‹ Géographie du Péron, corrigée et augmentéeChapitre 222 sur 321 · TRIBU DES TICUNAS · texte numérisé non relu

TRIBU DES TICUNAS

Les Ticunas vont nus : ils portent la che^ velure longue sur les deux côtés de la tête, et très-courte sur le devant. Ils se couvrent les parties génitales d'une petite bande d'étoffe; ils ornent leur cou de colliers de dents de tigre et de singe, et leurs bras de plumes :

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

ils se peignent la Bgure de dessins capricieux. Leur occupation, comme celle des Orejones, consiste dans la préparation du poisoD.

TRIBU DES HATORCNAS.

Les Mayorunas habitent Cocbiquinas et Loreto; mais leur tribu s'étend à l'intérieur jusqu'aux rives de l'Ucayali. Ceslndiens vont également nus; ils portent les cheveux longs, se peignent la tête, et se passent de petits Mlons et des plumes à travers les lèvres. Ils se servent de lances et de flèches empoisonnées. Ceuî qui vivent aux environs de Cocbiquinas paraissent assez dociles et amis du travail ; mais ceux qui errent à l'aventure dansles forêts sont continuellement en guerre avec les tribus riveraines de l'Ccajali. Tous ceux qui naviguent sur l'Ucayali pour la poche et la salaison du poisson, ont la précaution de ne pas s'endormir sur la rive droite de la rivière, dans la crainte d'être assaillis par les Mayorunas. On cite plusieurs faits de pécheurs surpris pendant la nuit, et égorgés à coups de lances par les Mayorunas.

TRIBU DES JIVAROS.

Dans la partie du Maranon comprise entre le Pongo de Manseriche et l'embouchure du Pastaza, se trouve la tribu barbare des Jivaros , divisée en quatre partis distincts , qui portent les noms de Muraios, Huambisas, Aguarunas et Atitipas. Ces barbares vont généralement nus. Ils sont bien formés, de taille svelte, d'un caractère belliqueux, et trèsadroits dans le maniement de la lance. Ces différents partis des Jivaros sont en guerre continuelle les uns avec les autres, surtout les Aguarunas avec les Antipas, deux races qui vivent au-dessus du Pongo de Manscriehe.

Les Aguarunas habitent entre l'embouchure du rio Nieva et le Pongo de Manseriche.IIs ont été découverts, en 1859, par l'expédition commandée par l'illustrissime seûor évoque deChachapoyas. Aujourd'hui presque tous les Aguarunas sont soumis, et vont souvent à la ville de Chachapoyas.

Les Jivaros parlent un idiome particulier, J

assez expressif, et qui n'est pas désagréable à l'ouïe. Quelques JÎTaros, et spécialemeat les chefs des Aguarunas , entendent un peu la langue quichiia, de sorte qu'ils paraîtraient avoir été soumis autrefois, en partie du moins, par les anciens Incas.

Trikus ûtm hwûm de l'VcajrAU..

Les bords de l'Ucayali et de ses aflQuents sont habités par un grand nombre d'autres tribus sauvages. Quelques-unes ont été soumises et vivent en partie réunies danï le bourg de Sarayacu.

Les principales tribus barbares qui habitent sur les rives de l'Ucayali et desesaffluents sont celles des

1 Piros,

S CoDibM,

S Campas,

e Selebos,

3 Amaliuacas,

7 Sipibos et

4 Remos.

8 CBScbibM.

Tous les barbares qui habitent sur les bords de l'Ucayali, à l'exception de la plus grande partie des Cascbibos, qui vivent sur les met du Pachiteac, sont velus d'une espèce de gnod sac appelé cvsma. Ce sac est en toile de coton que les sauvages tissent eux-mêmes, et qui varie en longueur et en couleur suivant les tribus.

i° TRIBt) DBS PIROS.

