LAT1T
Daïnavour (A) (76 Hamdan (73
Nebavend (l) (73 Halvan (71
Ardebil (m) (75 Al Raï (75
Koum Isfaban (n)
Al Baka (o) Arminia (p)
Djordjan
Cinquième climat.
Merv (a) Balkh (r)
Djordjan (*) Adherbidjan
Berdaa (I) '(79 Arminia la grande "(73
(o) Le complément de la long, on la rédaction en long, occidentale : sans astérisque est à partir du méridien littoral ; accompagnée d'un astérisque* décelai des Iles Fortunées; accompagnée de deux aster. ** dérive d'un méridien qui est dix degrés s l'ouest de celui des iles.
(fr) Erreur qu'il faut remplacer par .iLa. w-w
Sirdjan qui est éliminé dans la nomenclature du m* climat.
[c) L'écrivain du manuscrit a laissé ce nom toutà-fait indéterminé: c'est «ftSk Djour, aussi éliminé
de la nomenclature du m" climat. La long, paraît donner le nombre de 78 ou 75, ainsi qu'elle semble dériver du méridien le plus occidental: mais comme la série suivante offre les longitudes régulièrement progressives, j'ai cru plus raisonnable délire 93.
(d) Erreur dans la latit. elle doit être 34 .
(e) Sedjestan est compté au m* climat dans la nomenclature.
[f) Kennan est à confronter avec Sirdjan , et sa atit. doit être 80, mais l'éerivain du manuscrit a laissé h courbure du kcf imperceptible.
(ff| Eliminé de la nomenclature.
(a) An lieu de 93 on pourrait lire 83 ou 403, mais la suite progressive des long, avertit que c'est l'effet d une tâche d'encre faite par une bronchade de la
plume. Dans les minutes et dans la latit. la même incertitude de la leçon.
(i) Erreur dans la latit. Le man. offre plutôt une
bizarrerie de ! J ce qui donnerait mieux 37* 4'.
!k) Sa longitude, sans doute, devait être 407. f) Sa latitude devait être 36.
m) En confrontant la position indiquée d'Ardebil avac Adherbidjan on voit une discordance irréconciliable. Peut-être l'écrivain à forgé le nom d'Ardebil sur i.y**^ Kazvin endommagé et illisible
dans l'original. En effet la position du prétendu Ardebil est celle que rasm donne à Kazvin.
(n) Les latit. de Raï , Koum , Isfahan , portent erreur : les deux premières ou toutes les trois à la fois. Isfaban est éliminé de la nomencl. des climats.
(o) Erreur dans la latitude , le copiste n'a su distinguer 36.
(p) Ourmia, dont la latit. est en erreur.
(q) Mervassahdjan , éliminé de la nomenclature» devait se trouver dans le iv* climat.
(r) La longitude ainsi marquée par le copiste est une erreur qui donnerait 30° de différence avec le méridien littoral : elle devait être 73 ou 82 ou 92. Dans la nomencl. Balkb se trouve dans le iv* climat.
(s) Du iv"é climat.
(f) Erreur dans la latit. parce qu'elle porte au vi** climat.
XLij PROLÉGOMÈNES.
positions de Kerman et Sirdjaa sont les mêmes, or il reste 11 positions du méridien des Iles. — Enfin, on trouve 14 positions, -dent le premier méridien dépasse dix degrés à l'ouest celui des îles , et vingt degrés le méridien littoral. Jérusalem, Damask, Nisabour, flerat, n'entrent dans la suite des longitudes des méridiens précédents , qu'à condition de ce troisième méridien plus occidental que les deux antres. — L'annotation de l'astronome Hassan al Komi réunit donc les positions de trois différents méridiens à parties égales, 14 du méridien littoral, 11 du méridien des lies, et 11 du méridien plus occidental. Quel plaisir pour les astronomes d'avoir à leur disposition tant de méridiens. Le méridien oriental qui désigne cette triple espèce de positions, où est-il? il est à 180 degrés du méridien occidental, il émane, il dépend de lui , il est aussi triple , comme les méridiens à l'occident triples, il est sans fixité, tout-à-fait extravagant, jeu de compte et de mécompte. Et celui du milieu, arin, aussi triple. Je ne sais m'expliquer quel avantage a pu tirer la cartographie de toutes ces tergiversations; il est certain que l'astronome alkomi annota à partie égale les positions de trois différents méridiens , auxquels il assigne le 180e degré, ainsi qu'il désigne les longitudes de positions par le complément de demi- cercle; ne partant pas de premiers méridiens, il dirige les longitudes de l'orient vers les trois premiers méridiens par les demi-cercles respectifs de chacun.
