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DERNIERS ÉCRIVAINS

Ibn Sekahib, harrany, mort 4566, est un des compilateurs (343).

Mohammed benAli sipahi Zadeh, mort 1588, n'avait rien de mieux à faire, que d'augmenter et éclaircir en plusieurs endroits l'ouvrage d'Aboulféda en le disposant sous forme de dictionnaire. Il dédia son texte arabe au sultan Ahmed III , et la version abrégée lourke an grand vizir Mohammed pacha (344).

En même temps, vers 1599, un dimeshki, Aboul Abbas Ahmed, élabora son ouvrage géographique; en même temps un persan composa une géographie dans son idiome (345).

Au commencement du xvne siècle, Abou Fazel aycen Akberi (instituteur d'Akberi), ministre de l'empereur mogol, exécula une description géographique, physique, historique et statistique de l'empire, terminée par une aperçu sur la religion brahmanique. Ouvrage éminemment important (34e).

En même temps, un écrivain indien Amyn Ahmed Razy, publiait en persan un grand traité intitulé : hefl icliui ou les sept climats (347).

Le sultan tourk de la porte ottomane, le grand Soliman , en guerre avec la chrétienneté, faisait la chasse aux Portugais dans les mers de Perse et de l'Inde. Son amiral Sidi Ali Tschelebi, sauvé d'un naufrage sur les côtes de l'Inde, avant de retourner dans son pays, consacre tout son temps à Ahmedabad de Gouzarat à connaître la navigation musulmane dans ces mers éloignées. Il fit connaissence de dix traités sur la navigation, et composa en 1554, son mohylh. Par cet ouvrage on apprend nombre d'itinéraires par la mer de l'Inde; on apprend l'existence des traités sur la navigation que possédait la littérature arabe. Les plus anciens y sont cités Leith ben Kahlan, Mohammed ben Schadan, et Sahal ben Aban; de la date moderne Soleiman ben Ahmed natif de Scheher dans l'Arabie méridionale, qui écrivait en 1511 (348).

Sous le règne de Soliman fleurit aussi l'amiral Piri Reis, auteur de deux ouvrages tourks intitulés bahrie, ou atlas maritime, l'un de la mer de l'archipel, l'autre de la m éditer ranée , deux mers dont cet amiral avait visité toutes le& côtes. Ces ouvrages indiquent avec soin les courants, les bas-fonds, les lieux de débarquement, les anses, les golfes, les détroits et les ports (349).

Mouslafa ben Abdallah, connu sous le nom de katib tschelebi ou de hadji khalfa, né à Constantinople; à partir de l'année 1656, il se livra aux études, et variant d'objets, composa beaucoup d'ouvrages en arabe, en tourk, en persan, et mourut 1658. Son dictionnaire bibliographique est d'une grande et consciencieuse érudition. Pour la géographie il était d'abord aidé par un français Mohammed Ikhlassy, dans sa traduction du petit atlas de Mercator, édité en 1607 par Hondius. Il donna à sa

{343} Hadji khalfa, ap. Fraehn, p. 484.

(344) Dherbelot. — Le titre de 1 ouvrage : vadhe al messalek ela manefat alboldan valma*malek.

(348] Fraehn, Ibn Foszlan , p. 42.

(346) Francis Gladwin publia en 1783 une version anglaise abrégée.

(347) Reinaud, introd. p. 169.

(348) Hammer a publié de son exemplaire des fragments en anglais , dans le journal de la société asiatique de Kalkutta 4834, 4836, 4838. — Reinaud, iitfrod. p. 463, 166, 456 439.

(349) Histoire de l'empire ottoman par de Hammer, de fa traduction française, 1. 1, p. xx, t. VI, p. 488; diction, bibliog. de Hadji khalfa, t. II, p. 22. On trouve à la bibl. nationale de Paris, une traduction abrégée française manuscrite de ces deux ouvrages par Cardonne (extrait de la savant» introd. de M. Reinaud, p. 167),

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version tourke le titre de : reflets de lumière servant à éclairer les obscurités de atlas minor. Ensuite, sous le titre de : présent fait aux hommes considérables pour servir aux voyages sur mer, il retraça les guerres maritimes des ottomans. Enfin, 16i8, mettant ces deux ouvrages à contribution, il rédigea son djiban nouma, une géographie générale des quatres parties du monde. La rédaction était en arabe. Un hongrois Ibrahim, intercalant de nombreux passages empruntés aux livres européens, eu a donné une version tourke (350).

Cette longue série de géographes mabommédans, dont nous avons plusieurs fois repris la continuation, serait peut-être doublée si nous puissions être instruits sur l'époque de nombreux géographes qui sont mentionnés de différente manière; si nous puissions être instruits de la nature, de la quantité d'ouvrages dont le contenu est indéterminé (as*).

