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DÉPARTEMENT DES AMAZONES

t dans cette partie du territoire péni- (u'existe la véritable richesse du pays, ! guano, qui séduit et détourne tant me industrieux de ses intérêts positifs, i qu'une durée éphémère : c'est peutour le Pérou une richesse aussi préueuse que le fut pour l'Espagne l'acon des Amériques.

lépartement a été créé par une loi du ^ le 12 novembre 1832.

LUUTES.

lépartement est borné au nord par la lique de l'Equateur; au sud par le dénent de Junin ; à l'est par la province le de Loreto, et à l'ouest par une partie ipartements de Cajamarca et de la Li- I, dont le sépare le majestueux fleuve mazones.

DIVISION POLITIQUE

département contient deux grandes et ; provinces, savoir Chachapoyas et LÀ capitale du département est Chayas, où réside l'évéque.

lOVINCE DE CHACHAPOYAS*.

LIMITES

le province est bornée au nord par la •lique de l'Equateur; au sud parla pro-

de Huamalies, du département de ; à l'ouest par la province de Luya, la sépare le rio Utcubamba, et à l'est

province littorale de Loreto.

tte province a été diTisée par une loi da Googrès, de 1860.

Cotte province est composée de seize districts; sa population est de 28,000 habitants, y compris la nouvelle province de Luya,

Chaohapoyas.

Chirquilla,

Jalca,

Gbiliquin,

Levante,

Olleros,

Leymebamba,

Huayabamba.

Chuquibamba,

Soloco,

RalzaA,

Sipasbamba,

Molino-Pampa,

Quinjalca,

San-Garlo6,

Huancas.

CURES

GhachapoyaSi

Laya,

Olleros,

Olto,

Haayabamba,

Balzas,

Chiliquin,

Yamon,

San-Carlos,

Santo«Tomai,

Jalca.

Chachapoyas a l'honneur de compter parmi ses enfants Rodriguez de la Mendoza, recteur pendant de longues années du collège San Carlos. C'était un homme supérieur à son époque; aussi fut-il le réformateur du système suivi jusque-là dans l'enseignement. Malheureusement de nos jours on a voulu faire rétrograder ce collège en reniant les idées libérales d'un recteur aussi illustre.

PROVINCE DE LUYA.

LIMITES

Cette province est bornée au nord, au sud et à l'est par la province de Chachapoyas ;

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à Toucst par les provinces de Jaen, Chota et Cajamarca, du département de Gajamarca.

Celte province a été récemment formée par une loi du 5 février 1861. Elle se compose de quinze districts. La ville de Lamud en est la capitale.

Lamud,

Luya,

Conila,

Bagua,

Golcamar,

" Peca,

Santo-Tomas,

San Geronimo,

Cocabamba,

Lonya,

Pisiiquia,

Ocally,

Yamon,

Ocumal,

Tamalca.

Quant à la division ecclésiastique, elle n*a pas changé.

RIVIÈRES. CORDILLERES.

Trois grandes rivières, l'Amazone, TUcayali et le Huallaga baignent ce vaste et fertile département, et reçoivent une multitude d'affluents dont nous avons déjà parlé.

Deux cordillères traversent ce territoin*: l'une à l'est de Chachapoyas, et l'auti'c à l'ouest.

EAUX THERMALES

Sur les bords du rio Otaibamba, près de Chachapoyas, se trouvent des eaux d'une grande réputation. A Moyobamba, il y en a qui exhalent une odeur de soufre.

RÈGNE VÉGÉTAL

La fertilité de ce département touche presque à l'idéal et au merveilleux. Il n'est pas de pays qui produise des arbres plus gros et d'espèces plus variées. Parmi les bois de construction, on trouve ri4câ[;(ni (Caoba), plusieurs espèces de Cèdres, le Pin, la Poma, espèce de bois Ûbreux aussi dur que le fer; c'est avec des troncs de cet arbre de 6 pouces de largeur et 1 d'épaisseur que l'on construit ies maisons de Movobamba.

V Arbre de Sang (Arbol de Sangre), appelé ainsi à cause de sa couleur, est dur et aussi brillant que s'il était vernis.

