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PROGRÈS OCCULTE

calendes de juin, jour 6ù Àlfons monta sur le trdne. Bientôt, vêts 4290, se trouva Henri Batcn, ensuite d- au 1res, capables de signaler et de corriger les erreurs dons les tables alfonsities.

De même que la sphère céleste, différents instruments arabes se trouvaient aussi dans lés mains des latins et on les fabriquait à l'usage des astronomes et des navigateurs. Raimond Lulle, en 1395, inventa et décrivit dans son arté de navegar, un astrolabe , car des instruments d'astronomie nautique, propres à trouver sur mer l'heure de la nuit au moyen des étoiles, existaient vers la (in du xin* siècle dans la marine catalane et raajorquine.

Au xive siècle, les byzantins commencent à recommander leur science aux latins , mais la semence arabe jeta de profondes racines et guidait les observateurs dit ciel. On examinait partout les tableà astronomiques, le soleil, les astres, la sphère, l'astrolabe; on en écrivait des traités nouveaux. À la fin du xv* siècle Marc benevintin commenta le système de trépidation de Thebit, tout en s'occupa nt de très-nouvelles découvertes pour les études terrestres dans la géographie de Ptolémée;

La marche était excessivement lente, mais elle suivit les sentiers par lesquels pénétra la lumière astronomique de l'orient. Cette lumièrd Ht connaître, sinon les cartes géographiques des arabes, du moins fa méthode de leur construction. Chaque ouvrage astronomique traitait de la manière de lever les longitudes et les latitudes géographiques, c'en était la partie intégrante. Plusieurs furent accompagnés de tables de positions; de la distribution des pays entre les sept climats; d'une notice générale touchant la figure et la situation de J'habilable. Cer* lainemeot nous pouvons dire d'avance, que ni la méthode, ni les positions indiquées par les arabes n'étaient admises dans la construction des carte latines; mais vu celle infatigable tendance de l'astronomie de se traîner à la remorque des arabes/ il faut présumer une continuité des études géographiques, dans lesquelles un progrès, sinon rapide, au moins d'un certain mérite, devait se déclarer un jour; et quand on remarque quelque coïncidence des caries latines avec celles des arabes, il faut conclure que les caries et les connaissances des mahommédans exerçaient une certaine influence sur les géographes latins*

105. Les voyages des juifs de l'Europe, de Benjamin ben Jona de Tudèle (1160-1478), de Petahhia de Ratisbonne (1175-1185); de même que les descriptions succinctes du monde, de Groenland et d'autres parties du nord, chez les Islandais; la description de la partie septentrionale de l'Europe par Helmold le bozovieu (1175); la description des pays de Galles et d'Irlande par Giraud Rarry (cambrensis vers 1180); la relation du pèlerinage à Jérusalem de Henri fils de Saemundr, abbé de Thingôr en Island (1151); une autre détaillée delà traversée de Pays-Bas jusqu'à la Palestine par Emon, abbé de Werum dans Groningen (1217); celle de Tecmarus (1218); le voyage (perdu) de l'islandais Gissur, fils de Hall, par les parties méridionales de l'Europe (1206); les pèlerinages des juifs Samuel ben Simson de France (1220), de Jacob de Paris (1258) sont des monuments de la géographie descriptive , qui laissent des traces que la connaissance des pays présentait de rintérêt.

4 CiOOB. LATINS, USO-UlO.

Une plus haute élude des pays décèle an cadastre de Waldemar Ut roi de Danemark (1231), ou recensement topographique de toutes les provinces de son royaume; et le tableau général et détaillé des possessions territoriales du clergé en Angleterre, que fit élaborer le roi Edward II (1291). Ces voyage et cadastre produisirent les dessins de cartes et de tableaux.

On connaît deux dessins de l'itinéraire de Londres à Jérusalem. Toute la route représente la suite des stations de journée en journée, les villes, dessinées, accompagnées d'épigraphes indiquant leurs nom , qualité et souvent quelque singularité (*) (voir n»v65, 64 de l'atlas; 3, 4, de la planche).

On rencontre quelquefois dans les manuscrits de cette époque les tracées du fleuve Jordan et de la terre sainte et le plan de Jérusalem , pour l'instruction des pèlerins (s) (voyez n* 100 de notre allas).

