DE LA CORDILLÈRE DES ANDES
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MDAirni Av TBSBiroima rÉnirviBM.
US allons établir les principes géologisuivant lesquels est constituée la Cordildes Andes, dans la partie située sur le oire du Pérou, en partant de l'hypothèse :ette chaîne formidable de montagnes arcourt tout le continent américain, de-
puis le cap Horn jusqu'au détroit de Behring, le long de la côte et d'une manière presque parallèle, provient d'un immense soulèvement, et que cette révolution continentale n'a pas seulement donné naissance à cette chaîne de montagnes, mais qu'elle a aussi donné à
{TA, que al hermoso Piodo, Eo do Apolo babiuln con las Miuas,
No cèdes en lo lindo Del ciodido graniso coo el que usas Cubrir siempre tus sienes tanconfusas !
t TA , à quien hasta las nubes Desdeoden desde lo alto i coronarte,
Creyeudo Ter que subes Coo aire mijestnoso i oolocarte En et cielo y con ellas i igualarte!
l O Honte impondérable I Minlstro Justiciero del Etemo ,
Que en seno impénétrable Las aguas depositas del Aremo, Por ser tu ca?idad el mismo infiemo.
En rano à ti los Tientos Golpean, acomeien, dan, é intentan
Botarte de dmientos , Porqne inutil al fin su empefio encucntran , Por mas que sus furores acredentan.
Tus senos caTemosos No inflamen, no, susUquidos metales,
Ni aquellos gaseOsos Vapores que en entrafias infernales Atiaas para horror de los mortales.
Miradme, pues, postrado A ti bumilde derando rois clamores :
Oidme, y apiadado No descargues las iras y rigores Que eslin Tatidnando tus vapores.
(Taaltfi, Agoflo 1( de 18SS. Ea 1m m\ma» IkMude Mie Token.)
On assure que les cendres Tomies par le Tolctn se
Toi qui au Pinde superbe.
Oh Apollon habitait avec les Muses,
Ne le cèdes pas pour la beauté Du blanc diadème de neige Dont tu couTres toujours ton front déchiré ;
Toi Ters qui les nuées dtes-mêmes Descendent pour te couronner,
Croyant te voir monter ATec un air majestueux, pour te placer Dans les deux et t*égaler à elles.
O montagne Inénarrable I Ministre de la Justice étemelle ,
Dans ton sein impénétrable Tu renfermes les eaux de TATeme , Et tes cavités profondes sont renfer lui-même.
En rain les tempêtes Redoublent leurs attaques, leurs insultes et leurs coups,
Pour te renverser de dessus tes fondements : Ils sentent enfin que leur lutte est inutile, Bien que leurs ftareurs redoublent !
Oh I que ton sein caverneux N*allume point, non, n^enOamme point ces liquides métaux,
Ni ces vapeurs gazeuses Que de tes entrailles infernales Tu exhales sans cesse pour répouvante des mortds !
Vois, humblement prosterné A tes pieds, Je pousse vers toi mes cris suppliants,
£ooute-moi, et, touché de compassion, Mets un tnin à tes fureurs et à tes colères Dont ta colonne de vapeurs annonce la terrible explosion !
(TacaUya, i^aoM IStt, rar le» Aiaci nèmm du TatMpacâ,^
répandirent même à 200 Ueoes de distince.
GÉOGRAPHIE DB LA RÉPUBLIQUE DU PBHOU
tout le littoral de l'océan Pacifique laconfigu* ration qu-il a aujourd'hui.
Jusqu'à Iquique, les montagnes de la côte sont presque entièrement composées de terrains porphyroïdcs stratifiés ; et à une distance de moins de 6 milles des bords de la mer, on rencontre les riches mines de Huantajaya et de Santa-Rosa^ qui ont produit autrefois de de si énormes pépites d'argent natif.
Nous avons déjà dit que dans le rameau occidental des Andes, depuis Aréquipa jusqu'aux hauteurs de Tacna, se trouvaient situés les volcans du Misti, de l'Huaina-Putina et du Tutupaca. En obser\'ant les terrains voisins, on a rencontré des sulfures et des sulfates de fer, de magnésie, d'alumine et de potasse, et, en beaucoup d'endroits, du cuivre et du soufre à l'état natif. Ces divers sulfures et sulfates ne sont que le résultat de la combinaison, opérée par le temps, du soufre lancé par ces volcans en éruption, avec des pyrites ferrugineuses et des terrains argileux sur lesquels il est retombé.
Dans les montagnes d'Uo, on trouve en grande abondance le sulfate de chaux ou plâtre, et le kh\\{Barilla fina)^ de la cendre duquel on obtient 20 pour 100 de carbonate de soude.
