LATINS, 168. CXV
il se foit que l'illustre ami n'a pu faire sortir de ses dépôts l'œuvre achevée : lui en France? quand je puis, dans ma retraite à l'étranger, faire éditer le produit aussi étendu de mes veilles (47).
Les préparatifs de la publication de monuments géographiques, latents tant d'années, creusaient une bien triste situation à mes études. Par égard à la grande entreprise de mon ami, je n'osais toucher aucun monument géographique latin non publié, de ceux qui entrent dans le cadre de ses préparatifs, ce qui dérobait à ma connaissance plusieurs monuments de la plus haute importance, quoique je puisse les avoir sans m'adresser au dépôt de Paris («s). J'entends dire : qu'il était de mon devoir, d'avoir avant tout des égards pour mes études et que ménager l'entreprise d'un ami et faire tort à mes études, n'est pas jastiâable. Aussi je ne me justifierai point : mais je répondrai à cette objection, que mes moyens très-modiques ne pouvaient d'aucune manière acquérir tout ce qui serait nécessaire à mes études; or, j'épuisais mes ressources en me procurant d'autres matériaux que je n'aurais pas eu, si je voulais posséder les matériaux des préparatifs de l'illustre créateur du dépôt de Paris. Je me mis en possession d'Edrisi, c'était assez (voyez chap. 56, 63, 246 et la préface).
Par correspondance je pus me procurer les copies et les calques. Pour voir les monuments dont on connaît l'existence , il faudrait se rendre sur le lieu où ils sont conservés et le temps n'est pas propice pour voyager dans les pays civilisés en ordre. Or sans bouger de ma loge, je restais eloué à ma chaise. Les matériaux s'accumulaient dans ma chambrette petit à petit et fortuitement, comme je l'ai dit dans ma préface et dans la spécification des cartes,
$&5. Les inconvénients de ce lent accaparage dépassant mes moyens étaient grandes pour mes études. Il fesait à la fin ma misère assez riche : mais nombre de matériaux arrivaient trop tard et ceux qui passaient par mes mains comme des éclairs , communiquaient souvent une lumière imparfaite ou trompeuse.
Trois calques par surabondance de la bonne disposition de mes amis arrivaient de l'ouvrage de Gough pour la partie méridionale de l'Ecosse de Harding, et je m'empressais au mois de novembre 1849 de la placer
(47) MM** Pittiet livrant à la circulation mon atlas, ont très bien remarqué, que le concours de mes compatriotes polonais Tient en aide à leur entreprise belge. — En France , le recueil dd mémoires et voyages édité par la société géographique, compte plus de 400 souscripteurs ; ces souscripteurs auraient-ils perdu le goût pour la géographie par ces temps défavorables? et seraient* ils indifférents pour les monuments géographiques et pour les efforts de leur illustre compatriote?
(48) J'avais <j£s propositions de mes amis qu'ils me procureraient les copies de Haldingbam , de Piuigaai : je répondais : ces cartes inédites son déjà gravées pour M. Jomard,
€XV] PROLÉGOMÈNES
sur la planche de mon atlas (n° 67), certaio , momentanément, qu'elle était entière. L'examen de l'opinion confuse de Sprengel (noie 6 du chap. 103, t. II, p. 5), m'apprit qu'elle n'était qu'un morceau de la carte de Harding , que dans une autre portion elle représente le palais de Pluton, citoyen d'Ecosse, qui avait sa descente» dans son ardente demeure par les glaces écossaises. Nonobstant uses explications (dans le portulan, p. 29, note 169), je me reprochais amèrement que Harding s'était domicilié dans mon atlas , estropié et privé de sa belle décoration éminemment classique. Heureusement les remords de ma conscience ont cessé : au mois de décembre 1851 je reçus le calque exécuté à Londres par mon compatriote Ilnîcki et cette autre partie de Harding se trouve ci-jointe pour compléter l'atlas.