L'Arbre de (a Croix (Palo de Cruz) est

aussi dur que le CocobolOy de couleur jaune paille tacheté de noir.

Le CocobolOy le Quinilla, VAsarquiro^ bois propres à la construction ; le Pichicaspi^ qui a une odeur d'olivier ; la RapiM, de % pieds de haut et de 4 pouces de diamètre « est formé de fibres tordues; sa couleur est d'un gris clair. Il sert à faire des rames et d'autres objets analogues.

Le Quillocaspi ou Palo amarillo (Tige jaune], de 48 pieds de hauteur et de 3 pieds de diamètre ; le PucorVarilia ou Vara cohrada (Baguette colorée], de la grosseur du poignet ; cet arbre est d'une si grande flexibilité qu'on peut en ramener la cime à la racine sans le briser. Sahauteur est de 31 pieds.

Le Chilca-Brava, de plus de iOO piedLs d'élévation et de 3 pieds de diamètre. Sa couleur est d'un gris clair. On s'en sert pour construire le toit des maisons, parce qu'Une se pourrit point. VAUla-Tablan^ de 5i pieds de haut et de 2 pieds de diamètre; il est blanc et très-lisse. VYndoche et le Cacpi sont très-durs. On emploie ce dernier pour fabriquer des manches de pelles, de haches, etc.

Le Sacàindaso, dont l'écorce est médicinale; VYngainaj très-bon pour faire des étais ; le Quillocisa ou Flor-Amarilta (Fleur jaune], de 60 pieds de haut» très-utile pour faire des poutres; VUrttoquiro ou Dientede Loro (Dent de Perroquet), de 45 pieds de haut et d'un pied de diamètre; ce bois est si dur que la hache ne peut l'entamer; le Tullucuira. de 75 pieds de hauteur, très-dur et de couleur obscure; le Paltaimueraj de 90 pieds de haut et de la couleur du cèdre ; il est très-utile pour fabriquer des canots et tout autre ouvrage de charpente; le Casamuena est propre aux mêmes usages que le précédent; les Caûas-BravaSy qui atteignent également de grandes dimensions ; le Mash chigay de 90 pieds de haut; il est si dur qu'il sert à fabriquer des mortiers à broyer, et surtout ce qu'on appelle au Pérou des Piedras de batan, espèces de moulins de cuisine pour broyer et réduire en poudre des grains ou des plantes dont on fait ensuite de la bouillie ou des gâteaux. La Capirona^ qui se pétrifie dans l'eau.

Les plantes médicinales les plus remar-

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qnables sont : le Copahu (Copaibo), qui est le meilleur spécifique antibleunorrhagique ; le Hojêy de 80 pieds de hauteur et de â6 pouces de diamètre. Ou en extrait une liqueur blanche comme du lait, en faisant sur son écorce des incisions au moment de la nouyelle lune. Cette liqueur est si forte qu'elle écorche la peau ; elle sert d'antidote contre les vers. VEndano, de 35 pieds de hauteur et de 2 pieds de diamètre ; son écorce, qui est d'un demi-pouce d'épaisseur, prend , après qu^on l'a coupée, une couleur rouge obscur; c'est un antiputride très-efficace; elle guérit admirablement les ulcères, le scorbut et les maladies cutanées.

Le Machacui'Huasca, espèce de liane d'une odeur forte et aromatique comme le camphre; sa couleur est d'un jaune foncé et d'un cendré obscur ; on l'emploie contre les fièvres et elle est trés-amère.

La Sangre de Drago (Sang-Dragon), que l'on obtient par hicision d'un grand arbre en y &isant des incisions au moment de la conjonction de la lune.

Le NuûU'Huactana ou Caûa agria (Canne aigre), semblable au maïs, produit un bouillon aigre de mauvaise odeur ; il coupe les fièvres tierces etguérit les maladies de poitrine.

