‹ Géographie du moyen âgeChapitre 23 sur 135 · La position variée de Mosoul et de Marajp arque le plus · texte numérisé non relu

La position variée de Mosoul et de Marajp arque le plus

grande probabilité une opération astronomique. " a produire (9).

ces observatoires à 1 et à 2 degrés de Bag^ ^ s'assombrit pour les

attendait les observations d'Oulougbeg, w„leg jes connaissances

degré à Test. La longitude des indu*"' ^/t,uVent aux prises avec une

opération, si elle serait constaté*» ... /^///er <ie nombreux volumes,

Sur les plaines de Rakk* ,/^ /uisibles, pour extraire d'inté-

Rakka et à Anlioehie obf ^'/^ friras de sujets de toute nature.

que lajongitude rel»'' y£ ^ronï\\et de l'obscurité les traits des

rasm, fixée par '' -> '*V'r e!eg plus belles conceptions, les plis sim-

savait Aboul T . ^ '/j/t** gloses sous la plume arabe, passant par de

Albale^ ^ ^^/^ ^ue ^ ^ j^dale de détours, d'interprétations, de

notre Kfo%fo»ieS *% cesse tout au long les généralités vulgaires

CP" /^J^hépt^i *#& ne se retrouve régulièrement dans de spécia-

S/&0p*0es*,etfrPies unes, oubliant à tout jamais; reproduit les

ttoP^lie fi^Û0 à peine mentionnées, souvent infirmées; ou bien

ffl&: * rè**^6^ paroles, d'explications tortueuses, d'interprétations

*at0}esde va,t"es, appliquées à contre sens. Intelligence judicieuse,

^âèie*' xt> Vuo esprit de confusion et 3e vertige, auquel paraissent

Icco&V*^ s locutions d'idiome, récriture et l'orthographe.

cooc°a?l[s cartographes négligeaient et oubliaient les positions déter-

>il,sl ar jes observations astronomiques; la qualification de la mer

t0*DeeBae perpétuait à l'infini, les noms et les contes surannés furent

^BTe&ot ressuscites, remaniés et replâtrés; les Rousses, les Boulgars

^lisaient par des explications variées ; Badja d'Afrique entre dans les

^ogs des Tourks; les positions figurent par deux fois (Garmisia), par

trois fois (Rodosto) sur la même carte; à l'est, à l'ouest, c'est égal f

comme il plairait à l'imagination de l'auteur; djezira, ile ou péninsule,

(9) Vol. II, p. 1» ch. 404, je citais les paroles de Delambre comme résumé de l'histoire de l'astron. do moyen âge. Oui, les latins se traînaient à la suite des arabes. Si Delambre examinait bien la marcha des latins par l'analyse des ouvrages qu'ils ont composé , dont une portion lui était inconnue : peut -être a-t-il suffisamment examiné les travaux arabes dans lesquels les latins puisaient leur doctrine : mais ce n'était point faire connaître au fond la marche des arabes et se former l'opinion sur l'école entière , dont il analysait d'abondants matériaux fournis par l'assiduité de J.-J. Sedillot père. Les investigations heureuses des Sedillot (en dernier lieu de L. P. E. A. Sedillot fils , prolégomènes d'Ouloug-beg (dans la chrestematie persane) 4847 ; matériaux pour servir à l'histoire comparée des sciences mathématiques chez les grecs et les orientaux, 4846, 4849) donnent ujne éclatante preuve qu'on est loin encore de savoir tirer tous les avantages de te science arabe. On peut espérer que le savant scrutateur accomplira ses recherches sur la production de l'active intelligence arabe en retraçant le tableau de leurs progrès scientifiques, comme il se l'était proposé.

