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PROVINCE DE CANAS

UMITES.

La province de Canas est bornée au Nord- Est par celle de Canchis ; au Sud-Est, par celle de Lampa, du département de Puno ; au Sud, par celle de Cailloma, du département d'Aréquipa, et à l'Ouest par celle de Chumbivilcas.

\a province de Canas s'étend du Nord au Sud, depuis la cordillère de Chimboya et de Hatun-Quenemariy jusqu'aux plaines de Ocorwo^eX elle a 14 lieues de l'Est à l'Ouest.

DIVISIOIV POLITIQUE.

Cette province renferme 7 districts, 2 villes, 9 bourgs, 68 auberges [aillos)y 73 fermes {haciendas) et 7 cures.

Coporaque est la capitale de la province.

DISTRICTS

Coporaque, Langui et Layo,

Yauri, Llanaoca,

S. ADdres de Checca, Pichigua, Ocoruro et Condonama.

Llanaoca, Pichigua,

Langui et Layo, Yauri,

Checca» Coporaque,

Ocoruro.

DESCRIPTION PHYSIQUE

Marangani, situé sur les bords de la rivière du même nom, est à 3 lieues de Sicuani. A

2 lieues et demie de Sicuani, sur la même rive, on rencontre San Pedro de Caccha. Tinta possède, dans son annexe Combapata, une rivière du môme nom, qui charrie de l'or vers sa source.

Pampamarca est situé au sud de la vallée, en face de Combapata.

' Llanaoca est à 2 lieues de Pampamarca; à 7 lieues de cette dernière localité, dans la direction de l'Ouest à l'Est, on rencontre le bourg de Langui, situé sur les bords du lac de ce nom. Sur la rive opposée, et à

3 lieues de distance, on rencontre le bourg de Layo, qui possède une mine de Plomo-Ran/co (sulfure d'argent], d'où l'on a retiré déjà un certain nombre de marcs d'argent.

Checca, bourg situé au Sud, possède une mine d^aimant, et une autre d'argent, appelée Quespecitay dont les minerais sont jpavoiuufcM, c'est-à-dire d'un bleu obscur (cuivre gris) : à 3 lieues de distance on^ rencontre la chapelle de QiiechtAe; à 5 lieues de là, se trouve Pichigua^ à l'est duquel on rencontre la mine célèbre de Condoroma. A 3 lieues de Pichigua se trouve la ville de Yauri. Sa juridiction s'étend jusqu'à Cailloma, à 42 lieues au Sud. On a découvert dans ce district des mines d'aimant et de cuivre.

Coporaque se trouve situé à l'ouest de Yauri, et à 3 lieues de distance de cette dernière ville. La montagne qui domine Coporaque passe pour très-riche en métaux. A la cime de cette montagne il y a un lac artificiel, que les indigènes croient enchanté, et au fond duquel se trouvent un grand nombre de trésors, déposés au temps de la conquête. La juridiction de Coporaque s'étend à 20 lieues de distance, jusqu'à un point nommé SucuitamhOy où l'on rencontre deux montagnes: l'une, nommée Tbrerta, est riche en métaux, et l'on en a exploité beaucoup parla méthode de fusion. La mine de Santa Lueia est la seule qui produise un certain bénéfice. Ses minerais sont, suivant l'expression du pays, pavonadoseiaceradosy c'est-à-dire d'un bleu obscur, et couleur d'acier : on les transporte à Cailloma. Enfin, depuis cette montagne jusqu'à Condoroma, il existe un grand nombre de veines encore vierges, qui ne sont pas sans importance.

On rencontre aussi, dans cette province.

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

un grand nombre de mines d'or, d'argent, de .cuivre, de plomb, d'aimant, d'étain et aussi ,de mercure.

RITIÈRES.

Les principalies rivières de cette province sont : le Villa ou Vilcanotay le Combapataei VAifurimaCé Cette dernière prend sa source dans les montagnes de Vilafro^ et sort d'un lac de ce nom.

Le Vilcanoia prend sa source dans la cordillère de son nom, au sein d'un petit lac V d'où sortent deux torrents, dont l'un se dirige vers Lampa, et l'autre est le Vilcanota.

Cette rivière reçoit les eaux du petit lac de Tongasuca^ près de Vilcamayo^ par le torrent de Tintac-Marca et le tribut d'autres ruisseaux. Le Vilccmota reçoit enfin les eaux du lac de Langui^ qui a 3 lieues de long et une lieue et demie de large, et de la rivière Combapata, qui prend naissance dans les cordillères de Lampa et de Carabaya. Il traverse les provinces de Quispicanchi, de Calca et d'Urubamba, et entre dans la Montafia (Pays des Forêts), près de Santa Ana.