La Caraûay VEncens (Incienso); la Quinaquina (qu'il ne faut pas confondre avec le Quinquina que l'on appelle au Pérou Cascarilla) y la Salsepareille (Zarzaparilla) , les Mauves (Halvas), la Guimauve (Malvavisco), de différentes espèces; la Verveine (Verbena), le Plantain (Uanten), le Tamarin (Tamarindo), \t Romarin (Romero), \tlÀn (Linaza), VAlolva^ les Pignons (Pinones), la Mélisse (Torongil), la Sauge (Salvia), le Gingembre (Ajengîbre), VYerhonSanta (l 'Herbe-Sainte), VAncusacha^ plantes bonnes pour les blessures; le Laurier (Laurel), VAtaco-Casha.

VHuaeOj liane dont on trouve plusieurs espèces, bon contre les piqûres des vipères ; Y Huile de Mascia ( Aceyte de Mascia) , le Quinquina (Cascarilla), VIpecacuanhay le Bois de Campêchey laAocf'n^ de la Chine (Raiz delà China, le Maiico ou Herbe au Soldai (Yerba del Soldado), qui est vulnéraire et antibiennorrhagique; la ViboriUa-Sacha, contre la morsure des vipères ; la Tinta-Humay semblable au poirier pour le tissu et la couleur ;

elle sert à guérir la teigne. La Bolsamullaea^ très-efficace contre la jaunisse ; le Sauango, le Tupa-Sahiréf qui rend les chiens furieux ; le Tuma-SungUy bon pour les maladies de reins ; le Culantrillo del Pozo (Capillaire-du- Puits), la Santa-Maria^l^ Saeha^ la CAtcAtrilla, utile pour teindre en bleu; la Lancetillay la Sahacapa^ dont la graine est vénéneuse ; la Suelda ron Suelda , arbuste qui s'enroule autour des arbres et qui sert à guérir les fractures de membres et les hémorrhagies; le Benaco, arbre aux racines profondes, qui sert pour guérir les fractures et la jaunisse ; la Besina ou Lèche de Espino (Lai t-d 'Épines), liqueur produite par un arbre de ce nom, efQcace contre les maux de dents ; le Pingacui-Sacha^ arbre au feuillage très-épais, de 30 à 40 pieds de hauteur : quand on touche ses feuilles, elles se plissent et s'enroulent; cet arbre est très-utile contre les douleurs d'estomac; le Simba^ espèce de jonc, sert pour le même objet ; le Llutu-Cutiroy plante amère qui guérit la gale et le spasme; le Sahara-MashUj albaca à fleurs violettes, très-efficace contre les maladies du cœur.

La Contra-Yerba, le Huairuru, dont la graine est de la grandeurd'un haricot ; sa couleur est d'un très-beau rouge ; on l'emploie comme spécifique contre le flux de sang. Le Chai'Vlco croit dans les lieux marécageux; sa couleur est d'un rouge foncé; cette plante est aigre et forte, mais néanmoins elle n'est pas désagréable à prendre, et elle est bonne contre la toux. La Huayusa^ arbre dont les feuilles sont semblables à celles du Cacao; il est d'un vert jaunâtre; c'est un remède stomachique et antinarcotique; le Chuchi'Huasan^ arbre d'une grande dimension : il guérit les rhumatismes.

VAtapi, dont Técorce est un vomitif énergique ; le Millua-Benaquillo, dont la résine guérit les fractures; le Vacaûahui ou Ojo de Vaca (GEil«de-Vache); sa graine guérit les piqûres de vipères.

Le sol de cette région produit en abondance toute espèce de végétaux alimentaires. Parmi leur nombre infini, nous citerons le Café, qui est aussi bon que celui de Carab<xya, le Cacao, V Yucca ^ la Balaie (Camote), la Pomme de terre^ le Panais (Zanaboria), le Rix,

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les Haricots de toute espèce; les Lentilles, les Pois, les Oignons^ le Pourpier^ le CatVo, le Manij le Mats^ la Menthe (Yerbabuena), la Citrouille^ le Roueouyer (Achiole)^ le Safran, VAgnaje, le Pucheri, dont le fruit est de la grosseur d'une noix de coco et d*un goût de noix muscade; on l'emploie dans les salades. La Cocona^ semblable à l'orange de Quito; on en fait des confitures. Le Mashantuesi donne un fruit de la grosseur d'une orange ; le Michuesif plante qui produit des tubercules sur ses racines, d'un goût aussi agréable que les fameuses pommes de terre de Huamantanga, près de Lirna^ appelées pommes de terre jaunes; le Sachapapa, espèce de pomme de terre blanche.

