‹ Géographie du moyen âgeChapitre 22 sur 135 · ARABES, MO. XXXV · texte numérisé non relu

ARABES, MO. XXXV

giludes cartographiques , étaient ordinairement négligées. Peut-être les recherches ultérieures exhumeront quelques nouveaux indices. On peut dire d'avance que celles qui seront antérieures à Àlmamoun , seront sans doute d'une grande importance pour l'examen de la cartographie. S'il arrivait de retrouver celles des temps postérieurs, elles ne changeraient point nos inductions sur la marche de la cartographie arabe (chap. 77, 79), mais viendraient à confirmer nos reproches, faites aux cartographes, qu'ils ne tiraient aucun avantage des observations astronomiques de longitude. La longitude de rasm servit de type à toutes les compositions postérieures. L'origine de cette longitude date de temps anciens; établie par l'école d'Athènes et d'Alexandrie, les opérations post-posidonienues l'ont délabré pour leur propre compte : mais elle restait par elle-même et les arabes avaient assez de bon sens pour savoir discerner par la première pratique de leurs études, qu'il y avait de longitudes préférables à celles qui furent choisies par le grand astronome. Leur pratique a pu contribuer à certaine modification, quand ils s'associaient aux travaux des grecs nestoriens : mais le Khovarezmien Abou Djafar Mahommed ben Mouza n'avait qu'à expliquer en arabe l'ouvrage préparé.

Annotations arabes de longitudes et latitudes; Hassan ben AH alkomi, 990; Abraham bar Haïia, 1136.

240. Le mérite des Arabes et le service qu'ils ont rendu aux sciences ne sont pas encore appréciées. Ils cultivaient les lettres avec ardeur; leur poésie n'avait pas besoin de guide; ils s'assimilaient des produits étrangers, mais ils possédaient leur propre imagination, secondée par l'idiome de leur souche. Dans les sciences ils n'étaient pas créateurs, rien ne les engageait d'élever quelque connaissance de son berceau, leur tâche était de faire rajeunir les doctrines vieillies, de les conserver, étendre, avancer de nouvelles découvertes; d'exercer sur le vaste terrain leur intelligence et leur sagacité. Nous avons observé leur activité dans la cartographie : elle s'agitait plus encore dans la géographie descriptive, dans la connaissance des peuples, des objets de commerce, des produits de la nature, il nous est arrivé de toucher aux astronomes qui participaient à la cartographie. Ils n'étaient point de savants oisifs. Dans leurs observations plus habiles que les grecs , ils maniaient avec adresse les instruments gigantesques de leur fabrique, poursuivaient les astres fugitifs; ils amoncelaient pour les générations postérieures les indications sur la marche du mouvement céleste. C'était faire beaucoup. Facilitant le calcul, ils amélioraient les instru-

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l'immuable Bagdad, ce qui ferait ressortir leur situation respective^* en évidence. ^ \&e

O'est sur

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