D'où a-t-il pris ces méridiens et ces positions ? De trois différentes cartes? Massoudi examina plusieurs cartes différentes, parmi lesquelles il distinguait celle de rasm comme unique bonne ; or, il renvoyait celles d'Âgathodaimon , de Ptolémée, de Marin de Tyr dans le rebut des plus mauvaises, car elles s'éloignaient monstreusement de la composition de rasm ; les autres qu'il a vu étaient plus conformes à celle de rasm et c'est de ces autres qu'il préférait rasm. Hassan ben Àli avait à choisir pour ces annotations. Peut-être que parmi ces différentes cartes il y avait une sur laquelle furent inscrites à la fois les longitudes de trois méridiens , et les trois méridiens y furent tracés. En ce cas, ces positions komiennes, provenant d'une seule carte, se rangeraient harmonieusement dans un seul système. Pour l'examiner et se faire mieux comprendre , je compose de ces positions une carte au triple méridien , qui ne s'étend qu'à partir de la Palestine jusqu'à Fargana, par 40 degrés (voyez la carte ci-jointe).
Pour régler cette carte il faut encore mettre Daïnavour à la place de Nehavend; Damavend presque à la place de Koum (voyez les notes de la table ci-contre) et coordonner les latitudes de Raï, Koum et Isfahan qui sont déplacées. L'annotation alkomienne ne s'enquière nullement
ARABES, lit. XLllj
de la scrupuleuse précision, elle néglige ordinairement les minâtes qu'on ne trouve qu'une dixaine de fois sur quatre-vingt.
Mekka , Médina , Bagdad, Koufa se trouvent en ordre de la carte de rasm , sans être en état de constater l'identité des annotations avec rasm, car ces positions se trouvent partout dans le même ordre. Hamdan et Kaévin (Ardebit) se conforment à l'indication de rasm avec leurs latitudes et longitudes sans minutes. Le désordre entre Raï, Koum et Isfahan , confronté avec les positions rasmiennes
Raï long. 75 lat. 35 rasm, long. 75 0 lat. 35 45 Koum » 75 20 » 37 » 74 14 » 35 40
Isfahan » 74 » 54 » 74 40 » 34 50
paraît se régler moyennant les minutes de rasm négligées par l'annotation d'alkomi , et Terreur latitudinaie de Koum corrige l'indication de rasm ; elle corrige de même la longitude de Koum qui est également lésée dans la copie de l'annotation komienne. Ces rapprochements cependant sont encore loin de pouvoir identifier les annotations komiennes avec rasm, lorsque partout ailleurs se présentent de contrariétés infinies de toute sorte. Toutes les autres positions sont en discordance; celles qui sont les plus rapprochées, diffèrent en longitude ou en latitude par un degré au moins. Il serait impossible d'accuser la copie la plus inexacte de tant d'erreurs. Les annotations du komien proviennent d'une autre composition et non pas de rasm. Massoudi appréciant rasm , a vu différentes autres cartes. Hassan ben Ali avait à sa disposition une de ces autres , et il en avait plusieurs.
Suivant ses annotations, la position de Taberistan s'accouple avec celle de Kerman, et la position de Sogd avec celle de Sedjestan. Le premier couple se divise moyennant différents méridiens et chaque position entre dans l'ordre. L'autre couple , Sogd et Sedjestan, provenant du méridien le plus occidental (et le moins oriental), ne se sépare point. Faut-il l'attribuer à l'erreur dans les latitudes, ou à la provenance différente de deux positions qui se rencontrent fortuitement sur le même point?
Rasm plaçait Sogd par 36° 30r de latitude qui répond à la latitude de l'annotation komienne. Tout près on voit Fergana par 57° 0' de latitude : c'est la même qui se trouve encore dans la table d'Aboul Hassan le marokain..Cesont les indices de la carte almamounienne et il n'y a qu'à transporter Sedjestan dans le me climat par 32° 20' de latitude, comme on la trouve dans la table d'Ibn lounis, et d'accepter cette rectification d'erreur.
XLÎV PROLÉGOMÈNES.