Le Dale-Dale^ racine dont la saveur ressemble à celle des grains de maïs.

Le Huacayuyo, herbe dont on se sert pour assaisonner le manger; le Pasco, racine semblable à la rave et de couleur violette ; le Pisuaya, qui produit un fruit semblable à l'œuf; quand son écorce est cuite, elle est très-agréable,

Le CordonUlo; son tronc sert de boisa brûler, et son fruit est bon à manger.

Le Toe^Mullaca^ arbuste dont se nourrissent les poules ; ses feuilles sont un puissant vermifuge. VAchambira est un arbre d'un feuillage magnifique ; il sert à faire des cor- .des et des Hamacas-Ticras^ sorte de sac pour charger les choses pesantes.

Le Bombonaje, palmier qui sert à fabriquer des chapeaux dits de Panama^ des étuis à cigares, etc., etc. La PitOy la Vanille, le Coton, la Habilla, grande liane qui produit de l'huile; le Tabac, la Cerna, espèce d'amadou; VYspingo, bon pour la dysscnterie ; le Biein (Higuerilla] ; la Cannelle, le Margarito, le Caracucho ou Suche, VAlbaca, la Clavcla, la Congona, le Romarin (Romero), le Pouliot (Poleo), la Camomille (Manzanilla) , la Mal va- Bosa, la lÀmacsisa, plante grimpante à fleurs violettes.

he Saramashu, Albaca médicinal; le Barbasco, arbuste dont la racine est vénéneuse ; les sauvages s'en servent pour pécher, parce que, jetée dans l'eau, elle exerce sur le poisson une influence narcotique; la Sanga- Pilla, arbuste aux fleurs odoriférantes ; la Laraca-Sisa, plante grimpante à fleurs vio-

lettes et d'une odeur très-agréable; le Bifarx, arbuste dont les feuilles sont noires, le Sami, arbre dont les feuilles servent à teindre en bleu ; la Lfangua, qui sert au même emploi; \e Mispipanga, arbuste dont le fruit est une boule noire ; il sert pour la teinture; la Casha-tiuasca, liane de 90 pieds environ de longueur et très-flexible ; les blanchisseuses s'en servent au lieu de cordes pour pendre leur linge; la tiuaca, arbuste qui est un puissant vermifuge.

VAyaC'Mullaca, espèce d'épine : ses feuilles et ses fruits servent de savon pour laver le linge ; VAchupa, dont les fruits sont d'une odeur exquise, et qui fournit une couleur pour la teinture ; le Coto-Sisac, arbuste dont la fleur est odoriférante ; la Baieilia, dont la racine donne une belle couleur rouge; le Caoutchouc (Caucho) se trouve en abondance dans ce pays; le Huito ou Jagua, arbuste assez élevé et très-mince; son tronc sert à faire des cuillers, et son fruit se mange vert; il teint les cheveux d'un noir très-foncé. La Llanchamttj arbre d'une écorce si élastique qu'en la coupant et en la battant, elle s'étend comme du linge ; la Quimba, arbre de 40 pieds de haut : son fruit ressemble à celui du cotonnier. Le Sebo de Mocoa ; ses fruits sont des espèces de boules vertes qui produisent du suif (Sebo en espagnol) lorsqu'on les fait bouillir et qu'on les presse. Le Parinari, dont le fruit ressemble à un bouton de fleur; il produit, quand on le fait bouillir, une belle couleur noire; le Sapaja, arbre semblable au palmier : ses feuilles sont si roides qu'on s'en sert dans le pays en guise de peignes pour arranger la chevelure. Sa couleur est d'un jaune obscur comme le Garey. Le Tamsi, espèce de bois très-dur et néanmoins très-flexible.

