DEO
DISTRICT
DISTRICT DE TARAPOTO.
i district de Tarapoto se compose de la du même nom, et des bourgs de
Morales, Cumbaza,
et Chasata.
i<» VILLE DE TARAPOTO.
$tte yille importante est située sur la rive te de la petite rivière de Chilcayo, au mid'une plaine charmante, à un peu plus ois lieues du rio Mayo, et à un peu plus X lieues de THuallaga. Son élévation auis du niveau de la mer est de 509 varas mètres). Entouré de vertes campagnes, idant des maisons d'un aspect agréable, labitants d'un caractère très-doux, un U tempéré, Tarapoto est une des plus s villes de la province littorale de Loreto. ville de Tarapoto a été fondée, en 1782, 'illustrissime évêque de Xnijillo, le doc- Ion Baltazar Jaime Gampanon. En 1830, )Oto, y compris les annexes de Gumbaza Morales, comptait 3,600 habitants D'àle recensement de 1847, cette ville renlit 5,574 habitants, dont 4,000 irUras. Elle compte aujourd'hui près de 5^000 , et elle augmente encore tous les jours, ville de Tarapoto, sous le rapport de ruction, se trouve dans une situation eure que la capitale elle-même. Elle posdeux vastes locaux, dont l'un sert d'épour les garçons et l'autre pour les s filles. Le sol sur lequel est bâtie la quoique formé des mômes couches de [jue celles sur lesquelles s'élèvent Moyoa et Lamas, est néanmoins plus consisil ne se laisse pas sillonner par l'eau mtant de facilité que celui des villes ci- Jus haut.
apoto, depuis qu'on a établi la naviga-
vapeur sur l'Amazone^ a augmenté son
lerce d'une manière considérable : aussi
rd'hui cette ville possède des magasins
bien fournis de toutes sortes de marchandises.
Les habitants de Tarapoto s'occupent de la fabrication des tissus de coton, cultivent le café^ le tabac ^ le cacao, le coton, la canne à sucre, etc. Les Indiens transportent à dos jusqu'à Moyobamba les balles de marchandises qui viennent du Brésil par la voie de l'Amazone.
Les habitants de Tarapoto vont aussi sur les bords de l'IJcayali, préparer du poisson salé : ou bien ils expédient les étoffes de leurs magasins dans les bourgs situés sur les rives de l'fluallaga et jusqu'à Sarayacu, où ils reçoivent en échange de la cire et d'autres produits. Dans cette partie de la province littorale, la cire sert de monnaie, le prix de la journée d'un ouvrier étant calculé sur le pied de quatre onces de cire par jour. Les articles que Ton vend facilement dans les bourgs de la province littorale de Loreto , sont : des toiles de coton ( tocuyos)^ des cotonnines ( lonas ) , des couteaux, des sabres , des hameçons, des aiguilles , des verroteries rouges, etc., etc.
fio BOURG DE MORALES.
Le bourg de Morales est situé sur la rive gauche du rio Gumbaza, affluent du rio Mayo, et au milieu d^une plaine riante, dans laquelle les maisons se trouvent éparses, sans ordre, au milieu de nombreux mûriers sauvages {Spondias purpurea^ Linné), et d'autres arbres appelés Maraûons (Anacardium occidentale y Linné). Ge bourg n'est éloigné que d'une demi-lieue à l'Ouest de Tarapoto, et actuellement il contient environ 1,000 habitants, qui s'occupent des mômes travaux que ceux de Tarapoto.
So GUMBAZA.
Le bourg antique de Gumbaza est situé sur la rive opposée du rio Ghilcayo, qui la sépare
GÉOGRAPHIE DE LA REPUBLIQUE DU PÉROU
de Tarapoto. Cumbaza est éloignée de Tarapoto dç moins d'une lieue, au Sud-Ouest. Elle renferme environ 500 habitants ; mais presque tous sont indigènes.
4» CHASUTA.
Le bourg de Chasuta est situé sur la rive gauche du rio Huallaga, près de Tembouchure de la rivière de Chasuta, et à six lieues au N.-E.-Ë. de Tarapoto. Son élévation audessus du niveau de la mer est de 341 varas ( 260 mètres), et sa population était de 1,008 habitants, suivant le recensement de 1843; mais aujourd'hui ce bourg renferme plus de 1,500 Âmes.
Les maisons de Chasuta sont disséminées sur une grande étendue de terrain : celles-là seulement qui se trouvent aux environs de la place, sont alignées et forment des rues. Le bourg de Chasuta, étant situé sur les bords du rio Huallaga, a une atmosphère très -humide ; et les vapeurs aqueuses qui s'élèvent pendant le jour, sous l'action directe des rayonsdu soleil^ se condensent pendant la nuit sous l'influence d'une température plus basse, de sorte que, presque tous les matins, on observe sur le bourg un brouillard épais^ qui se dissipe aussitôt que le soleil échauffe un peu l'atmosphère.
Les vivres sont peu abondants à Chasuta : cette rareté provient du manque de pâturages et des maladies qui attaquent les animaux domestiques. Les poules sont sujettes h une maladie de la peau, qui consiste en boutons qui leur sortent de la tôle, principalement au-
tour des yeux. Les cochons, outre les nombreux entozoaires que renferment leurs iatestins, sont encore sujets à une maladie cutanée^ qui développe sur toute la surface de leur corps de nombreux boutons, semblables à des petits pois. Cette maladie est connue à Chasuta sous le nom de Tomate^ et les cochons qui en sont attaqués deviennent nécessairement maigres et meurent Les vaches et les moutons ne peuvent se multiplier dans ce pays, à cause du manque de pâturages. La pêche elle - même , qui ' est si abondante dans toutes les autres pa^ ties de la province, est peu abondante à Chasuta.
Les habitants servent en qualité de portefaix pour transporter les marchandises à Ta* rapoto ; mais leur occupation principale est de se louer comme rameurs, pour conduire les canots qui remontent et qui descendent THuallaga. Dans le pays on appelle les rameurs Bogas.
Outre les trois bourgs que nous venons de nommer, le district de Tarapoto renferme encore d'autres localités plus petites, tellesqoe le port de Juan Guerra, situé sur la me droite du rio Mayo, trois lieues au-dessus de son embouchure, et celui de Shapaja^ situé à l'angle formé par le confluent du rio Mayo et de l'Huallaga.
Les habitants de ces petits bourgs ont les mêmes occupations que ceux de Chasuta. Les femmes emploient leur temps à ûler et à tisser. Les pelotons de coton filé servent de monnaie dans le pays. Ils valent environ un demi-réal(3i centimes).
APPENDICE
3»ri