Le tableau tant désiré n'offre aucune position géographique, seulement une courte mention sur l'Ecosse septentrionale et l'image du palais de Pluton.
La partie septentrionale d'Ecosse y est en haut en forme d'une lie éloignée et tout- à-fait séparée de la partie méridionale par l'immense palais. L'épigraphe : the wa(er ofSulhyr forsaid, indique la mer septentrionale; mais elle tourne en golfe comme si la terre de l'Ile continuait encore , quoique l'inscription de Sulkirlwd and Catnesse prévient qu'il s'agit du coin oriental, qui contient : Ihe castel ofDnnwke, and Dornak the palais calhedral, tho burgh of Wyk% Peghtyly, Korkody, Borworsy, Trefannock and many good places and viUages, forçai , eorme and catael grete plenty; and ai (fie norht-teest ende ofall Gatnwe, is Kentyr and Kentyrynougk. Mais l'Ecosse occidentale est, io the westsurrounded by mounlains Kerkerelz , ihat som lyme were northern Peghles. Par ceci se termine la partie géographique.
A côté de mare occidentale, se déployé entre les deux parties d'Ecosse un grand édifice, ou la partie latérale d'un château crénelé» sur la porte duquel , tournée vers l'orient, on lit : ihe palais of Pluio, hmg of Hel, neighbore lu $coUz. Au nord, c'est-à-dire au-dessus du château on lit : odium sine requie, Styx, the infernal flode; au sud, au-dessous dolor et doit**, Acheron, ihe infernal flode; à l'orient devant la porte : luclus perpetuus , Çoehiton , the infernal flode; enfin par derrière à l'occident : ardens guerra inler se, Flegiton, the infernal flode.
Par le milieu sont inscrits 21 vers divisés en trois strophes, -dont la première au-dessus de la crénelure, les deux autres sur la muraille de l'édifice :
Black by the bankis and the ripes also Thon sorrowful se, fui of Stremes black, Wher Pluto knite of helles regneth in wo
lATOfft, 165. CXYij
fa bit palais of priât irith bost and crak . Neighbore to Scètland w ithout any lak , With four fledes fou nous infernal Ebbinge and flowinge in the Se borial.
Styx, Flegfton , Cocbiton ând Acberon ; Tho ben four flodes withouten any rest Euer fiowing and ebbinge thts se upon With windes and wawes, of te borial nest That rule thèse floodes by est and west ; Blowing misrule tburgh Sootland al and su m As scriptur faith , a Boria omne malum.
Betwene the see of the west tu occyon
And the hiltes of SeoUand to cadent
The wikl Scotry hâte thefr proper mansion
Whiche dispose thaym woob with another asservi;
And the wilder they, ben wRhont régiment
The sooner must they maked be and tamed ;
Wild hawkes to hand then hennys rather by reelaimed.
Le spécimen des îtes britanniques de la mappemonde de Haldingham, fac-similé lithographie par Tucker et publié 1849, par Bannister (49), m'est arrivé tard comme je l'ai dit (chap. 105, note 9, t. II, p. 7). Le spécimen de Gough que j'ai copié (b° 69 de l'atlas), n'est pas exact, n'a pas observé assez rigoureusement, ni l'écriture ni les formes. Dans l'original aucune épigraphe n'est en majuscules. Dans l'original le milieu de deux îles est plus empoulé ; de l'est et de l'ouest l'ensemble arrondi; le canal entre Hibernia et Dritannia ne s'ouvre pas autant; l'île Viventiûm est rapprochée à Vata autant qu'Oleram, et toutes les trois avec la tête béante de Svilla forment un carré. Les rivages Aquitanicus finis se prolongent par Nor (Normandie), Flandria vers le nord et cernent par un canal courbé la Bretagne et l'Ecosse jusqu'à Svilla du nord.