Les fruits que produit ce département sont ceux de la zone torride, et tous sont trèsagréables à manger. Nous citerons spécialement le Maranon-Casha, arbre dont le Ihiit jaune, de la grosseur d'un œuf, a le goût du savon; le Chiope, arbre d'un vert obscur, dont les fruits sont d'une saveur exquise; le Gallo, semblable au Tumbo ; le Simbillo, semblable au haricot ; le Runfindt, du môme genre que le précédent ; la Gigma, racine semblable à la batate ; le SinanUy de couleur noire et de

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lature huilense; la Charehuela, semblable à a* noix, d'une enveloppe jaune et blanche à 'intérieur ; elle a une saveur aigre-douce ; la QuMila^ etc., et beaucoup d'autres espèces [ja'il serait trop long d'énumérer ici.

SàCHE ANIMAL.

Le département des Amazones est aussi riche dans ce nouveau règne que dans le rèf^e végétal. Outre les animaux ordinaires, on rencontre dans ce pays les OnceSy les Léopards, le Tapir (Gran-Bestia) ; la Marimunda^ espèce de singe très-grand et trèslaid; le Punuro^ qui déterre les semences confiées à la terre : sa chair est bonne à manger.

Tons les genres de mammifères jet tous les insectes imaginables se rencontrent dans ce pays.

On y trouve également toute espèce de reptiles : le serpent appelé Crotale ou Serpent à Sonnettes (Culebra de Cascabel) est très-venimeux.

Le Carachupa, de 24 pouces de longueur et d'autant de circonférence : sa tête ressemble à celle du sanglier ; il a d'énormes dents et de grandes oreilles ; sa peau est très-dure ; c'est un reptile terrible. Le Chasapi^Machapi, de5 à 6 ^-aras (45 à 18 pieds) de longueur : sa couleur est blanche sous le ventre et tigrée sur le dos. Il habite les endroits marécageux et sur les arbres.

La Vibora-Sonsa (Vipère-Sotte) : cet animal a deux tètes (1), une à chaque extrémité. Les Indiens l'appellent Curu-Maman; sa longueur est de deux pieds.

L'Omeso-Machaquiy reptile colossal, de 15 h 30 varas de longueur (45 à 60 pieds) : il a également deux têtes : une sur la terre pour chasser, et l'autre à la cime des arbres pour attraper les petits oiseaux.

VAfaninda^ serpent de 9 pieds de long, mais peu offensif; VYacu-}!aman, reptile très-gros et très-long : quand il se redresse sur lui-même, il lance au loin des jets d'eau.

(1) II j a U stns doute exagération et croyance populaire ; maïs nous avons préféré copier tel qu'il est le ma- ■mcrit qnê nous ponédons, plutât que de priver nos Itmars des JoBaéai cnrieiiics qu'il renferme.

VOlorango-Macha^ serpent de couleur tigrée, de 12 à 15 pieds de longueur; le Rafariy reptile de 15 pieds de long, de couleur plomb clair : sa tête est aplatie comme celle de la grenouille.

VUritU'Machaquiy serpent de 24 pouces de long ; sa tête ressemble à tm bec de perroquet; il est très-venimeux.

Les insectes venimeux de tous genres fourmillent dans cette région : les Puces^ les Moustiquesy les Zancudos (espèce de mouche à longues pattes), les Guêpes, les Abeilles^ les Fourmis, etc. 11 y en a par milliers.

On y voit des Papillons de toute espèce ; des Cloportes, des Grillons, des Mouches^ des Moscones (espèce de grosse mouche), des Lucioles ou Mouches-Luisantes, des Scorpions ^ des Millepieds, des Taons, des Pichucacuras^ espèce de fourmi petite et amère.

Le Pacacura, fourmi rouge, qui pique trèsvivement.

Le Siquisapa, fourmi ailée ; elle sert d'aliment aux Indiens.

Le Buna-Benit , fourmi ailée comme la précédente : c'est un aliment délicieux quand elle est frite.

Le Suclla-Cura est un ver qui vous entre dans le corps comme le Pique ou Niguas {pulex penetrans): le tabac en est l'antidote.