ARABES, «41. XXX Vij

'-.es points diacritiques se déplacent, dansent au-dessus, ausilencieuses goupilles , et par leur danse disposent de la de la musique vocale. A y choisir aux copistes de ce qui t bien. Et quand récriture est dépouillée de ses points, on n guise de descriptions arabes, que c'est une contrée ns végétation, dont les habitants se nourrissent de racines 'Edrisi, t. II, chap. 5-8). — Peut-être les arabes avaient •aphiques très-régulièrement dessinées et exactes : mais rveille; et la découverte d'une semblable deviendrait i elle se montrerait capable de nettoyer les sources uont l'eau trouble inondait leur exactitude et leur compo- .u. Ces sources assez nombreuses fournissent Tunique expédient et le moyeu le plus déterminé pour la reconstruction de cartes perdues. Nous y puisâmes à cet effet et nous fûmes chaque fois entraîné dans un tournant du trouble d'où il devenait souvent impossible de tirer l'eau limpide. Je pensais d'abord que c'était l'effet de fautes de copistes. Cette opinion fut assez généralement accréditée : le plus facile expédient de nettoyer un brouillon par de corrections souvent hypothétiques et arbitraires. Les cartes reconstruites par mes soins, ne sont pas toujours rassurantes à cause de cet expédient, et demandent une révision sérieuse dans plusieurs endroits (p. ex. d'Abou Rihan 40-43). Ce n'est qu'après de multiples examens et opérations que je puis remarquer et distinguer l'origine de quantité d'erreurs apparentes, qui n'étaient qu'une mixture de notes hétérogènes, pêle-mêle réunies dans un gachr qui embarrassait les copistes judicieux; on livrait au caprice des moins instruits , les notes méconnaissables , dont la clef n'était connue qrie par l'auteur qui ramassait ces notes, si lui-même n'ignorait leur origine et les sources d'où elles furent puisées.

Plus on avançait dans les études, d'autant plus augmentaient la défectuosité et le gachi dans les longitudes et les latitudes que les astronomes avaient l'habitude d'annoter pour leur usage. Peut-être savaient-ils distinguer et comprendre les discordances : mais si ces annotations n'étaient pas réduites cartographiquemenl à un système, elles nous offrent un pêle-mêle d'incertitudes. Nous avons eu de la peine avec les annotations d'Ibn Iounis (chap. 26-36), d'Arzakhel (chap. 45), et nous allons prendre en considération l'annotation d'un astronome plus ancien.

â4i. Hassan bf.n Au, ou Aboc Nassir al komi (vers 990), dans son introduction à l'astronomie, donne (1,5) la description de sept climats de la terre qui correspondent aux sept planètes , et rappelle la mesure

XXXVÎij PROLÉGOMÈNES.

du degré terrestre faite sous Almamoun. La longueur de \y& civiliprès de l'équateur comprend la moitié du cercle, c'est-à-dire 12 l&cte , ou 180 degrés, ou 10200 milles dont un est de 4000 coudées sowa (10), de sorte que le degré est à raison 56 milles et */s. La largeur de l'habitable, depuis Téquateur jusqu'aux pays septentrionaux, est de 66 degrés. La terre jusqu'à 63 degrés, est divisée en sept climats. L'auteur examine d'abord l'étendue de chaque climat, ensuite fait un dénombrement des villes et des pays qui s'y trouvent, mentionne enfin sa planète astrologique.

L'énumération des villes et des pays de chaque climat est extraite de la même source que celle d'Ibn Ketir. En la confrontant avec cette dernière , on remarque le même ordre de la nomenclature , les mêmes phrases , on pourrait dire répétition mot à mot de l'original , si l'on ne rencontrait quelques menues variétés , dans la distinction plus régulièrement observée des pays, par les qualifications de terre, provinces, ville; dans l'omission ou l'élimination d'un quart de noms mentionnés par Ibn Ketir ; dans l'addition de Madjoudj aux Jadjoudj ; enfin, dans quelques variantes assez graves, venant de la leçon préférable de Karak , Tokharestan , ou moins recommandable , comme Dobkola , et quantité d'autres, suite de méprises et d'erreurs de copiste, quelquefois très-grossièrement imaginées, surtout quand il répète dans les autres climats beit el makaddesi et Kalikala à la place de passages qu'il n'a su déchiffrer (voyez à la fin des prolégomènes le texte des climats d'alkomi). Nous avons observé que par l'élévation trop au nord de positions occidentales de la mer Caspienne, el par l'abaissement plus forte vers le sud de celles de l'orient, ces climats répondent à la carte almamounienne (ch. 20). On pourrait donc conclure que Hassan ben Ali se contentait, comme les autres astronomes, de la carte de rasm : mais nous allons voir qu'elle seule ne suffisait guère à sa curiosité.