Les Indiens de la tribu des Piros sont les mêmes que ceux désignés dans les forêts de Cuzco sous le nom de Chontaquiros , et sur quelques points de l'Ucayali sous celui de Simirincltes. De toutes les tribus barbares qui habitent sur les bords de l'Ucaya'i, les Piros sont les plus intelligents, les plus beaux et les plus vaillants. Us ne redoutent aucune des autres tribus, et ils parcourent le rio Ucayali dans toute sa longueur pour exercer leur petit commerce. Ce dernier consisteà échanger la cire qu'ils recueillent dans les forêts contre du fer, de la toile de coton, des hameçons, des verroteries, etc.

Les Piros se trouvent épars sur toutes les rives de l'Ucayali, depuis Sarayacu jusqu'au rio Tambo ; mais leur principale résideace

APPENDICE

c'est le village appelé Santa Rosa de los Piros^ situé au confluent du rio Tambo avec le rio de Santa-Âna ou Urubamba.

Le nom de Chontaquiros^ que Ton applique aux Piros dans les forêts de Cuzco, vient de Tusage où ils sont de se teindre les dents avec une racine qui leur donne une couleur noire. Ce nom est composé de deux mots quichua, savoir : Chonia , qui signifie bois noir^ et Quiros qui veut dire dents. Cette coutume de se teindre les dents n'existe pas seulement chez les Chonlaquiros, mais aussi chez les Setebos, les Sipibos et les Conibos. Les Piros parlent une langue différente de celle des autres tribus riveraines de rUcayali. On les reconnaît à première vue, parce qu'ils portent une Cusma de couleur noirâtre.

2» TRIBU DES CAMPAS.

Les Campas^ connus également sous le nom d'Antis , occupent une immense étendue de territoire , comprise entre le rio de Santa-Ana sortant des forôls de Cuzco , et le rio Chanchamayo venant des forêts de Tarma. Ils habitent sur les rives du Santa - Ana , du Tambo et de leurs affluents.

Les Campas forment une nation nombi*euse, pleine de courage et animée de Tesprit guerrier. Ils se distinguent des Piros par leur langue, et ensuite parce qu'ils n'ont pas l'habitude de se teindre les dents, qu'ils ont belles, et qu'ils conservent très -blanches. Ils sont vêtus d'une cusma beaucoup plus longue que celle des Piros ^ et qui diffère aussi par sa couleur^ qui est jaune. La cusma des Campas leur descend presque jusqu'à la cheville du pied..

Les Campas parlent un idiome entièrement distinct de celui des Piros. Le grand nombre de voyelles que les mots renferment le rendent doux et agréable k l'oreille. Mais ce qu'il y a d'étonnant, c'est que, quoique cette langue ne renferme presque pas un mot qui soit commun aux deux tribus^ elle possède néanmoins une particularité absolument semblable à celle des Piros : tous les mots qui, dans les deux idiomes des Indiens Piros et Campas, expriment une partie quelconque du corps, commencent par la même lettre. Dans

la langue des Piros, ces mots commencent par une lettre qui a le son du W, et dans celle des Campas par la lettre N.

Les Campas habitent les forêts que traverse le rio Chanchamayo : ils sont très-hostileS) et l'on ne saurait entrer en relation amicale avec eux. On est étonné cependant que les sauvages de la même tribu, qui habitent la vallée de Santa-Ana, dans le département de Cuzco, soient d'un caractère doux et traitable. Moi-même,pendant le cours d'un voyage que je ûs dans ce pays en 1858, j'ai été bien reçu parmi eux , et je n'ai qu'à me féliciter de l'hospitalité qui m'a été offerte. Suivant mon opinion^ ce caractère différent^ que l'on observe parmi les individus de la même tribu^ vient des moyens divers que l'on a mis en usage pour vouloir les soumettre. Il est certain que le canon et le fusil que l'on a employés sur le territoire du Chanchamayo , ne sont pas les meilleurs moyens pour réduire les sauvages. Ces tribus ont généralement le caractère défiant et vindicatif. S'ils éprouvent quelque mal, ils ne l'oublient pas facilement; ils deviennent des ennemis implacables et ne perdent aucune occasion de se venger.

