nimes, la route d'Alais est bordée, au nord, par des carrières de pierre à chaux, d'une qualité supérieure , qui étaient déjà exploitées du temps des Romains.

L'agglomération industrielle la plus considérable du département avoisine le centre principal des puits d'extraction des bouillèrcs. D'Alais à la Grand-Combe, les deux côtés du chemin de fer ne présentent qu'une succession de fours, de verreries, de hauts fourneaux, d'usines à fer, à plomb, à zinc, de fabriques de rails, de produits chimiques, de machines. De même, les mines de Bessèges et de Robiac alimentent, à Bessèges même et à Saint-Ambroix, de nombreux établissements métallurgiques. Les principaux établissements de ce genre sont les fonderies et aciéries de Bessèges et de Saint-Montant (près de Bcaucaire) ; les usines à plomb de la "Grand- Combe (laminage) et de Saint-Sébastien; l'usine à zinc et à plomb (laminoirs) deDurfort; les sept fonderies de Nimes, occupant plus de 500 ouvriers ; les fonderies et forges de Tamaris ; les forges de Yauvert; les chaudronneries de Nimes; les fabriques d'instruments aratoires deCalvissonetde Pont-Saint-Esprit, etc. A Génolhacse fabrique une grande quantité de coutellerie. Les usines métallurgiques du Gard ont fabriqué, en 1878, 98,207 tonnes de fonte au coke, 19,497 de fers a la houille, 1,394 de rails et 57,441 tonnes d'acier.

Alais est, avec Aubenas (Ardèche), le principal marché de l'industrie séricicole. « Environnée dans tous les sens, dit M. F. de la Farelle (Dictionnaire du Commerce et de la Navigation), de collines et de vallées presque exclusivement consacrées à la culture du mûrier, à Télève du ver à soie et au dévidage du coton, elle renferme dans son sein un grand nombre d'ateliers : 20 filatures pourvues de 1,020 bassines ou tours donnant plus de 50,000 kilogrammes de soie grége, ateliers les plus perfectionnés peut-être qui existent dans cette industrie, et où le cocon se dévide sous la main des plus habiles ouvrières du monde, pour se transformer en ces fils si célèbres dans le commerce des soieries, sous le nom de tramefles ou organsins d'Alais. Le moulinage lui-même y est encore pratiqué, bien qu'il ait, en général, émigré pour les vallons de F Ardèche. » En 1875, on comptait dans le département 278 filatures employant 10,654 ouvriers. Les principales filatures de soie de l'arrondissement d'Alais sont situées à Ànduze, Barjac, G orbes, Génolhac, Saint-Ambroix et Saint- Jean-du-Gard ; celles de l'arrondissement du Vigan, à Aidas, Aumessas, Avèze, Bez, Cros, Durfort, Lasalle, Molières, Monoblet, Notre-Dame-

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de-la-Rouvière, Pompignan, Quissac, Roquedur, Saint-André-de-Majencoules, Saint-Hippolyte, Saint-Julien- de-la-Nef, Saint-Laurent-le-Minier, Sumène, Thoiras et au Vigan.

Au milieu du siècle dernier, les principales fabriques de Nîmes étaient celles des tissus de soie»; de nos jours, ce sont les manufactures de châles et tartans, de tapis, d'étoffes pour meubles, de foulards, qui occupent le plus grand nombre d'ouvriers. Nîmes produit surtout le tapis velouté pour l'ameublement, en se servant de procédés inventés par les fabricants du pays et restés en partie leur propriété. Toutes les qualités de tapis qui sortent des manufactures de Nîmes, des plus fines aux communes, se distinguent de celles d'Aubusson par leur mode de fabrication entièrement mécanique : une fois le dessin établi et les laines préparées, l'ouvrier reproduit indéfiniment le modèle, ce qui permet de vendre les produits à des prix beaucoup plus bas que les étoffes de même apparence dont il a fallu copier toutes les couleurs comme celles d'un tableau. Nîmes fabrique aussi des lacets, des cordonnets et soies à coudre, des gants en soie, bourre de soie et fil d'Ecosse, de la bonneterie.

La bonneterie se confectionne dans un certain nombre d'autres localités, à Saint-Jean-du-Gard, au Vigan, à Sumène, à Uzès, et surtout à Sauve. Cette petite ville possède, en effet, de nombreuses fabriques de bonneterie de coton, d'articles au crochet, à l'aiguille et sur métier, en laine, soie et fil, de bas de coton et de laine, de bourre de soie, de cotons cardés, de bonneterie de laine. Sauve se livre, en outre, à une industrie particulière, celle des fourches, attelles et manches d'outils, qu'elle expédie dans les deux mondes. Ces fourches sont faites avec la tige-mère et les trois branches du micocoulier (fanabrègue en patois), misérable arbuste au feuillage vert poudreux qui croit dans le désert voisin de Sauve. — Manduel a une manufacture de pantoufles en tapisserie ; Anduze, Bagnols et Uzès, des fabriques de chapellerie.

Parmi les autres établissements industriels du département, nous citerons les papeteries d' Anduze (papier de paille pour emballage), de Corbès, Générargues, Mialet, Uzès ; la scierie mécanique pour placages et les fabriques de billards de Nîmes ; la fabrique de chaises d'Aramon ; la fabrique de meubles de Pont-Saint-Esprit ; les imprimeries d'Alais, de Bagnols, Beaucaire, Nîmes, de Pont-Saint-Esprit, d'Uzès et du Vigan ; les verreries d'Alais et des Mages ; la faïencerie de Serviers; les poteries d'Anduze, de Beaucaire (carrelages, briques et produits réfractaires), Meynes, Sauve, Saint-Quentin (qui possède aussi 5 fabriques de pipes) ; les tanneries d'Alais, de Bagnols, Nîmes, Quissac, Saint-Hippolyte, Uzès, du Vigan ; les sparteries de Gallar-

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