A l'est de Svilla on lit : Sinus germanicus, quo septem uiri iacere ferunlur, incertum esse quo tempore, sed quantum ex habilu corum cognoécilur, Romani fuisse eredunlur (les sept dormans?).
Au delà : Orcades insuies xxxuu , ensuite
Vliima fite, Pâand, Farelo,
Après à Test Noreya (Norvège), dans laquelle on voit un homme debout sur une bûche de bois, tenant un bâton accompagné dcl'épi-
[49) Tb* royal geographicaï eociety (dît Baûcister, p. 40) lias procured a copy to be made of it with a view to publication. Another copy liai by M. Jomard of Paris.
exvilj PROLÉGOMÈNES.
graphe : super egeat currii! H est probable qne 6a figure représente un patineur qui courre les mers gelées, glacies œgseas (a mare Àegaeo). Par devant de celte figure est assis un singe, simea en Norvège. La carte de Haldingham offre quantité de semblables curiosités.
Mais son fragment que nous regardons, décèle une plus importante particularité. Elle est dressée sur la rose des vents. A partir du fleuve Bande d'Irlande, où se termine occident, commence teptentrio. Ainsi l'inscription des quatre points cardinaux cernent cette grande mappemonde. Ces quatre divisions sont subdivisées par une série de vents qui cerne à son tour le monde. Sur le point indiqué nous avons....
(occ\)-den(e nubilosus, in Yndia serenus, ideo dictus Chorus est
(occidentem?) concludat. Pour la partie septentrionale, commence : Circius qui Traceas facit nubes et grandinum coagtUacione(m), dictus est circuis eo quod in circuto coniungitur cum Ckoro. Vient ensuite S.... (voyez çhap. 408). C'est tout ce que je puis ajouter à la notice que j'avais donné (chap. 105) sur la mappemonde de Haldingham (so).
Ce n'est que trop tard que je puis rentrer en possession de mon ancien dessin de la mappemonde du manuscrit de Turin, que j'aime à qualifier de mappemonde maurienne NIAYRARIA (nu). Il a été fait sur la figure publiée par Pazini (catal. de la bibl. de Turin , t. I, p. 28), il aurait épargné ces doutes qu'on trouve dans la description de la carte (cbap. 50, t. I,p. 87, 88).
stolie s'y trouve inscrit le long du rivage du Danube, entre son embouchure et Dardania. C'est Doro-stolum, Dorostolus, Drista, Silistria d'aujourd'hui.
L'épigraphe amazone n'offre aucun doute à mon avis. Elle porte : Timisci (Temiscira) fui (sut, sunt) campi deserci (deserti). — Dans fui ou fut , on lisait fici , fixi : mais le prétendu c, ne se déclare point aussi nettement, en x, ni en c, comme on s'imaginait.
L'épigraphe transocéanique porte : Extra très autem partes orbis, quarta pars trans oceanum interior est, qui solis ardore incognita nobis est, cuius finibus antipodes fabulosore (fabulosores, fabulatores ou fabulosorie), inhabitare produntur.
Tancuses insula&e laisse plutôt lire : Tantutes. Elle ne se relate point à Tamatide de Gui ravennate (30, p. 107), qui est Dumno des Orcades : mais aux Feroer, îles ensuite connues sous le nom de Frisland , indiqués par l'île Farelo sur la carte de Haldingham; et par Nordostacha (Nortreyar) et Eustrachia (Osteroe), dans l'énumération du ravennate Gui.
(60) Voyez encore l'examen et les rectification! de plusieurs épigraphes de la copie des Iles britannique, n* 69 de l'atlas , è la fin de l'errata dans la partie du portulan.
LATIKS, 966. CXJ1
Wagfrenaar, Van Keulen, Renard, le Neptune français, mes copies de Fadas espagnol de 4573 entraient trop tard dans ma possession ; te carte de la partie occidentale de la méditerranée d« capitaine Smith est également arrivée trop tard à ma connaissance : mon portulan général était déjà imprimé. Compulsant mon imprimé avec les nouveauxvenus, je rencontre les explications de certaines positions moins déterminées, et je vois qu'ayant ces atlas j'aurais renoncé à me servir de la carte Bleauw-Berey surchargée de fautes qui ne méritent d'être rappelées (m).