D'après les monuments géographiques qui restent de cette époque, il paraît qu'en Angleterre toute l'attention se portait vers les itinéraires. On traçait les ébauches de ces itinéraires (voyei u* 61, 62 de notre atlas, n° 1 et 2 de la planche), et on les marquait dans les cartes composées avec un grand soin et avec une habileté remarquable , lorsqu'on réfléchit que sans qu'elles fussent basées sur des procédés géométriques, on se retrouve dans d'innombrables positrons entre les détours compliqués de la multitude des rivières. Je pense qu'en examinant la carte prise du vélin de cette époque (u° 65 de notre atlas, 5 de la planche), on trouvera cette observation juste et on admirera l'habileté d'un dessinateur instruit, qui savait développer les cartes topographiques et chorographiques en conservant les proportions des provinces et du

(*} Le denin de l'itinéraire i Jérusalem se trouve double en Angleterre , attaché aux manuscrite de Mathieu Paris dans les biblioth. royale de Londres et du collège benêt. Gough es publia des fragments de Londres à Douvres, dont nous reproduisons une rédaction. M. Jomard les donnera en entier dans sa grande publication.

(S) Nous dounoosdans notre atlas un dessin très-peu diminué d'un manuscrit de Brnxelles de la biblioth. de Bourgogne. Du mons gaudii on voit la ville sainte et par : viens ad ci vi ta te m on entre dans la ville par : porta David occidentalis. Dans la cité : sepolcrnm domini ; lapis scissns ; golgota ; caluarie — turris dauid ; ecleeia latina — les deux quartiers de deux autres sont séparés par : vient porte s. Stepbani ; vicus porte montis syon — Dans ces deux autres quartiers on lit : Vîcus ad portant iosaphat; iter ad portant spe go*am, qui se croisent ; piscina ; lemplum sancte Anne; templum domini; templum saiomonis; Salomonis claustrum ; carabin m monete; forum rernm nenaliuni. — Par la porte David : viens ad belhleem due leuge conduisent à Bethléem ; muni d'un : presepe (mangeoir) pour les pèlerins ; sepulcrum racket; fons syloe ; mons syon ; cenaculum ; porta Syon australis; acheldemach (haceldama ou cham des sang : Jean Vande Coite, coop-d'oeil p. 156], sepultura peregiinorum ; bethania sont d'un côté de la cite ; de l'autre près de : porta s. stephani septentrionales, on a, sepolcrnm s. stephani. — Au delà delà : porta iosaphat oriental», coule, torrens cedron, et on passe vallis iosaphat, pour se rendre au sepulcrum s. marie; ecelesia s. marie; mon» oliveti ; ascensio domini. Au dessus est attaché un plan de la Palestine en raccourci, où l'on voit : nasareth; desertum; mons exceisus locos VI ; mons chabor, hieriebo ; regio penthapolis. — à partir de : mons seyr ; de roortuum mare ; on monte la rivière par les : tocus genesaret ; mare tiberiadia ; mare galilee ; jusqu'aux sources de : iordan, du mons liban. — nbi dominus ieiunauit locus XI ; mons exceisus super quem assomptus fuit dominus a diabolo; mons synay; lapis perciissus a Moyse.

Un semblable plan de Jérusalem se trouve dessiné à la On dû xùi" siècle, cher les islandais (ois», arna magn. n* 73G). En entrant par la porte piscium f. dd (sive David), on a à gauche : templum sancte cracis; sepulcrum Ade, sepulcrum domini ; porta gregis et probacie (probatica?) piscine ; Gololha (Golgotba), lapis scitos (scissus), calvarie locus. — à droite : turie Dauids , porte natos (natiis? de nations) siue judiciari, ecelesia latina — vicus porte Stephani , vicus porte montis Syon, séparent les deux autres quartiers de la villo. — Dans celui de gauche, au delà de iter habitant» anvulsi se trouve, templum sete Marie (Anne); de l'autre côté de la rue qui conduit à la porte ualHs Iosaphat, et ualles Iosaphat, dans nne autre section du quartier on voit : templum domini, sous lequel est inscrit le nom de la ville Jorsala borg. Jérusalem. — Dans le quartier de droite : habitntio régis et prophetaruin ; habttatio ciuuium propharum; elaustra Salomonis; templum Salomonis; ermesttf Jérusalem. Sur ce point la porte manque, seulement au delà de l'enceinte on lit : porte aureaper quara tngressus Ihesus super asinam. (Voyez fig. ci-jointe).

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