S» TRIBU DES AMAHUACAS.

Les Amahuacas sont des sauvages qui vivent sur les bords des affluents de l'Ucayali, dans le territoire compris entre les rios Tamaya et Sipahua. Cette tribu est d'un caractère paisible , et les Indiens qui la composent sont généralement doués de beaucoup d'intelligence.

Leur instinct peu guerrier les a rendus victimes des invasions des Piros , des Conibos, des Setebos et des autres tribus qui vivent sur les bords de l'Ucayali. Ces tribus homicides et avides* de butin pénètrent dans les vallées habitées par les paisibles Amahuacas : ils les surprennent la nuit , massacrent les hommes et emmènent avec eux les femmes et les enfants; ils vendent les enfants comme esclaves , et gardent les femmes pour satisfaire leurs passions brutales. Pendant que j'éèais à Sarayacu, j'ai eu occasion de voir, à la Mission, quelques enfants de la tribu des Amahuacas; ils étaient très -intelligents: ils

avaient appris en très-peu de temps à lire et à écrire correctement.

Les Amahuacas s'étendent très-loin à Tintérieur des terres situées sur la rive droite deTUcayali, et quelques-uns d'entre eux ont révélé l'existence d'une population nègre avec laquelle ils vivent en paix. Cette circonstance donne lieu de croire qu'un certain nombre d'esclaves nègres, s'étant enfuis au delà des frontières du Brésil, sont venus s'établir dans ces lieux solitaires.

40 TRIBU DBS REMOS.

Les Remos sont des sauvages qui habitent le vaste territoire situé à la droite de l'Ucayali , et compris entre les montagnes de Canchahuaya et le rio Tamaya. Les Remos ne naviguent presque jamais sur l'Ucayali. Ils vivent constarpment dans l'intérieur, et sur les bords des divers affluents de cette rivière. La vallée où l'on rencontre le plus de sauvages de la tribu des Remos, c'est celle de Callaria.

Les Remos^ de même qpe les Amahuacas, sont assez traitables , et comme eux ils sont victimes des incursions des Conibos : c'est pour cette raison que le R. P. Calvo, comme nous l'avons dit plus haut, a fondé, vers la fin de 1859, le bourg de Callaria , qui porte le môme nom que la vallée, pour empocher les incursions des Conibos jusqu'au lieu où vivent les Remos.

Les Indiens de la tribu des Remos se distinguent des autres tribus, parce qu'au lieu de se peindre la tête avec de la teinture d'achiote (roucouyer) ou de huitOy comme tous les sauvages qui habitent sur les bords de rUcayali, ils ont l'habitude de faire sur leurs corps des dessins indélébiles, en se piquant la peau avec des épines, et en introduisant dans les piqûres de la résine de copal, opération analogue à celle que pratiquent les sauvages de diverses tribus de la Polynésie.

<$o, 6» ET 70 TRIBUS DES SETEBOS, DES SIPIBOS

ET DES CONIBOS.

Les Selebos, les Sipibos et les Conibos- sffnt facilement pris les uns pour les autres, parce qu'ils sont vêtus de la môme manière. Us por-

tent tous indistinctement une Ci«ma, couleur café, mais moins large que celle des Campas; ils se teignent les dents avec une espèce de racines, et parlent la môme langue, qui est le pana. Ces trois tribus paraissent appartenir à une seule et môme nation , et vivent indistinctement sur différents points des bords de l'Ucayali, à partir du confluent du Pachiteac, jusqu'au confluent de l'Ucayali et du Maranon. Une coutume qui leur est commune avec les Campas et un grand nombre de Pires, c'est de se percer la cloison des narines, pour y suspendre une petite plaque d^rgent qui se balance sous leur nez et leur couvre en partie la lèvre supérieure.