Le Yacu-Buntuchi, chrysalide d'environ 4 pouces de long; le Bonsapa, espèce de grosse mouche; la Chacamilla, espèce de papillon; VYntimaman, grosse mouche dont les ailes par terre font croire que c'est une autre; le Zuric, espèce de ver huileux. Enfln on trouve dans ce département tous les insectes imaginables.

Quant aux oiseaux de ce pays, leur nombre et leur variété surpassent tout ce que l'imagination peut concevoir. Les plus remai^ quables sont :

Le Paugil, espace de paon à crête rouge; la Pava de Monte (Paon de Montagne) à tête blanche: on l'appelle également Sacha ^ Hualpa ou Gallina de Monte (Poule de Montagne) ; le Cocha^Pisco, de la grosseur d'une poule ordinaire et de couleur jaune. Ses yeux sont jolis et ses ailes très éclatantes. Sa chair est très-bonne à manger.

Le Piviche ou Chirrieler^ de couleur vert émeraude, noire et rouge : c'est une espèce

in

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de perroquet très-habile à parler et très-gracieux, mais en même temps très-vindicatif.

Le Cheredes est également une espèce de perroquet ; il chante en sifOant un grand nombre de mots qu'il articule très-clairement. La Gasnadora ou Puracunga^ de la grosseur d'une poule; sa chair est bonne à manger.

Le Para-Maman^ de 6 pouces de longueur, d'un plumage noir-aurore, chante comme le ' perroquet. Le Carpintero (le Charpentier), de la grosseur d'un pigeon ; sa tête est rouge, sa poitrine blanche et son bec triangulaire terminé en pointe très-fine; le Tbro-Pwco, d'une belle couleur, avec une huppe en forme de plumet : il chante en sifflant ; le Trompetero (le Trompette), qui chante pendant toute l'année; le Sui-Sui; le Tijeras-Ckupa ; sa queue est en forme de ciseaux. Le Manacaraca; le PumchGarca^ de couleur jaune et noire ; son chant ressemble au mugissement du taureau. Il a des plumes blanches et noires. Le Piuriy de la grosseur d'une poule ; il a également des plumes blanches et noires. Le Pinza^ de la taille du Cheredes ; son bec est plus long que son corps; il a en moyenne 6 pouces de longueur. La moitié supérieure du corps est verte, et la partie inférieure est blanche. Le Sicullo ; le Piehivf'che de MoAo; le Vaca muchacho, de la taille d'une poule ; il poursuit les vaches. L'f/rt^^ti/tf, semblable à une colombe cendrée ; son cri exprime le nom qu'on lui a donné. Le LUlla-Simij petit oiseau & tête rouge et sans queue ; le Quinti- Maman, qui a une queue d'une grandeur surprenante; le Guantu, espèce de paon de couleur noire. Le Tibe, qui habite les bords de l'Amazone : il est plus petit qu'une poule; sa couleur est celle de l'habit des carmélites; il a des taches noires sur la poitrine, les ailes et la tête ; ses œufs et sa chair sont bons à manger. Le Cacho; il chante comme le coq; îl est de couleur café et sa tête est trèsgrosse. Le Hauteroy d'un gris obscur et d'un chant mélodieux. Le Vaqui-CfUeuc-Piscoy de la taille d'une poule africaine ; il siffle avec beaucoup de force. VAira-Chinay semblable au canard ; il est de couleur noire et habite les rivières. Le Perquevîlloou Anzualedory de la taille d'une colombe, au bec triangulaire, d'une couleur blanche et noire avec des taches rouges ; il se nourrit de poissons.

Le Pauvorj de couleur noire, aux pieds blancs ; il perche sur les épines et dévore les guêpes ; le Lirtti-SoriOy qui ressemble presque au Pauvor, Le Virivirinchu^ le MonieU^ qui chante au milieu de la nuit ; les Paios reaies (Canards royaux); le Predicador (Prédicateur), de la taille d'une poule; le Pakpaltty petit oiseau de couleur rouge ; le Non- PiscOy de couleur jaune ; le Viratero, le Gengua-PiscOy de la grandeur d'un pigeon, le Churi'Churiy etc.