245. Mais oc n'est pas la faute du copiste , quand Hassan ben AH annote 57° 0' de latitude à Sedjestan, parce que lui-même le place dans le ivma climat : or il emprunte cette position de Sedjestan d'une composition qui est virtuellement différente de la carte d'Àlmamojun. Il place Balkh dans le ve climat par 45° 0r de latitude (Zariaspa de Ptolém., 44° 0'); Mervassabdjan par 45° 0'. La position de Sedjestan dans le ive climat (du lac Zerrak, Aria de Ptol. par 56° 0f) se conforme à ces autres. Sogd et Fergana doivent se ranger dix degrés plus au nord, Sogd par 46° 0' (montes Sogdii de Ptol. 46° 50f), et Bardaa par 45° 0f de latitude, etDjordjan par 41° 0r (Hyrkania de Ptol. 40° 0r, embouchure de Maxere 41° 50f) sont les positions d'une composition qui traçait les cours des fleuves Kour (Kyros), Djihoun (Oxus), Sihoun Schasch (Jaxartes), par les hauteurs indiquées dans les cartes de Ptolémée.
Nous avons admis que les arabes compulsaient les caries de Ptolémée, et nous avons attrapé plusieurs exemples de positions relatives extraites de Ptolémée (chap. 17, 52, 54). L'analyse de l'annotation d'alkomi fait ressortir la probabilité de l'existence d'une carte arabe basée tout-à-fait sur la composition du grec , d'une carte ptoléméenne traduite en arabe, où le golfe persique dans sa forme carrée devait figurer aussi, tel comme on le voit dans la carte d'Àboulféda (n° 59 de notre atlas). Cette probabilité me fait revenir en passant sur Abou Rihan.
Des apparences obscures fournies par la compilation d'Aboulféda, me décidaient de supposer le grand géographe de l'orient de la plus grossière négligence ou de l'incapacité de bien connaître le Farsistan et son golfe (chap. 42, 44, 99). Je ne puis me le pardonner. Maintenant que la probabilité de l'existence de la carte ptoléméenne en arabe ou de la composition presque ptoléméenne se décèle assez clairement : je dois consciencieusement retirer mes suspicions mal fondées. Le grand géographe birounien a pu discuter dans son kanoun sur une semblable configuration et la désapprouver comme il désapprouvait quelquefois un atval qui péchait par trop d'exactitude ; il a pu discuter, quand il voyait cette configuration dans Ptolémée et dans certaines cartes de sa connaissance. Aboulféda,qui puisait de différents niskath (ailleurs) dans kanoun choisit pour son compte l'objet de réprobation. Il l'étalat dans ses prolégomènes, où il arrange les emprunts sans déclarer les noms de ses créanciers. Or, il est probable qu'il emprunta le golfe persique d'une vieille composition, de laquelle alkomi extraya quelques positions.
Quand Massoudi examinait les cartes variées , il regardait celles de Marin de Tyr, celles de Ptolémée; une arabe , Calquée sur Ptolémée,
ARABES, 945. XLT
plusieurs grecques , et la meilleure de toutes les autres, la carte alraamounienne de rasm. Pour comprendre la marche et l'origine de la géographie des arabes, il y a encore beaucoup à chercher dans le berceau de leurs études.
La table de l'astronome Hassan ben Ali alkomi, qui annote les longitudes et les latitudes de 39 positions, est différente et ne s'accorde guère avec la description des climats qui la précède; elle-même elle renferme dans son cadre un assemblage de discordances. Alkomi a pu la trouver prête à copier, ou extraire d'une plus simple, comme il extraya la description des climats; mais il a pu aussi bien la composer lui-même, empruntant des annotations discordantes, qui étaient chez les arabes nombreuses et de différente espèce. On rangeait les longitudes et latitudes en tables et longues séries ; on les inscrivait dans les relations de la géographie descriptive; on les notait sur les cartes desinées à coup-d'œil et probablement sur les cartes régulièrement dressées; on les gravait sur des instruments mathématiques. Alkomi avait beaucoup de matériaux dont il fit un pèle mêle. Il est triste de regarder la légèreté, la négligence, l'incurie des arabes; il est regrettable qu'il faut de peines inouïes pour rendre leurs descriptions, leurs explications claires et intelligibles; que leur génie , leur intelligence fertile , leur savoir, s'enfouirent dans une confusion obscure qui les rend au prime abord inintelligibles.