266. Mes notes et extraits d'Edrisi, quand je n'avais pas son ouvrage et quand j'étais encore privé de son atlas, pouvaient donner de mauvais conseils. C'est ainsi par exemple , d'après mes notes, que je me portais avec la ville tibétaine Boulhinkh^sur la ville frontière de Chine, Batang (cartes de l'Inde et de la Chine, chap. 16). La carte d'Edrisi plaçant Bouthinkh à l'occident du Tibet, prouve que les pays environnants de l'actif commerce : Kaboul, Vakhan, Djil, Vaksch (III, 9, p. 495) ne se relatent point an Tibet en général, comme je me l'expliquais, mais spécialement à Bouthinkh, et à sa rivière Schermak. A la réserve cependant si la carte répond à la description , et ne détourne la position de Bouthinkh, où broutent des chevrettes au musc et croit la rhubarbre de Chine.
Oudj* situé vers l'est, répondra la province Ouï ou Oueï. Bervan à l'ouest vient peut-être de la montagne, pays et ville Bourang, partie de Ngari ou Ladak, petit Tibet; et Bouthinkh, s'il n'est pas Batang, est à rechercher dans cette dernière province.
(51) J'ai réuni quelques rectifications de mon portulan, pour les placer à ta An de l'errata où on les trouve. Ici je m'arrête sur la note 7 du chap. B, du portulan , p. 3, col. 4. Dans cette note l'obser Talion d'une confusion qui embrouille la carte de France de la publication d'Ubelin (voyez n" 411 de aotre atlas), tombe à la fin dans une fausse explication des positions an delà de la Loire.
Cette carte de France se trouve corrigée et publiée en 1538, dans le recueil des .cartes qui accompagnent l'édition villanovane de Ptolémée à Lyon. Cette correction y est effectuée au prix de deux tiers d'épigraphes éliminées. Les rivages db Bretagne subirent cette réduction et offrent la confusion d'un antre genre. Dans la partie méridionale il n'y a que cinq positions : tomeuaile lisez cornouaile (Quempercorantin ou Cornouaille) ; puis Vanna; ensuite Arabom, Auenas, «t garacida lisez garanda (Guerande).
An sud d« Vannes près de Stoey existe Harbon (moulin dn Harbôn- d» Nepttâe franc;), qui répond à Arabom; la carte de Sanson, inscrit Arzon près d« Lomaria à l'ouest de Serson, qui pourrait répondre à Auenas. Mais cette explication n'est pas justifiable. Les trois positions de la carte de Villanovane -.Vannes; Arabotn, Auenas, sont retournées dans la suite de celles de t-Pont-Âvou, Aoray et Vannes. '- •
An delà de la Loire la carte de Villanovane indique clison, ilison ou clison de V. (Clion près de Pornic de la baye de Boargueuf); pois vient ligir, ligir de V. c'est la guier d'OHone , qui confirme notre explication de Balghir d'Edrisi (voyez analyse de plusieurs sections chap. 12, t. III, p. 89); ensuite futum, lusson de U. (Luçon), plo'ba, plo'ba de V (point du plomb) et Rocella.
CX* raOLÉGOMÈRES.
Maura camaideiète 14.