Les Conibos ont néctnmoins plusieurs traits caractéristiques. Ils ont, entre autres, la coutume barbare d'aplatir la tête de leurs enfants entre deux planchettes. L'une est appliquée sur le front et l'autre sur l'occiput, de sorte que le front devient fuyant et que la tête s'élargit beaucoup en arrière. Leurs crânes ressemblent beaucoup à ceux que Ton rencontre dans quelques Huacas ou panthéons antiques de la Sierra (Pays des Montagnes). A la mission de Sarayacu, j'eus l'occasion de voir un enfant que samèreavait amen^ pour le faire baptiser. Cet enfani avait la tête très- élargie à l'occiput, mais on remarquait en môme temps sur l'os frontal, du reste assez déprimé , une proéminence arrondie. Ne comprenant pas comment une bosse semblable avait pu se développer dans une partie comprimée au moyen d'une planche, je fis demander à la mère si la planche qu'elle avait employée était unie et égale dans toute sa surface. Je parvins à savoir que cette planche était percée d'un assez grand trou; alors je pus m 'expliquer facilement la formation d'une proéminence sur l'os frontal, le crâne s'étant développé dans la partie qui correspondait au trou, et qui, par conséquent, n'était pas comprimée par la planchette.

Les Setebos, les Sipibos et les Conibos ont généralement, et surtout les adultes, une peau très-rude et presque écailleuse : cette circonstance est due aux piqûres continuelles des cousins [mosquitos) et des zancudos; elle est due également à une espèce de gale trèscommune parmi eux.

APPENDICE-

Ces barbares, ainsi que nous l'avons déjà dit, font des incursions chez les Remos et les Amahuacas pour leur enlever leurs enfants et leurs femmes. Ces incursions ont pour mobile la coutume de la polygamie, qui règne parmi tous les sauvages de TUcayali; ces sauvages ne possédant pas assez de femmes dans le sein de leur propre tribu, les plus forts et les plus courageux vont enlever celles des plus faibles.

80 TRIBU DES GASCHIBOS.

Les Caschibos sont, parmi tous les sauvages qui vivent sur les rives de ITJcayali, les moins traitables et les plus féroces. Ces Indiens habitent principalement sur les bords du rio Pachiteac et de TAguaitia; ils vont complètement nus, ou s'ils portent un vêtement, c'est une cusma si courte qu'elle ne leur couvre pas même les parties sexuelles. Jusqu'aujourd'hui on les a considérés comme des anthropophages^ que rien ne saurait soumettre. Je doute de cette dernière assertion. Quant à la première, à savoir qu'ils sont anthropophages et qu'ils mangent leurs vieillards Je répondrai que cette coutume est bien plutôt due à une superstition religieuse qu'à un acte de cruauté. En effet, quand on annonce au vieillard qu'il va être immolé, celui-ci est plein de joie, parce qu'il est persuadé qu'il va bientôt rejoindre ses ancêtres.

D'un autre côté, cette coutume de manger les vieillards paraît être également commune à d'autres tribus sauvages du Pérou. Et une preuve certaine qu'elle est due à une croyance religieuse ou à une ancienne tradition, et qu'elle ne renferme aucun sentiment de cruauté ) c'est le fait dont a été témoin, il y a quelques années, le voyageur Osculati, pendant sa navigation sur le Napo, en descendant vers l'Amazone, et en passant au milieu de la tribu des Mayorunas. Ce voyageur célèbre raconte qu'un Indien de cette tribu, qui s'était fait chrétien , voyant sa mort approcher^ était accablé de tristesse et pleurait : comme on lui demandait la cause de ses larmes, il répondit qu'il éprouvait un bien vif chagrin de ce qu'au lieu de servir d'ali^ ment à ses parents, il deviendrait la pâture des vers.

