EXPORTATION DU NITRATE DE SOUDE, PAR MOIS
Quintaux.
Janvier U6,l44
Février. 124,520
Mars 190,500
Avril 140,684
Mai 60,974
Juin 65,860
Juillet 144,836
Août 52,573
Septembre 118,803
Octobre 164,826
A reporter, . . . 1,189,620
Report 1,189»620
Novembre 93,818
Décembre 86,810
Total 1,370,248
En 1861, l'exportation du salpêtre représentait un capital de 2,710,062 piastres.
En janvier 1862, on a exporté 145,2M quintaux de salpêtre.
DOrANES.
L'état suivant indique les recettes de U douane en 1859 et 1860.
GÉOGRAPHIE DE LU RÉPUBLIQUE DU PÉROU
Janvier.. .
Février...
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet. . . .
Août
Septembre Octobre. . .
Novembre.
Décembre.
Janvier • .
Février. . .
Mars . . . . .
Avi»il
Mai
Juin
Juillet....
Août
Septembre Octobre...
Novembre.
Décembre .
Pour le mois de janvier 1862, les recettes de la douane se sont élevées à 10,885 piastres.
MOUTEMEKT MARITIME.
En 1859, il est entré dans le port dlquique 234 bâtiments jaugeant ensemble 94,104 tonneaux.
En 1860 (1), 176 bâtiments, jaugeant ensemble 63,442 tonneaux.
PRODUGlioNS.
Si la nature s'est montrée avare envers cette province dans le règne végétal, elle Ta enrichie avec une prodigalité extraordinaire dans le règne minéral. En effet, les mines puissantes de Huantajaya, le Guano^ les gisements immenses de Salpêtre, de Sel et de Borax sont connus et admirés de tout Tuniyers, pour leur richesse presque fabuleuse.
L'agriculture produit en moyenne 50,000 piastres de luzerne; 14,000 tonneaux de vin qui valent 84,000 piastres; 4,000 arrobes de figues sèches qui rapportent 8,000 piastres, et 7,600 fanègues de blé. Tout est consommé dans la province elle-même.
MlUnSS DE HVAXTAJAYA.
Cette mine si riche se trouve dans une
(1) Dons cette année 1860, le mois de décembre n'est pu ecsnprif .
chaîne de montagnes située entre l'océan Pacifique et la pampa du Tamarugal^ qui s'étend jusqu^à Atacama. Voici en langue du pays les noms des minerais que contient la mine de Huantajaya :
Barra, Llioteria,
Plata blanca (argent natif)^ Plomo blanco,"
Plomo ronco (sulfure d*ar- Métal Colorado, .
gent), Gocbizo,
Meta] negro, Plata gruesa.
Les sept premiers produisent environ vingtcinq marcs d'argent par arrobe de minerai, c'est-à-dire 5,(X)0 marcs par caisse (m/on), puisque la caisse contient 200 arrobes; et les deux derniers, de 2 à 4,000 marcs par caisse. Une pareille richesse nous étonne : mais l'étonnement augmente encore si l'on songe que les autres mines rapportent néanmoins un certain bénéfice quand on ne retire que dix, quinze ou vingt marcs par caisse de minerai. Malheureusement, le manque absolu d'eau paralyse l'exploitation de cette mine si riche ; mais le plus grand obstacle qui puisse s'opposer à sa prospérité, c'est cet abus qui se perpétue depuis longtemps de disposer des mines par testament, comme de toute autre propriété. Il résulte de là que l'héritier, ou par manque de capitaux, ou par d'autres motifs, se trouve dans l'impossibilité de l'ex-
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
ploiter lui-même, et en empêche d'autres de Tcxploiter pour leur propre compte. Cet abus est une contravention flagrante à l'ordonnance de la Direction des mines, ordonnance où il est dit en termes formels : a Qu'une mine sera considérée comme abandonnée, et par là même comme propriété de l'État, lorsque l'exploitation sera suspendue pendant quati^e mois consécutifs. »
Cet abus peut seul expliquer pourquoi l'on voit daus un abandon aussi complet les mines les plus riches du Pérou et même de l'Amérique, d'où l'on a autrefois extrait des richesses immenses et incalculables.
Si le titre élevé des minerais dont nous venons de parler, et qui sont des veines proprement dites, nous frappe d'étonnement et d'admiration, nous serons encore bien plus surpris à la vue de l'abondance des morceaux métalliques que l'on trouve isolés au milieu du sable, et qui sont en argent presque pur. On les appelle Papas ou Pepitas (pépites), et on en a trouvé plusieurs d'une telle grosseur, qu'elle parait incroyable. Les deux plus célèbres pépites sont celles qu'on a découvertes en 1758 et en 1789. La première pesait 32 arrobes, et fut extraite de la mine del Coronel; la seconde fut trouvée dans la mine de los LoaysaSy elle pesait huit arrobes. On se rappelle que l'arrobe est égale à 25 livres de 16 onces, ou à 10 kilogrammes environ. Ces deux pépites, à l'exception de quelques livres de terre , étaient en argent massif, comme celui des lingots.
En 1750, on a trouvé un autre morceau d'argent qui n'avait rien d'extraordinaire pour son poids^ mais qui était d^une structure vraiment curieuse. Il était entouré d'une bande d'or de la largeur d'un pouce. Ce phénomène inexplicable, ou plutôt ce caprice de la nature est attesté par des personnes dignes de confiance et d'un haut rang dans la société. On a trouvé beaucoup d'autres morceaux d'argent de différentes grosseurs et de différentes formes, qui ont fait la fortune des mineurs dans une matinée.
Le phénomène que présente une des montagnes de Tarapaca n'est pas moins curieux : de quelque côté que l'on taille le flanc de la montagne, on aperçoit une plante bien organisée : la même chose se reproduit à chaque
morceau que l'on brise : on retrouve toujours le même dessin.