C'est sur les astrolabes qu'on trouve souvent des positions géographiques mentionnées : mais ordinairement elles ne sont accompagnées que de la latitude (voyez Sedillot, matériaux, p. 338-356). Ainsi Ahmed ben Kalaf (vers 905) inscrivit sur les shafihahs de son astrolabe , les latitudes de Mekka 21°, de (Médina) 24°, de Eathych 27°, de (Bassora) 31°, de Harran 37° (p. 343). — Un astrolabe réputé sicilien (pour l'Espagne), négligeant dans ses indications les minutes, ajoute les heures du jour. D'après ces indications l'île Serindib est sous la ligne équinoxiale et son heure 12. Dans un autre disque est inscrite la Mekka, accompagnée d'une erreur et la latitude 24° (préparée pour Médiue). Ensuite :
Latit. 30° Misr 14* 39° Dénia 14»» 48'
33° Bagdad 14 13' 41° Saragossa 15 3
36° Almeria 14 30 48° 15 55
37° Malaga 14 36 51° 16 21
Et pour la latitude 66° heures 24 (p. 349). — Plus de soin pour le» minutes latitudinales donnait Aboubekr ben Jousouf marokain en 1218, quand il inscrivit dans son astrolab (p. 346, 347).
XLVJ PROLÉGOMÈNES.
Mekka lalit. 21' 40r ScviUa 57« SC
Médina 25 0 Cordouba 28 30
Sebta 35 20 Toledo 40 0
Almeria 36 30 Saragossa 41 30
Je souhaitais de multiplier ces exemples pour en tirer des conséquences, et j'avais de belles espérances d'avoir les positions des ouvrages d'Albateni (d'Escourial), de Kouscbiar (de Leyde). Malheureusement les démarches réitérées et chaque fois infructueuses des mes amis ont absorbé un temps précieux, et m'ont paralysé longtemps dans d'autres moyens. Si elles m'arrivaient, elles arriveraient trop tard. Les notes d'Ibn Iounis , d'Àbou Rihan , d'Arzakhel , nous ont apportées une belle lumière. Il faut espérer que les doctes gardiens de manuscrits orientaux, fouillant le trésor inaccessible pour le vulgaire studieux, auront le plaisir d'extraire des notes précieuseus pour la géographie, autant sur les observations astronomiques qui déterminaient les longitudes géographiques , que sur les observations de latitudes des lieux observées plus souvent par les arabes et avec plus de succès, quand ils disposaient du gnomon à trou. La levée des latitudes est très-importante pour Thistoire de la cartographie. Quand la longitude soutenait les dimensions de la carte , les latitudes dirigeaient le canevas des distances , et quand on voit qu'en 1218 l'astrolabe d'Aboubekr inscrit Medine par 25° de latitude, on peut dire que l'examen de latitudes déterminées est un examen du développement de la cartographie et de son indolence.
L'impression des prolégomènes commençait à avancer, lorsque la note tant désirée de Kouschiar vint se présenter à ma disposition. Mes recherches pour trouver le manuscrit de Kouschiar à Berlin , furent sans succès; celui à Leyde se montra plus à portée d'ouvrir ses pages. Par l'obligeant intermédiaire du prof. Kist , j'obtins la copie , préparée par son ami le Dr A. Kuenen, actuellement adjutor interpretis legati Warneriani» Qu'ils acceptent ma reconnaissance, et je pense témoigner mieux mes gratitudes, en publiant cet extrait précieux pour les études, et en m'empressant de l'examiner autant que les moments d'urgence me le permettent.
« Le manuscrit n° 8, collect. de Golius, dit le Dr Kuenen, contient un livre d'astronomie d'Abwl Hassan Kouschiar ibn Labban, ibn Baschliari al djili (le Djil en Mavaralnahar, vivant vers 1060, voyez chap. 45,66). Dans notre manuscrit il porte le titre «^Lac-M <ô^ (de tables générales) : cependant il me semble qu'il ne diffère ^ pas 4e l'ouvrage que hadji khalifa (voyez l'édition de Fluegel in voce)
ARABES, 143. XLVlj
nomme : «JUIjl *-»LsrM ^p (tables générales et particulières). Dans la dernière partie £ de cet ouvrage se trouve une seule table indiquant la longitude et la latitude de quelques lieux. Gomme le reste du livre, elle est écrite inexactement; les points diacritiques manquent presque toujours. Gomme il est possible cependant que ce qui me semble obscur, douteux, puisse être d'une grande utilité à ceux qui sachent s'en servir, je vais donner une copie fidèle autant que possible de cette table. » A la fin il continue : « J'ai ajouté les points diacritiques dans les noms des villes, si leur prononciation ne pouvait donner lieu à aucune contestation; dans tous les autres cas je m'en suis abstenu. »
La table contient 90 positions. Les noms des villes sont assez souvent estropiées , la leçon de plusieus paraît être incertaine. L'explication heureuse de la plus grande quantité de consonnes muettes , accomplie par les soins du Dr Kuenen , m'a autorisé de compléter la diacritisation de noms propres de villes sur des renseignements très-positifs : et si nous avons réussi dans notre opération , on pourra juger par ces noms que je laisse dans la reproduction arabe de la liste , de façon comme il se présentent dans le manuscrit , à cause qu'ils demandaient non seulement de la diacritisation , mais aussi une certaine rectification (voir la table entière commentée à la fin des prolégomènes).