D'après cet exemple, il parait que ce vieillard indien éprouvait une vive répugnance dans la perspective de se voir mangé par les vers; il regardait comme une chose beaucoup plus noble de servir de nourriture à sa famille. La même coutume a peut être existé également chez les Caschibos, où elle aura fourni un prétexte à certains voyageurs pour les traiter d'anthropophages.

A mon avis, les Indiens Caschibos peuvent être soumis comme toutes les autres tribus. La preuve la plus convaincante de ce que j'avance, c'est que le R. P. Calvo ayant fait, depuis 1857 , différents voyages dans cette région pour se rendre au jîo Pachiteac, il s'est mis en relation avec plusieurs de ces infidèles, et s'est créé parmi eux un certain nombre d'amis. Ce nombre n'a fait qu'augmenter à chaque voyage, de sorte qu'au moment de sa dernière expédition, qui ne date que de quelques mois, il s'était déjà créé plus de cent amis parmi ces Caschibos, que l'on peint comme si redoutables. Mais si le P. Calvo n'a eu aucun accident à déplorer au milieu de ses relations avec les Caschibos, c'est qu'il n'est pas allé, pour les conquérir, les armes kla main, moyen qu'on emploie pour soumettre les Indiens du Chanchamayo : il est allé au devant des Caschibos avec douceur et en leur offrant en présent des couteaux, des hameçons, des verroteries, etc.

Tous les sauvages, j'en ai l'intime persuasion, peuvent être soumis. Assurément, on rencontrera parhii eux quelques individus d'un caractère cruel et pervers; mais, je le demande, quelle est la société humaine qui ne renferme des bons et des méchants?

Ce que l'on doit donc faire avant tout, c'est d'inspirer de la confiance aux Indiens; c'est de captiver leur amitié, en leur faisant comprendre que nous n'allons pas vers eux pour leur faire du mal, mais au contraire pour les combler de présents, en leur offrant des couteaux et des haches , en leur révélant quelle est l'importance de ces instruments dans la fabrication de leurs armes, de leurs canots, etc., en un mot en leur créant des nécessités qu'ils ne sauraient satisfaire euxmêmes.

' Pour ces hommes, qui ne connaissent que la nature physique et la matière, la vue d'un

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

hameçon, d'un couteau ou d'une hache, parle d'une manière plus victorieuse que le plus éloquent discours, dont ils ne comprennent 4)as le sens. Veut-on une preuve de ce que j'avance? A Sarayacu, j'ai eu occasion de voir un Conibo qui avait reçu quelques hameçons et un petit couteau, parce qu'il avait amené son fils pour le faire baptiser. Le lendemain cet Indien revint, demandant qu*on voulût bien baptiser son fils une seconde fois\ dans.lebut de recevoir de nouveaux présents. Quelle idée ce sauvage s*était-il formé du baptême? Il est facile de le concevoir : suivant lui, c'était une cérémonie quelconque dont le résultat principal était le couteau et les hameçons qu'il avait reçus.

Non^ il n'y a point le moindre doute : la meilleure manière de soumettre les infidèles, c'est de leur distribuer des hameçons, des briquets, des aiguilles, des haches et des couteaux. Quand une fois ils auront brisé ou usé l'un de ces objets, qu'ils ne sauraient remplacer, ils viendront d'eux-mêmes se mettre en relation avec nous. Alors quelques bons missionnaires, avec leur patience et leur abnéga- ' tion, pourront peu à peu captiver leur amitié, les obliger à se réunir en villages età réformer leurs mœurs; ils réveilleront en eux le goût du travail, exerceront leur intelligence et élèveront leurs idées jusqu'au-delà de la sphère du sensible.

Les Indiens de la tribu des Caschibos paraissent avoir quelque parenté dans leur origine avec les Setebos, les Sipibos et les Conibos, parce qu'ils entendent la langue Pana, et l'on pourrait croire que l'idiome qu'ils parlent n'est qu'un dialecte de cette langue.

Page 1