On trouve en un mot dans ce pays une si grande variété d'animaux, que leur énumération seule formerait des livres entiers.

RÈGNE MINÉRAL

Beaucoup de rivières charrient de l'or, du mercure, du cuivre, du fer, du plomb, etc. La Cordillère renferme des mines de plomb, de soufre, de couperose, de protoxyde de fer, de sel, etc., que l'on rencontre en quantités considérables. Les mines uniquement exploit tées sont l'or et l'argent.

CLIMAT. •— INDUSTRIE

La température du département des Amazones varie suivant les points ; car il est traversé par deux chaînes de montagnes, dont l'une est située à l'est et l'autre à l'ouest de Chachapoyas. Néanmoins ce pays est généralement chaud. Rarement le thermomètre dépasse 30 degrés ou descend au-dessous de 27 degrés centigrades.

Toutefois cette région est malsaine sur les rives de l'Huallaga^ de l'Ucayali et du Bfaranon. Là régnent en effet de terribles fièvres intermittentes et d'autres maladies propres aux pays marécageux.

L'industrie se trouve très en retard dans ce département pour plusieurs motifs, mais surtout à cause de l'abondance et du bon marché de toutes les choses nécessaires à la vie.

D'ailleurs on ne trouve presque pas de chemins praticables.

A Moychambay on occupe plus de3,000femmes à filer du coton, dont les pelotons sont la monnaie courante du pays, de même que le Caféy le Tabacy la Lona (cotonnine), espèce de tissu très-solide, le CardoneillOf sorte de

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Casimir de laine ; les Colehas (i^ouvertures de lit) unies ou brodées; plusieurs autres espèces de toiles, des chapeaux de paille , des broderies très-riches pour les jupons et lé^ robes de dames, aussi fines et aussi jolies que la plus belle dentelle (1).

Les étuis à cigares (cigarreras) et les chapeaux de paille (sombreros de paja) sont très-finement travaillés. On est très-habile dans ce pays à ciseler l'or et l'argent; on y fabrique de jolis morceaux, surtout en filigrane.

La ferronnerie, la charpente, la cordonnerie, et d'autres métiers, possèdent des ouvriers d'une habileté remarquable.

On chasse aux oiseaux avec des sarbacanes de 4 à5 varas de longueur (12 à 15 pieds). Cette arme sert également aux Indiens dans la guerre.

Quand nous parlerons de la province littorale de Loreto, nous donnerons plus de détails sur cet important territoire, qui, à lui seul, vaut dix fois plus que toutes les îles au guano. Tout ce qui est relatif au département des Amazones est tiré d'une brochure du docteur don Juan Crisostomo Nieto. juge de première instance dans ce pays, et observateur très-habile et très-érudit.

MOXVMfiBIT ANTIQUE ET REMARQUABLE

DE QUELAP.

Le docteur don Juan Crisostomo Nieto^ juge de première instance de Chachapoyas, chargé par le gouvernement du Pérou de déterminer une limite, lui adressa, après avoir accompli sa mission, un compte rendu sous la date du 31 janvier 1843. Il raconte que, s'é- ' tant rendu à Quelap pour pratiquer les opérations dont il avait été chargé par l'État, il avait découvert dans ce pays le monument le plus merveilleux, le plus colossal qu'on puisse imaginer.

Ce monument consiste dans une première

(1) Je poMèdfi une senriette de toilette dont m*a fait présent mon ami, M. le D*^ don Yf, Garaicochea, procoieur de la république dans le département des Ama- «mes. Elle a environ deux pieds de long, et sa largeur est celle de la toile de Bretagne, dont elle se compose. On a &it de ce morceau de toile une superbe broderie à jour qui contient mon nom tout entier. Ce travail serait Nfuttt'en Europe eomme xok wnSk ebeM'ouvre.

muraille de pierres de taille de 560 pieds d'épaisseur, de 3,600 pieds de longueur et de 150 pieds de hauteur.