La ville d'Aréquipa, située sur le flanc du Misti, à 2,392 mètres au-dessus du niveau de la mer, et à 4 lieues (16 kilom.) du littoral, a son territoire couvert de couches de cendres, de granit, qui, suivant Rivero, n'est que du trachyte décomposé. En étudiant les carrières, on reconnaît qu'à une époque non encore éloignée, la matière dont elles se composent était liquide, puisque l'on y trouve renfermés de la pierre ponce, des fragments de silex et des cailloux de différentes grosseurs. Avec le temps, cette matière s'est cristallisée en parallélipipèdcs, et finit par former une espèce de marbre blanc terne, quand elle est exposée pendant longtemps à l'air humide.
La montagne de Chachani^ située à la droite du Misti, aussi élevée que ce dernier, et encore plus couverte de neiges, puisqu'elle s'élève à la hauteur des neiges perpétuelles, contient en abondance du granit que l'on rencontre à Aréquipa, dont cette montagne est éloignée de quatre lieues environ. Elle contient, en outre, de la potasse, du sel de
magnésie, et beaucoup d'argile ferrugineuse. On trouve du soufre natif dans la plaine de ChartanU et des veines de sulfate pur de magnésie: cette plaine est environ à 8 lieues au nord d'Aréquipa.
Chiguata^ localité située également sur le rameau occidental des Andes, à .4 lieues à l'est d'Aréquipa, contient beaucoup de craie, formant des bancs d'une assez grande étendue.
Au delà de Yura, pays dont nous parlerons plus tard en détail, et situé à 12 lieues d'Aréquipa, vers le nord-ouest, se trouvent des mines de charbon de terre : malheureusement leur exploitation serait difficile à cause de leur grande distance de la mer, et même d'Aréquipa.
Le mamelon à^'Arica {Morro de Arica) et les montagnes voisines sont formées de couches alternatives de poudingue porphyroïde, depétrosilex ou pierre à fusil jaspée, de grès et de tuf argileux blanchâtre. On trouve, entre Tacna et Arica, du chlorure de sodium ou sel commun, du sulfate de chaux ou plâtre, du trachyte décomposé ou granit et du carbonate de chaux. Ce terrain est une plaine entrecoupée de légères ondulations; il est composé de roches blanches stratifiées, molles, semblables au tuf calcaire. Il contient des cristaux de feldspath criblés de trous, et quelques fragments qui ressemblent à la pierre ponce.
Toute la côte, ou, si l'on veut, la zone comprise entre la cordillère et la mer, depuis Arica jusqu'à Iquique , est formée de calcaire, de sable, au milieu desquels on trouve beaucoup de coquillages, qui se transforment tantôt en carbonate calcaire, tantôt en sulfate calcaire.
Le sable qui couvre dans presque toute son étendue le territoire situé entre Arica et Tacna est digne de l'étude des géologues et des minéralogistes. Il se compose en grande partic de petits cristaux de quartz complètement intacts, transparents, et qui, aux rayons du soleil, brillent comme des diamants. Ces cristaux sont formés de deux pyramides hexagones très-régulières,'unies par leurs bases, et, comme leurs arêtes ne sont point émoussées, il est logique de déduire de là que ces cristaux n'ont pas dû être lancés de bien loin. Toutefois on ne connaît point jusqu'aujour-
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBUQUB DU PÉROU
dliiii' tes roches qui ont pu les former en se décomposant et en se désagrégeant.
Nous dirons, en parlant de la direction des cordillères, que les deux branches qui partent en ligne parallèle de Potosi se réunissent près de Cuzco. De ce-nœud, ou point de rencontre, la chaîne des Andes se sépare de nouveau en deux branches éloignées Tune de l'autre d'environ 10 à 12 lieues j40 à 48 kilom.), et, cent lieues plus loin, vers le Cerro de Pasco, ces deux branches se réunissent encore et forment un nouveau nœud à leur point de jonction. Un grand nombre de rameaux perpendiculaires à ces deux branches parallèles, semblables à des échelons appelés dans le pays contre-forts (contrafuertes), forment une série de grandes fosses ou de vallées séparées entre elles. Les eaux abondantes de ces vallées franchissent la cordillère orientale par des gorges étroites et profondes, et donnent ainsi naissance aux grandes rivières du Pérou.
Cette configuration naturelle du territoire donne lieu de le diviser en trois zones, entièrement ditTérentes sous le rapport du climat, des produits, de la topographie, et de l'avenir industriel et social.
i« La région de la Côte; il n'y pleut jamais : en conséquence, elle n'est susceptible de culture qu'en employant la méthode des irrigations.