Il paraît que l'écrivain du manuscrit, appliquant plus d'attention aux chiffres, voulût distinguer spécialement le 6 par la forme plus déterminée; et par les points les 50 des dixaines; les 80 des centaines : si donc dans les chiffres quelque nombre paraît discordant, il faut y considérer une erreur ou méprise , ou l'embarras de la leçon par exemple de 4 ou 7, de 50 ou 20. Le savant copiste a marqué plusieurs fois ses doutes.
La table offre de graves irrégularités , mais je pense qu'on ne peut pas l'accuser de trop d'erreurs incompréhensibles. La suite est rangée par climats et marche dans chaque climat par la longitude progressive de l'occident vers l'orient : cet ordre observée est utile pour déterminer plusieurs rectifications qu'on voudrait opérer. Get ordre n'est interrompu que par quelques intrus déplacés, qui s'y sont glissés on ne sait par quelle inadvertance; telles sont : Antiochia, Rakka et Amid dans le ive climat et Fostat misr dans le mme. Leur déplacement lésa leurs longitude^ et latitudes. Sarkhas et Balkh à la lin , ne sont pas à leur place, mais inscrites, après tout, sont en dehors des suites régulières. •
De la nônantaine de positions,. 86 se retrouvent juste les mêmes dans la table plus abondante d'Ibn lounis; deux, celle d'Amid
XLVÎij PROLÉGOMÈNES.
et de Sirdjan, qui manquent à la table d'ibn Iounis, sont juste les mêmes qu'annote rasm ; il n'y en a que deux, celle de Nouba (Donkola), et de Goz, qui ne se trouvent ni dans la série de rasm , ni dans celle d'ibn Iounis. Ainsi que la table de Kouschiar annote le produit de la carie dont s'est servi antérieurement Ibn Iounis. La seule différence qui distingue les tables des deux astronomes , se réduit au premier méridien : Ibn Iounis compte les longitudes du méridien littoral, Kouschiar, du méridien des fies. La réduction sur ces deux méridiens est très-régulière chez eux. Cependant les cinq positions de la table de Kouschiar, à savoir : de Mahmoudia, Kerman, Kaboul, Birun, Mansouria, s'en écartent, comme si elles étaient comptées du méridien plus occidental que celui des îles : mais cet excès vint de l'inadvertance de la réduction , qui n'a pas remarqué l'irrégularité de la table , ainsi que la longitude par nonantaine de la table d'ibn Iounis devait rester intacte. On peut dire qu'aucun élément hétérogène ne se mêle dans la série de la table, aucun amalgame de la carte d'un autre genre, n'est a présumer : c'est la table basée sur la carte almamounienne , identique avec celle d'ibn Iounis. Cependant elle engage à quelques réflexions.
Kouschiar (entre 1055 et 1062), appelé en qualité d'astronome à la cour du sultan de Perse, étant un jeune contemporain du vieux Abou Rihan (1051), devait connaître ses grandes opérations géographiques. Cependant nous voyons :
dans la table de Kouschiar et dans la carte d'Abou Riban.
la latitude de Esfidjab, 39° 55' 45° 50'
de Samarkand, 36 30 40 0
deBalkh, 33 40 36 41
différentes, les premières n'étant que le produit de temps almamouniens et la table de Kouschiar ingnore les observations birouniennes. Je pense cependant que l'astronome ne devait pas être aussi ignorant que sa table : s'il Ta copiée à son usage, il possédait des données non annotées qui lui étaient connues.
Nous n'avons qu'une idée très-défeetueuse de l'œuvre d'Abou Rihan. Son kanoun, retrouvé et publié en entier, peut seul nous fournir un jour la connaissance parfaite de son mérite. En attendant, tout ce que nous savons d'Abou Rihan, vint des excerptes d'Aboulféda, qui aimait mieux la forme carrée que toute autre du golfe persique, qui ne savait pas discerner ce qu'Abou Rihan allait établir par lui-même et n'indiquait ce qu'il trouvait de discordant que par le petit mot niskat, ailleurs. Comment donc, pour un astronome constructeur de la carte, serait-il indifférent d'annoter les latitudes :