La partie inférieure est massive. Sur cette première muraille s'en élève une seconde de 500 pieds d'épaisseur, 600 pieds de longueur et de 150 pieds d'élévation, c'est-à-dire de la môme hauteur que la première qui lui sert de base ; ce qui donne au monument une hauteur de 300 pieds. Dans l'intérieur de ces deux murailles se trouvent pratiquées des niches de 4 pieds et demi de largeur et d'au« tant de profondeur : ces niches contiennent les restes des antiques habitants de cette terre célèbre ; les uns sont nus, les autres sont enveloppés de manteaux de coton de couleurs diverses et tous richement brodés. La niche n'avait pas besoin d'avoir de plus grandes dimensions, car les cadavres sont placés de manière que les genoux touchent la barbe, et que les deux bras entourent les jambes. Ainsi les corps sont réduits à une longueur peu considérable.

La muraille inférieure a trois portes extérieures qui présentent un caractère archéologique remarquable : le côté droit de chacune d'elles est semi-circulaire, et le côté gauche est à angle droit. A partir de sa base, cette muraille commence à former un plan incliné qui va jusqu'à son sommet, c'est-à-dire jusqu'à 150 pieds de hauteur. Vers le milieu de ce plan incliné se trouve comme une espèce de guérite ou balcon. Dans la partie supérieure de la muraille, on rencontre une sorte de cachette en pierre de taille, ingénieusement disposée, et une galerie ou plateforme d'où l'on découvre une grande partie de la province.

Sur cette galerie^ on se trouve de plainpied en face des entrées de la seconde muraille bÂtie sur la première; on rencontre également là d'autres tombeaux semblables à des fours de 6 pieds de haut et de 24 pieds de circonférence. Sur le pavé de chaque niche se trouve placée une pierre carrée, sur laquelle repose le cadavre.

Cette muraille étant très-montueuse et très-escarpée, je n'ai pu parvenir à découvrir ce que c'était qu'une espèce de roc perpendiculaire du côté du nord, et qui ne permettait pas d'approcher d'un mur de briques

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percé de petites fenêtres, à 600 pieds d'élévation au-dessus du sol. Les murailles renferment des choses précieuses que je n'ai pu examiner. Les indigènes ont une horreur invincible de ce monument : ils sont persuadés qu'en y touchant ils contractent d'affreuses maladies.

Le travail remarquable des objets en or et en argent que l'on trouve dans ces niches; la sculpture de bon goût de différentes pierres dures qui composent ce monument ; l'architecture ingénieuse et solide de cette œuvre colossale, tout porte à croire qu'avant Manco-Capac une nation illustre occupait ce territoire. (PeruanOy tome X, n» 28.)

PAMPAS DU SACBAMEHTO.

Les Pampas del Sacramento comprennent la plus grande partie du territoire situé entre les rivières Huallaga, Ucayali, le fleuve des Amazones et le Pachiteac. Ce pays ne connaît point de rival au point de vue de la fertilité.

Des Indiens, convertis par les missionnaires, découvrirent ces Pampas le jour du Saint-Sacrement, en 4726. Du nord au sud, leur longueur peut être d'environ 300 milles (environ 100 lieues), et leur largeur de 45 à iOO milles (de 15 à 35 lieues). Il y a dans cette région un grand nombre de rivières qui prennent leur source au centre du département, et se jettent les unes dans l'Huai* laga et les autres dans l'Ucayali. La plupart de ces rivières sont navigables dans de petits bateaux. VAiguaitia^ le Cuxiabatai et le Santa-Catalina sont les plus considérables et se jettent dans l'Ucayali. Il y a au nord un grand nombre de canaux entre l'Huallaga et le Maraiion, et le sol est couvert d'arbres d'une taille gigantesque; les herbes sont si hautes qu'un homme disparaît au milieu d'elles.

Suivant le P. Plaza, missionnaire qui a longtemps habité ce pays, la végétation est spontanée et produit les fruits les plus variés. Les animaux sont les mêmes que sur les rives de l'Huallaga et du Para.

En un mot cette région est si fertile que l'on ne saurait comprendre pourquoi elle n'est pas peuplée à proportion des avantages qu'elle présente.

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