Sur la côte du Pacifique, on remarque un phénomène dont il n'est pas hors de propos de parler ici. A Cobija on ignore absolument ce que c'est que la pluie, et à plusieurs lieues autour de cette localité, on ne rencontre qu'un filet d'eau saum&tre, qui suffit à peine aux usages des habitants. Cependant les montagnes voisines, taillées à pic sur le bord de la mer, sont séparées les unes des autres par des gorges ou des ravins dont le sol est recouvert de plusieurs couches de galets, formant un plan incliné triangulaire qui descend jusqu'à la mer en s'élargissant rapidement. Ces formations géologiques, tout à lait particulières à ce pays-là, sont évidemment le produit des eaux, des pluies et des torrents , à une époque postérieure au soulèvement de la cordillère des Andes.
2« La région numtagneuse ^ située entre {es deux chaînes de la cordillère, comprend
le pays que nous appelons la Sierra (monta;gne). Cette région produit les fruits des zones tempérées, et ceux de la zone torridedans les gorges étroites et profondes qui coupent la chaîne orientale. Les plaines de ce pays montagneux sont rares et de peu d'étendue : mais on y trouve quelques vallées assez vastes, telles que celle de Ja^;a^ qui fut sans doute le fond d'un lac, de 12 lieues de long et de 3 à 4 de large. Ses eaux se sont ouvert un passage par la gorge au fond de laquelle coule la rivière de Yzcuchaca.
Une agglomération confuse de montagnes forme le reste de cette région; il résulte de là que, malgré les progrès de l'industrie et de la population dans ce pays, il sera très-difficile de traverser un territoire muré par deiix barrières gigantesques, éternellement couvertes de neiges, et qui présentent à peine, de loin en loin, des passages étroits par où il n'est pas possible de faire rouler des voitures ou de transporter d'autres objets que ceux qui, par leur haute valeur, peuvent couvrir les frais considérables d'un pareil transport, comme, par exemple, les métaux précieux qui abon-? dent sur les flancs des deux chaînes des An-» des et de toutes leurs ramifications. Aussi, les peuples du Pérou qui habitent la Sierra, n'ont pas aujourd'hui d'autre industrie plus productive et plus importante que le travail des mines.
3"" La région des Forêts ou, comme l'on dit communément, par singulier abus de mot^ la Montana (1) (qu'il ne faut pas confondre avec la Sierra)^ s'étend depuis le versant oriental de la cordillère orientale jusqu'aux frontières de Bolivia, du Brésil et de l'Equateur. Ces pay6, peu connus, remplis d'épaisses forêts, sont arrosés par d'immenses rivières, telles que l'Huallaga, l'Ucayali, qui portent le tribut de leurs eaux au fleuve des Amazones. Les pampas du Sacramento, situées entre le Pachiteac et l'Huallaga, sont celles que les voyageurs visitent le plus souvent en parcourant ces régions : cependant le Père Plaza a publié une relation très-détaillée sur cette terre vierge et remplie de richesses. Malheureusement il n'est pas possible que ce pays, séparé par une
(1) Meniaiin. jeu. efpagnol signifie montagne: mais au Pérou il «ignifie gènèndemcot forêt. (Note Ju traducteur,)
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deuxième chaîne de montagnes, c'est-à-dire par une barrière de plus que laSierray puisse progresser en industrie, par le motif que nous avons exposé en parlant de la région des Montagnes, Néanmoins le Pays des Forêts pourrait entrer en communication directe avec l'Europe, au moyen de la navigation fluviale, ainsi que cela se pratique déjà jusqu'à Loreto.
La distribution des veines métalliques de la cordillère du Pérou et du Chili est régie par une loi très-simple, formulée par un de nos amis, que la mort nous a trop tôt ravi, M. Léon Crosnier, chimiste éminent et trèssavant naturaliste , à qui nous sommes redevable d'une grande partie de cette description géologique. Cette loi consiste en ce que les terrains granitiques ou d'origine ignée contiennent beaucoup de veines aurifères et de minerais de cuivre, mais ne renferment point d'argent. D'un autre côté, au sein de tous les terrains stratifiés antérieurs au soulèvement des cordillères, qu'ils aient ou non éprouvé une métamorphose quelconque, onrenconlre, dans toutes les veines d'argent proprement dites, des filons de galène constamment argentifères, et d'aulres filons nombreux de cuivre qui contiennent plus ou moins d'argent.
Dans la géographie physique, nous parlerons plus en détail de la cordillère des Andes.
EAUX THERMALES
LePérou, étant un pays volcanique, possède naturellement des eaux thermales dans presque tous ses départiBmènts.
Les eaux les plus renommées sont celles de Cajamarca^ Huarazy Yura (en Aréquipa); Alca^ dans la province de l'Union; celles de Canta et Yauli^ dans le département de Lima, et enfin celles de Cuzco. Nous parlerons de chacune d'elles en leur lieu respectif.