ARABES, 244. XL1X
d'Ispahan 33» 50* ailleurs 33° & c'est 32# 40* du persan
deSirdjan 32 30 — 30 30
de Hormouz 32 30 — 30 33 c'est 27 0 du persan
deTiz 36 15 — 24 45
et de s'en servir également ? L'astronome, qui connaissait et suivait ces latitudes , devait nécessairement répugner dans sa carte à toutes celles de Sirdjan , d'Istakhar et de leur cortège , qui serpentaient dans la construction almamounienne, par le 32e degré.
le ne dirai pas autant de Kouschiar : il ne se présente pas comme compositeur d'une carte , il annotait les positions de celle qui dérivait de la carte almamounienne , enrichie de nombreuses amplifications. Mais il vivait dans un siècle où Àbou Rihan en orient , Arzakbel en occident , opéraient cette refronte , qui devait ensuite engendrer les produits du xnie siècle ; il vivait dans les années où l'expérience arabe était Irès-avancée, animée encore par une curiosité active; lui-même probablement observait différentes positions du kbalifat et levait les latitudes. Or, lorsqu'en confrontant ses annotations avec celles de rasm et d'Ibn Iounis, je trouve les latitudes variablement indiquées :
dans rasm et Ibn Iounis et dans Konscbiar.
de Mosoul , 53° 30' 36» 30'
de Raï, 35 45 36 0
de Koum , 35 40 37 (35) 0
d'isfefaan, 34 30 32 0
de Djordjan, 37 45 36 45
je pense que ce sont des gouttes limpides d'une source nouvelle, qui troublent le calme de l'ancien étang, annotées par l'astronome sans égard aux situations et au climat, que la carte assignait à l'ensemble des positions.
244. Je prends maintenant en considération un autre échantillon de positions annotées, qui décèle l'importance de ces annotations pour la connaissance de la cartogrophie.
A la fin de l'atlas, j'ai placé, n» V, une description de climats d' Abraham bar Haïia, israélite espagnol, de 1136. Elle se trouvait dans sefer tzorath hara, ou astronomie théorique, éditée par Munster sous le titre de sphsera mundi ; elle se dislingue par la division inusitée dans la géographie et ne méritait guère ndre attention. Elle étend les climats entre 15° 30' et 48° 0' par parties un peu inégales, en largeur de 32° 50' seulement. Le 40me et le 45œ* degré y divisent les trois derniers climats v, vi, vu, entre 36° et 480.
Dans un autre ouvrage , sefer habor, ou chronologie mathématique et technique, tout nouvellement édité par la société d'antiquités hébraï-
PEOL. 4
L PROLÉGOMÈNES
ques , le même Abraham revient à une semblable division de climats et donne une tablette de longitudes et latitudes de 23 positions géographiques (p. 120). La division des climats consiste en compte égal de six degrés pour chaque climat. Le quart du cercle, de la ligne équinoxiale jusqu'au pôle est divisé en 15 zones d'égale largeur : à partir de la seconde zone, du 12me degré (ou 15° 50'), commencent les climats : le ier s'étend jusqu'à 18°, le ue jusqu'à 24°, le me jusqu'à 50° (ou 50° 50*), le ive jusqu'à 56°, le ve jusqu'à 42°, le vie jusqu'à 48°, le vne jusqu'à 54°. Ainsi la largeur de tous les climats s'étend de 12° à 54° par 42 degrés (chap. 1, p. 7, 8).
La tablette qui contient 25 positions , commence par Soria ; ensuite avance par la longitude progressante jusqu'à Mitzr; à la fin, pour Girona, Monpeslar, Toulousah, Jérusalem et Mekka, elle forme une autre suite de longitudes, progressante ou irrégulière? Elle annote aussi le climat de chaque position. Nous séparons ces positions d'après les climats indiqués par Abraham et nous plaçons à côté des longitudes et latitudes celles que donnait aux mêmes positions l'astronome marokaio Aboul Hassan, cent ans plus tard (12).