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DE LA LANGUE PANA

La langue pana est la plus commune que Ton rencontre sur les bords de l'Ucayali et de ses affluents, parce que^à quelques modifications près, elle est parlée par toutes les tribus sauvages qui habitent cette région, à l'exception des Piros et des Campas.

La langue pana est très-distincte de la langue quichua, que parlent presque tous les Indiens qui habitent le territoire du Pérou. Considéré au point de vue des nécessités

des Indiens qui le parlent, le pana est assez riche : il renferme un grand nombre de mots que les langues européennes ne pourraient traduire que par une phrase entière. La prononciation est assez difficile, parce qu'il y a un grand nombre de mots qui ont une forte aspiration; d'autres sont gutturaux, et enfin plusieurs se prononcent en appuyant la pointe de la langue à la racine des dents.

La construction elle-même des mots ne laisse pas que de présenter aussi une certaine difficulté : il existe plusieurs particules que l'on interpose entre les syllabes des mots primitifs, et qui changent complètement le sens du discours.

Pour en donner un exemple, la particule ma y interposée dans un verbe, fait qu'uo autre exécute l'action indiquée par le verbe. Ainsi le motj^t^t signifie manger^ et le mot pimaqui veut dire faire manger un autre.

SYSTÈME DE BTUBlteATION DES UfBISIIS.

Toutes les tribus sauvages qui habitent b province littorale de Loreto ont un système de numération très-incomplet. Ils comptent seulement jusqu'à trois, quatre et cinq au plus. Ils indiquent avec les doigts les quantités qui dépassent quatre ou cinq, et ils expriment enfin avec le mot qui dans leur langue signifie « beaucoup » les quantités qu^ils ne peuvent exprimer avec les dix doigts. • Les Indiens de la tribu des Jeveros comptent dans leur idiome jusqu'au nombre cinq; mais ils ont complété leur système de numération, en faisant des emprunts à la langue quichua, qui possède le système complet qui leur manque.

Ainsi les Jeveros comptent de cette manière jusqu'à cinq :

Alaza,

un.

Gatuta,

deux.

Kala,

trois.

Ingatu,

quatre

Aleyticlon,

cinq.

Mais comme ils ne possèdent pas, dans leur idiome, d'autres expressions numériques, ils continuent à compter jusqu'à dix au moyen de la langue quichua, ainsi :

APPENDICE

Sokta,

Canchis,

Pusak,

ISCOD,

Chunga,

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