‹ Géographie du moyen âgeChapitre 125 sur 135 · SOS RÉFORME, 1550 ET SUIT · texte numérisé non relu

SOS RÉFORME, 1550 ET SUIT

léguant toutes les mystifications grecques et arabes à la branche blanche, avec laquelle, par de nouvelles conjectures, on commença enfin à procéder avec plus de circonspection et de discernement.

Plus d'une fois le bon sens dictait : à quoi bon courir à l'inconnu avec Niger elGir, quand on le connaît tout près, au delà de l'Atlas ou ils signalent clairement le tort de Ptolémée. Les esprits mystifiés, qui aimaient mieux s'aveugler par des espérances chimériques, renvoyaient l'existence des fleuves au delà des sables mouvants dans des régions qu'on entrevoyait à travers des mirages.

Le système, les erreurs et les ballncinalions de Ptolémée introduits à l'époque de la renaissance des lettres, portant un coup fatal à la géographie : par son continent oriental exposèrent sur le vide de l'autre hémisphère un allèchement à l'envie de découvertes dans le Kataï et le Japon, et contribuèrent à la découverte du nouveau monde : offrant au regard crédule le Nil et le Niger, ne cessent d'enflammer la curiosité des victimes qui se vouent à des éventualités cruelles et ouvrent les entrailles de l'Afrique.

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