Longtemps je n'avais eu à ma déposition que la figure de la mappemonde de Mauro et quelques uetes de circonstance. Mes étude» avançaient* le temps pressait et l'impression du portulan s'était tenminé, lorsque je trouvais u» moment preyiee pour me préparer ua extrait plus ample de la description de ZurhL Je vois que te chapitre des Iles de mon portulan (chap. 51, p. 25,26), aurait grossi si j'avais eu à temps la description zurlane (contenue dans les chap. 19, 27-29). Voici ce qu'elle rapporte à mon portulan pour le chapitre des fies.
pans le golfe de MiWh&r , fra ftl&uro place au sud éel cave d'fiti, l'Ile et le eafr Divùwoal (n° 88 de ï atlas); laquai è cavo de ïsêle iStttt, eome apar e testimeoia queli che navefp per quel mar. La navigation y est periUieuse. Au sud sent les MiMùm, dont le nombre de 12030 est représenté par une longue chaîne d'îles tournée vers sirocco.
Vers sirocco dm cap de Diviamoak se trouve une Ile raisiné, nommée Colombo, tjràs^commeffçantes où il y a beaucoup é'or, du poivre , de f indigo, des lions noirs et un perroquet blanc au bec rouge. La gent de eette île est Juive, mahommédane et idolâtre. Cette âe est nommée dans la mappemonde d'André Rianco. Il ite paraît clair qae ctol Cetomb* de Ceylan , séparé en île.
La grande- île Sayjbam (Ceylan) est voisine, 3000 milles en circuit r riche, fertile, pleine d'éléphants^ renommée par un rvbisr qti'etie possède et par. la montagne d'Adam, pèétiuée par le père du genre humain. La chaîne des montagnes qui se prolonge partie te nom de Sepergavan (canton Sotfergam); et sont inscrits les noms des provinces : Mingen (Miugoae), Balaii (ville Pwtelan), Bctigavan (ou Belingol,ou Biligam, fttlligam, tous autour de Colombo), enfin Beluri.
Vers le nord, est FHe Abapaten (Jafnapatan),, picola ne laquai se pesea perle gran quantita (dans le golfe Manar).
Dans fa même direction plus loin au nord , l'île Nargitfas (J$egra»llesr Negraïs)* T
Ir> dremo di Trapobana da levante et da ponenfe de terra ferma , e in droma de Païgu (Pegou) ostro et tramontana, Andamanr laquai isola cum isuo andamani, vol ta mia 50fret e habitai per zente idolâtre, e sorteri, e crudeW^ e per molli se dice esser uno lago in questa isola, che metandoli fero de venta oro, e questo io dico a satisfacion dei testintôniar del molli.
Vers le sud sont les îles lamwri (Sfoumoran d'Oderich et de Mandcvillc? Pedir ou Sombaro), Arii (Suri) et Nwagari (iNaneaveri, Nagamri,
LATfilA, «OS. CIXJ
Niçobar), queste sono habiude da rente crtidel , iudomiU et idolâtra, o Trapabana se guatda eon queste gticgo. e gatbtn.
Tropefana over Sumatra, anUquissamamente cra nominata Simodi. L'opinion que Sonmatra est l'ancienne Taprobane s'est eoamnuniqnce aux Portugais et prédominait** certain temps là géographie (n9 tm>, 1U, 118-22, 126-129, 152,155 de l'atlas). Die est grande 4e 4060 miUee, divisée e» quatre royaumes; sa nature riche, produit le camphre; ses habitant», flno formosi bornent, forti e aentil e boni astrok)#, ma idelatri, — Parmi les rivières qu'en y voit, est Amm». Les villes portent les non* ée Jtoto (nom de Bjaba), Zeffo (répond à Faiec), Lema (à Larori » Lnmbet), Zampm (à ftamper, Fanfoor), Seutmék est difficile à distinguer parmi celle* qui sont aillent* variafctantent mentionnées.
Le dissentiment ée la nomenclature est pfas gyanA dans les apfeffatien*. des ttes voisines do Soumatrn. Mandevltte y indique q*att% (portai. 51)$. Blfturo y inscrivit trois : Company* (en* dé Samnfmonty, N*4*ram {BxtUtAl), MalUvi, cette dernière rappelle le nom de Matevir, reidePenlani.
