LIMA ROSA OU SANTA-ROSA BB LIMA
Lima Rosa ou Santa-Rosa de Lima est une mission dlndiens de la tribu des Piros, fondée en 1815, à l'origine même du rio Ucayali» c'est-à-dire au confluent du rio Tambo avec le rio de Santa-Ana. Cette mission fut alors fondée dans le but d'établir la navigation sur le rio Tambo ; mais, à la suite d'hostilités exercées par les Indiens Campas, cette navigation fut abandonnée ; la mission tomba de jour en jour en décadence^ et aujourd'hui on ne rencontre plus à Lima Rosa que quelques cases d'Indiens de la tribu des Piros.
tO« JÉSUS-MABIA.
Jésus-Maria, port déjà ancien sur le rio Tambo, est situé à l'origine même de cette rivière, c'est-à-dire au confluent du rio Perene avec le rio Ene. C'est dans ce port que s'embarquent les missionnaires d'Ocopa qui descendent à Sarayacu, par le rio Tambo.
ViUaseB qui n'eniBient pluB aujourd'liui*
io BELEN.
En 1824^ les Indiens de Tarapoto, qui ha-
bitaient le bourg de Canchahuaya, redoutant les hostilités des sauvages répandus dans les environs^ supplièrent le R. P. Plaza, alors préfet des missions de l'Ucayali, de leur indiquer un lieu où ils pussent fonder un nouveau village. Le R. P. Plaza leur désigna un territoire situé à une demi-lieue de Sarayacu, vers les bords du rio Ucayali.
Le nouveau village prit le nom de Nuesira SeUorade £elen, et, en 1854, il comptait plus de 100 habitants; mais une épidànie, qui se déclara vers ce temps-là, emporta en dix-huit mois la moitié de la population. Depuis cette époque, le nombre des habitants n'avait fait que diminuer, de sorte que, le 25 janvier 1857, le R. P. Calvo transféra à Sarayacu ce qui restait d'habitants à Belen. Aujourd'hui, on ne remarque plus sur l'emplacement où fut Belen^ que les ruines solitaires de son église.
fi« CABGBAHUATA.
Ce petit village avait été fondé, en ITttj avec des Indiens de la tribu des Conibos, fu le R. P. Fray Buenaventura Marquez, sur b rive droite du rio Ucayali, à un jour de navigation en amont de Sarayacu. Plus tard, ce village devint la résidence de quelques familles de Tarapoto. En 1824, dans la crainte des incursions des tribus sauvages voisines, elles abandonnèrent ce village pour fonder Nuestra Senora de Belen qui^ ainsi que nous l'avons vu, n'existe plus aujourd'hui.
Outre les villages que nous venons de citer, il y a encore, dans ce district, de nombreux groupes de cases habitées par différentes tribus indiennes qui vivent sur les bords de l'Ucayali et de ses affluents.
APPENDICE
DOUZIÈIE DISTRICT.