Mais à quoi bon s'épuiser pour la grossir? pour regretter qu'on ne les a pas; pour se plaindre qu'on est privé de moyens de les avoir (»5i)î

(350) Son présent fut imprimé à Constantinople en 1728 petit in-1-; de la version tourke de djiban nouma il n'y a que le premier volume, contenant la «eu le Asie, qui e8tlmpriméàConstantinolei73t, dont on fait des extraits. Norberg en a fait un abrégé : giban numa, geograpkia orientalis, I.and, 1818, 2 vol. in 8", Hammer publia à Vienne en 181* la description de la Tourkie de l'Europe sous le titre de Rumili und Bosna in-8*. — (Reinaud, introd. p. 174-173).

(331) Quiconque parcourt la biobliothèque orientale de Dberbelot de Molainville , aussi instructive, aussi rayonnante de la plus vive lumière, est fatigué par une multitude de renseignements à peine touchés et inachevés, et pour ceux qui n'ont de moyens à se rassurer il y a du danger à s'en servir : la confusion peut les surprendre et pousser dans l'abimc d'erreurs. C'est pourquoi nous n'avons pas risqué d alléguer les auteurs dont la position est indéterminée pour nous. Par exemple : takouim al belad , livre de géographie composé par Baikhi, cité par Ibn al Onardi dans la préface. — Les sept climats de Al Berdjendi, connu par Dberbelot, d'où il a tiré plusieurs passages remarquables et intéressants. — Ketab al amsar, ouvrage de géographie, composé par Omar ben Bahr al Hafedh, — Ketab ma eltefak leadbim vekbtelaf, traité de géographie composé par Zein eddin Mohammed ben Moutta al Khazeni, le hamdanien. — Eschraf a la marefat al athraf, géographie de Ibn Etsaker. — Tabian fi allouai al boldan, géographie composée par Ahmed ben Ali Abdallah. — llassalek, livre historiqueet géographique, dont Takieddin le kermanien est l'auteur, cité par Soiouti dans la préface de son histoire d'Egypte. — Ketab boldan, livre de cosmographie et d'histoire , composé par le poète arabe Ahmed ben ïahia al Beladheki al Schaer; le même composa : ketab al djcbal valamkenat valmiah, livre des montagnes, des pays; ou des villes et|des rivières. — Ketab alamkenat valdjebal valmiah, antre ouvrage de ce genre composé par Mahmoud ben Omar al xamakhêchari. -• Ketab al messafat, traité des longitudes et des latitudes par Katehgari. — Merassed al ethïaa ala esma alamkenat valbecaa, dictionnaire géographique, dont Safieddin Abdalmoumen ben Abdulkakk, est l'auteur. — Un autre dictionnaire avait pour auteur Al Hesatn ben al Hesatn al Hetn al Noboufari al metri, comme le dit Sobki, suivant Hadji khalfa. — Foutouh Mesr vakhbarha vakalimha, ou, conquêtes qui ont été faites de l'Egypte en divers temps, avec nne description historique et

féographique du pays, ouvrage compose par Abdafrahman ben Abdallah ben Abdalhokm al oraUchi, sur la relation de Aboulcassem ben Khalaf al Vakedi. — Ketab esma diabal Tahamak , livre qui traite des montagnes du pays de Tahamab en Arabie par Abou 8afd Hamedben AbdaUaJk al seirafi. — Description d'un voyage de Syrie en Egypte par AbouNavas. — Au nombre des ouvrages géographiques peuvent être comptés les guides des voyageurs : habit el veir, ou ami du voyageur par Mêlait. — Escharat ela marefat alziaral, traité de pèlerinage dont l'auteur est Aboul Hatian, ben. AU alSafd al heraoui ou le hératien de l'année 1215 (n'est -il pas le même que le magrebien de Grenade?). — Badr alsafer ou almossafer, guide des voyageurs, dont l'auteur Djafar ben Thaleb al Adfari, mourut 1348, etc., etc. Peut-être de la plus grande quantité de ses auteurs, comme de ces derniers, l'époque est connue : mais nous l'ignorons.

(352) Une grande partie de ces monuments géographiques des mahommédans est introuvée, c'està-dire ne se trouve dans aucun dépôt de l'Europe. En Europe les manuscrits sont dans les mains de quelques particuliers ; et la plupart sont conservés dans un petit nombre de bibliothèques ; des premiers, une grande quantité reste ignorée, enfouie dans des oubliettes; le reste n'est accessible qu'aux initiés, aux privilégiés, aux orientalistes de profession, possédant une éminente position, qui résident dans ces capitales on ces villes universitaires où l'on garde les dépôts comme un finit défendu au reste du monde. De centaines d'années s'écouleul de cette façon. Au lieu d'imprimer à foison les ouvrages entiers, de donner avant tout les traductions des ouvrages entiers : on se contentait de faire des extraits, de livrer les fragments et avant tout de préparer les commentaires pour faire briller son érudition , son savoir, ses moyens. Un savant annonçant ses projets, arrêtait les autres sur ce point; de nombreuses années s'écoulaient, et, lui-même obligé de remplir d'autres engagements ne pouvait s'acquitter de sa promesse et le monde restait privé de ce qu'a pu publier un obscur qui a le temps à sa disposition. Enfin, après de longues années, depuis quelque temps, paraissent les publications savantes : et elles ne paraissent que pour le cercle des initiés, encore presque

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