Hassan ben Ali, après avoir décrit la figure de la terre, donne ensuite une table de 39 positions , dont les longitudes sont comptées de la manière moins solite, de l'orient à l'occident, à partir, dit-on* du méridien Kankader ou Katkedaz. Pour faciliter l'examen de cette table, nous mettons à côté la réduction de la longitude, en longitude comptée de l'occident , ou plutôt nous rétablissons les longitudes à leur compte primitif, duquel sont sorties celles que le komien annotait dans sa table , où , dit-il : on mentionne les longitudes des pays et les latitudes. (Voir les pages xl et xli).

(10) Et non passorad,qui signifie noires, comme on le voit dans A boulféda, observe M. Sedillot (matériaux p. 788), acceptant la leçon 4u manuscrit.

ARABES, *4*. XXXiX

Le manuscrit dans lequel se trouve la copie de l'ouvrage de Hassan ben AH et sa table que nous reproduisons, est de Tannée 1198. Son écriture est nette, soignée, élégante. Cependant il est assez accablé d'erreurs et d'incertitudes. La nomenclature des pays dans les climats nous en fournit nombre d'exemples; la table, toute petite qu'elle est, décèle la même défectuosité. Le copiste ne pouvant pas déchiffrer le nom, probablement deKazvin, inscrivit Àrdebil; ailleurs, à la place de Sirdjan, il inscrivit très-nettement Serindib; pour le nom suivant il n'a rien inventé : incertain, il aima mieux tracer dans sa copie de contours indécis. Quand on voit le copiste soigné , ne pouvant pas débrouiller l'écriture de l'original dans les noms propres, on peut présumer qu'il rencontra la même obscurité dans les chiffres, que sa réflexion a pu manquer et commettre des erreurs, que dans l'incertitude, il a de même, maintes fois tracé de contours énigmaliques pour les lecteurs, qui pouvaient, par exemple, choisir entre j) y * 40, 17, 57, 37, 14, 16, etc. Ce petit échantillon de l'annotation des astronomes, porte dans sa copie une quinzaine d'erreurs que nous avons indiqué dans les notes jointes à la table. Nous avons pu les remarquer et indiquer d'après un fac-similé et sur la leçon d'un orientaliste versé, et dans l'écriture arabe infiniment exercé (n).

242. Après avoir fini l'examen de la copie , je vais monter à l'origine de cette annotation astronomique et aux éléments qui la composent.

Elle dit qu'elle compte les longitudes partant de l'orient. Or, du premier méridien qu'on appelle Katkedaz, Kankador, Gangdiz. La réduction de ces longitudes en longitudes comptées de l'occident, décèle une singulière provenance de longitudes de la table. — D'abord on a 15 positions dont les longitudes partent du méridien littoral. Les longitudes de Basra, Koufa , Bagdad, rendent cette observation indubitable. Dans ce nombre la longitude de Djordjan est répétée ; or il reste 14 positions du méridien littoral. — Ensuite on distingue 12 positions , dont les longitudes sont comptées du méridien des îles. C'est évident par les longitudes de Médina, Raka, Amol, Tous. Parmi ces douze , les

(11) M. Sedillot (matériaux, t. II, p. 753), nous a indiqué l'existence d'un manuscrit de Hassan ben Ali alkomi dans la biblioth. Sainte Geneviève, A, 5-87. Le sivant investigateur se réservait la publication de la table, accompagnée d'un commentaire. Je le préviens, je m'empare de la chétive priorité. S'il trouve que les études géographiques profitent de mes élucubrations, il pardonnera mon empressement; il sait qu'aucune envie de surprise ne me guide; il sait que l'unique motif de mon empressement réside dans la nécessité de connaître les sources les plus nombreuses , afin d'aYancer mes recherches et de confirmer mes assertions. Si je ne, le fêlais pas ainsi, l'illustre savant aurait sans doute reproché mon indifférence , quand le manuscrit est accessible. Lorsqu'il entreprendra l'examen et la publication de la table d'alkomi, il aura toujours à dire, ce que je ne saurais dira.

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