L'île Somded (tes Mes do Sonde, détroit 4e Sonde} où se froncent dés perroquets à hait contours, et test outra blanc*, pieds et bde ronges.
Jwndan (Bantam de Javn)..
Ensuite asm battes: Brmpo (Bomrou?), Milite* (LameUa?)', &H* (ou Baleaet, on Solorfy, Proton*, (nom de Botne*?)», W»r (TeWo de Celébea?)b tontes voisines de Java.
€ùn» ww»orr isola fettilissima laquai ha S- regni et e elrcumdaéa 8 isole, nela quai nasee tesnocie, tf nele attre, & tempt de reçoit* vlen pantade o Gèarf* raaaor, e de la se despensa in tre parte r «wa pe* Znittyb e Gnalato; ahra» pOr ai mai* de India e Honora , Zide e a m Meeh*; e !& tera per el mai de Chataio delà parte trawentsua ; et In queste isolai secundo- eL testkaenio dequeli che aaoggano qoesto mar, el se vede el polo antaretteo feevado «no brazo* Il est évident que Mattro distingue Giava meftotf de Souraalra, qualifiée de Java minor par Marco Ptfto; qu'il donne ce nom à lava même, laquelle de temps très*recui es , colonisée par lien Chinois, avait des relation» directes avee m Cbhie (votyeiMaïdrdftns cartes de l'Inde et de la Chine, ehap. 20). SfMawre sfréct&a ses huit royaumes , Zurl* m les a pas rcftaléi
An nwd on uoia dam la mdppenmnde de Munit) de» petites : /VffMffl et Pepent&m (Buttam et Bintang), Critoli (Sirsin, Cecir), Sondur et €oriâur (Cotfdtare et ses frères)1, L&ccahe et Malaton Laïac et Billiton)1; et altre...
Au nord desquelles, Giava mazor (Bornéo) posta in levante in le uktroe parte del monde in droïno del Ciw pertinente? de! ChfctaW etdèj
CXXlj PEOLÉGOMÈNÊS.
colfo over porto de Zaiton ; la qaal volta zircha 3000 mia et ha 4 regni e del cavo dover ostro, elglie uno porto el qaal se chiamo Ramdan, e a visio de quelo et la cita de Giava, de la qaal se dice assai meraveie.
Je ne sais si mes explications des îles s'accordent avec celles données par Zurla , n'ayant pas pris note de la partie explicative.
Ensuite, vis-à-vis de la Chine, le long de ses côtes est, sont inscrites : Cimpagu (Japon de Marco Polo), AbiUn, Samira, Boris, Eride, Cicotora, Sicus, Oceania, qaeste isole se dice esser habundantissime de ogni metalo. Enfin vers grego Albernia. — L'océanie seole de ces tles est acceptée par le globe de Behaïm; j'ignore si les antres forent reproduites par quelque autre géographe. A Fane des tles chinoises, Schoner donne le nom de Ciagirma.