VApufimaCy après s'être réuni au Monigote ou Parihuana, dans la province de Cailloma, et après avoir reçu le tribut de VAcongahua, du Saûumayo, du Quero, du Callqui^ de VOcoroco, du Condoroma^ du Pichigua et du CheccGy qui ont leur source dans les cordillères de cette même province de Cailloma, sépare cette dernière de la province de Chumbibilcas, et traverse celles de Paruro, d'Abancay et de laConvencion ; ensuite il traverse Vilcabamba, où il change son nom û'Apvrimac en celui de Chape; puis il reçoit les eaux du Pachachaca, du Pampas, de Viscuchaca, du Vilcamayo^ du Vilcabamba , du Laraes, du Conex et d'autres déjà mentionnés, et donne enfin naissance à Timmense Ucayali.

Les trois rivières dont nous venons de décrire le cours, le Vilcanota, le Combapata et l'Apurimac, sont traversées par des ponts. Sur l'Apurimac, il y en a un en pierre et un autre en osier. Voici comment ce dernier pont est décrit par Caslelnau (Vues et Scènes) :

« Au milieu d'une gorge profonde des Andes, TApurimac se précipite avec furie.

et produit un mugissement si épouvantable que le6 Indiens ont tiré de là son nom, qoi signifie : Celm qui parle comme un roi. Les Incas ont construit^ sur ce torrent fougueux, un pont qui, malgré sa fragilité, est un objet d'admiration pour les voyageurs. Sur la route qui conduit de Lima à Guzco, on traverse un souterrain obscur, et après une longue ma^ che, quand les ténèbres se dissipent , on se trouve sur le bord d'un précipice affreux. Au bouillonnement des eaux furibondes, qui passent sous vos pieds avec la rapidité de la foudre, et à une profondeur effrayante, viennent se joindre les cris aigus des oiseaux de la tempête; alors on aperçoit tout-à-coop, devant soi, avec une sorte de stupeur, un pont léger, en osier, qui se balance à la merci des vents tourbillonnants dans Tabime. 11 faut avoir un certain courage pour s'aventurer sur un appui aussi débile, attaché sur le bord opposé à une excavation faite de main d'homme, dans un mur inunense dé rochers perpendiculaires.

« La tradition rapporte que lorsque Pizarrc marchait à la conquête de Cuzco, il fut arrêté par cet obstacle, auquel il était loin de s'attendre. Ses soldats refusèrent de s'engager sur un pont aussi fragile. Il les harangua longtemps, mais sans succès : voyant enfin que ses menaces ainsi que ses supplications étaient vaines, le hardi conquérant piqua des deux son coursier, et s'élança sur le pont avec la rapidité de l'éclair : ses compagnons, honteux de leur hésitation, s'élancèrent à sa suite, et l'empire des Incas tomba en leur pouvoir. ))

Dans ridée, générale, qui se trouve au commencement de cet ouvrage, nous avons déjà donné des détails sur l'Apurimac {poff. p. 4).

PRODUCTlOUrS.

La province de Canas est très-riche en bêtes à laine et à cornes. On y voit un grand nombre de Llamas, de Vigognes^ de Hnanor cos, û*AIpacas, de Cerfs, de Viscachas et d'autres quadrupèdes.

On y rencontre, parmi les oiseaux, des PerdriXy des Pigeons, des Cailles, des Pih cupucosy des Acacllos, des Faucons, des So^ crée, et autres oiseaux de .proie*

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DÛ PÉROU

ins le règne végétal, on trouve les proions que permet le climat froid de la :a» c'est-à-dire, des Pommes de terre^ du i, des OcaSy etc.

ms les anciens temps, deux tribus appe- Canas et Gauchis habitaieut ce territoire : o Vilcamayo était la limite de leurs ter- De là est venu le nom des deux provin- Lctuelles de Canas et de Gauchis.

PROVINCE DE CANCHIS.

LIMITES

i province de Cànchis est bornée au Nord celle de Quispicanchi; au Nord-Est et au -Est, par celles de Garabaya et de Lampa, lépartement de Puno ; au Sud-Ouest, par i de Ganas, et, à TOuest, par celle de mbivilcas.

i cordillère de Vilcanota sépare, sur les tières de cette province, le département luzco de celui de Puno.

étendue de cette province^ de l'Est à est, est de 18 lieues, et de 10 lieues du i au Sud.

DIVISION POLITIQUE

i province de Ganchis comprend 6 diss, 2 villes, 10 bourgs et 7 cures, cuani est la capitale de la province.

DISTRICTS

Mcuani,

Ifarangaoi,

^n Pablo de Cacha,

TinU,

Cbeocacupi,

Pampamarca.

CURES

Tinta, Ttnyabamba,

Sicuani, Checcaciipi,

Marangani, Cacha,

Pampamarca.

RIVIÈRES

3s principales sont : le Vilcanota^ dont s avons déjà parlé. Cette rivière a un t naturel et plusieurs faits de main »mme. Elle a sa source dans la cordillère on nom, au pied du pic de Vilcanota, et, |s avoir parcouru une grande étendue de », elle se jette dans IjApurimac. La se-

conde rivière importante est celle de Checeacupi.

AJfTIQUITlb.

Dans la localité nommée Cacche^ district de San Pablo de Gâcha, on trouve un édifice antique, de grande dimension, et percé de neuf portes. On croit que c'était le temple de Viracoccha.

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