Il est certain que des relations positives ou inventées arrivaient à Venise de ces parages éloignés. Mauro se réfère souvent aux témoignages des navigateurs qui visitaient ces îles. Ces navigateurs comprenaient bien la relation de Marco Polo (métamorphosée bientôt en un monde de l'autre hémisphère) et savaient la compléter par leur* propres explorations. La revue des îles prouve ce que j'ai dit à ce sujet (cartes de l'Inde, chap. 29) et ce n'est pas les seuls Oderich ou Mandeville qui firent de nouveaux parcours, mais plusieurs plus habiles, dont les noms nous sont inconnus. Venise possédait encore ses communications, qui lui procuraient toute sorte de renseignements; ees renseignements arrivaient également des trois Indes, du nord de l'Asie centrale et de Kataï. La mappemonde de Mauro bien ou mal coordonnée, en déverse de plus abondants que ne le furent ceux des voyages connus. Si l'on veut savoir jusqu'à quel point l'Asie fut explorée à cette époque ; si l'on veut connaître les sources de compositions postérieures et comment sa mappemonde fut ensuite exploitée, il est absolument nécessaire d'examiner son Asie à fond. Nous avons jeté un coup-d'oeil sur les défauts de sa combinaison, relativement à la description de Marco Polo (cartes de l'Inde, chap. 51, t. III). Notre aperçu se basait sur la seule figurine publiée par Zurla (n° 88 de notre allas), qui n'est qu'un extrait d'une échelle assez spacieuse , mais privé de la parole explicative, tant il y a peu de noms inscrits. La description qui l'accompagne (que j'examinais plus tard) n'est pas suffisante pour l'analyse régulière, pour l'explication de toutes les parties et positions de la mappemonde de Mauro (ss). Pour entreprendre son analyse avec succès il bat avoir
(53) J'ai tin croquis d'une portion assez considérable de la mappemonde de Mauro, qui s'étend de Tamis et du Danube an tramontana , d'Island et Norvège jusqu'à Tangnt et Hera, calqué sur l'original. Joseph Sierakowski traçant les traits de fleuves, de positions et la situation des pays, annotait les endroits des épigraphes, et les noms de positions qni se prétentaient souvent illisibles, dans
LAIUIS, M». CXlîij
la mappemonde en entier. On me répèle que M. Sanurem prépare sa publication sur I'éebelle de l'original : tâche grandiose et généreuse dv Portugais, car Mauro élabora sa mappemonde pour le Portugal. Il faut attendre ce jour où M. Santarem saura dire : exegi munimenlum are perenniut.
Eh bien! je n'avais pas de mappemonde de Mauro, comme je n'avais point de cartes de Pizzigani , de Visconti et de beaucoup d'autres. Pour l'examen de temps postérieurs, le manque de cartes publiées en Italie arrêtait mes conclusions. Tout ce que la bonne fortune me procura de cartes publiées en France, me parait insuffisant pour bien déterminer le progrès ultérieur. Quant aux publications anglaises, je me vis tout-à-fait privé de leur produit, et je ne savais pas, et j'ignore si elles se trouvaient quelque part accessibles à mes perquisitions.
Je sais qu'il y a dans les bibliothèques publiques et particulière» beaucoup d'ouvrages que je pouvais avoir à ma disposition si j'avais fait quelques démarches à cet effet; que beaucoup de ces ouvrages sont capables de donner des renseignements et des lumières à différente occasion, de grossir considérablement l'érudition de mes études : mais pour me procurer ces ouvrages afin de les feuilleter, de trouver ou de rappeller ce qu'ils relataient d'utile , certaines attentes et distractions auraient demandé du temps et des retards : et ce temps impitoyable avale les années qui ne reviennent plus. Je devais donc renoncer au désir d'épuiser à chaque occasion tous les matériaux, négliger quantité de sources éloignées par leur position , glisser sur bien de choses et s'abstenir de se déclarer avec l'avis quelconque : je vois cependant que je ne savais pas toujours maîtriser mon imagination qui m'entraîna quelquefois trop loin («s).
r espoir de trouver l'explication dans la description curlane. Or, dans cette description , non-lentement la nomenclature de positions est extrêmement réduite , mais il y manque aussi certaines épigraphes. — Examinant ma grande copie je vois que j'ai eu tort de m'imaginer la bonne fois de camaldolèse surprise par une course de una naua catalan! (chap. 166, t. II, p. 98). En effet, elle ne va pas jusqu'à Permia. L'épigraphe est placée tout près de eavo di Roêsia et la nave n'avance qu'au delà de la péninsule Scand, Scandfnavia oè l'on voit aussi inscrit Attab*; c'est-à-dire au delà de Skonland et du promontoire Schonien (Tavola di Zeni chap. 8, 10), et s'arrête à cavo di Rotsia. — Aussi scorse missîer Piero Quirini (de l'année 1431), sont annotées sur les rivages extérieurs de Norvège loin de la Finlandie.
(63) Probablement j'aurais pu donner à M. Carmoly sur Benjamin et sa Palestine, de renseignements maintefois plus riches et plus déterminés , si par exemple, j'avais le loisir de réunir préalablement et d'examiner différents voyages en orient et les descriptions de Palestine composées par des pèlerins. — J'aurais pu, à (l'occasion de S. George de Lidda (t. 111 , p. 73, 78) relater en passant les paroles dn carmélite Nicolas de Huen , qui en 4487 visita la Palestine et dit : « Auprès de Rama y a la cite Lydia environ a deux milles, et y a une belle église de monseigneur saincte George, car la fut décapite et souffrist martire.
J'aurais pu éviter l'interprétation du mont Noria par la mort : moria ne dérivant que de l'hébreux
CXXÎV PftOtÉCOWÈWES.
Oui ! je suit» entraîné Hop loin , j'embrassais trop sam savoir me restreindre à» certaine spécialité. Insuffisance, imperfection , écarts , erreurs, irrégularité, détordre, exécution peu gracieuse et désagréable, ne sont que les conséquences d'une entreprise mal digérée. On me dit : qu'il valait mieux marcher avec plus de circonspection : réunir d'abord les matériaux, préparer et arranger tout; ensuite élaborer l'objet en bon ordre; confier sa rédaction à un styliste qui connaît au fond la langue française; charger un habile graveur de l'exécution des cartes; enfin de suivre la règle : twnum prematur in atmtfm, pour avoir le temps de perfectionner, polir, épousseter. Conseils admirables et trèsjudicieux : mais à ces conditions l'ouvrage n'aurait jamais pafu. En attendant je répète : exegi au déclin de ma soixante sixième.
et valant éhvéi ékvafiolk (M. Carmoty tara ta complaisance do m 'honorer un jour de sesrcmontranees) : «t pour eenfirmer l'identité de morte pacifiant et mort* 4» grand SafVid , Je pais relater les paroles du môme carmélite , qui nous dit : « Moria est ung moût. Geste montagne acheta David de ùttg noDrtme Orna jebusee ait cens siclcs dor pur por la édifier ung autel (I , paralip. xxi). — AbratM onVit liotoeautt au lien de fsaac (gènes, *xn). Les hebreés dient que ce Heu est celny on est le temple posen en lerte Ornajobnsee ita mont Horia qoi est dit hintmeu* pourtant que cést foracfe de dieu : la foy et lesprit qui inspire les prophètes et fait saiges et instruis : donnant aux nommée vérité parfaite' (htaquë Icy Jefonymej. on croit que en ce lien Iacob se endormit les anges raontans etdescendati» aussi a* k>tfg de lechelle- qai alloit hissées a» eiel (gènes. fivin> -• La fut faicte la tour de David, par quoy il appert tout a deseouuert, que eest le meut de vision : de reUetatido : mont de sacrifice et de oroison : mont de prophétie et renelation : mont de langeliqiic Visitation : mont de miséricorde et de propitialion.
Le pèlerinage de Nicolo do Hue* fat publié à Lyon 4 W« , eues' iMchefet Topie de Pythoïlt et Jacques Uerembert d'Allemagne, ia-fol» II eet dit ; que de Huen ne fit que traduire le pétorinage antérieur de Bernbard von Breydeubach de Mayance; or, on peut retrouver ce passage dans la narration latine, du mayauçtois, publiée en ftaTnand-4488 à Maïancc, en français 1524 à Paris (catal. de Van Hirittwm , n* 44863-66, t. M, p. W, 70).
A la fin de l'édition lyonnaise du pèlerinage de Haen , se trouve nue très-longue carie de Palestine , gravée sur cuivre. C'est une grande figurine où Jérusalem avec ses détails s'étale à un cinquième do l'espace. Babilonia egypti et Mekka, accompagnent le mont Siuaï et la sainte Katherine en raccourci.