A LA VOILE OU A LA BAHE
EN MONTANT
Jours.
EN DESCENDANT
Jours.
DE NAUTA A GOCAMBILLA.
:ocambilla est un port de TUcayalî.
PAYS
De Nauta à l'embouchure du Pachiteac
Du Pachiteac à Cocambilla
Total . •
A LA TOILE ou A LA RAME.
EN MONTANT
Jours.
EN DESCENDANT
Jours.
GOMPAEAISOy DES DIVERSES ROUTES ENTRE L'EUROPE ET LE PÉROU.
Par le cap Hom , de 70 à 130 jours.
Par l'isthme de Panama, de 27 à 30 —
Par l'Amazone, de 68 à 94 —
uand la navigation de TAmazone sera e et que les difficultés dont souffre au- *d'hui le voyageur auront disparu , la te de TAmazone sera la plus rapide et la ns coûteuse.
.6 premier Européen qui découvrit TAmae fut l'Espagnol Francisco de Orellana, oyé par Oonzalo Pizarro. Il descendit t le cours du fleuve et partit pour l'Eue, exécutant ainsi un des plus hardis âges que Ton puisse imaginer. Ce fût lui
qui lui donna le nom de Rio de las Amazo^ nos (Fleuve des Amazones), parce qu'il raconte avoir rencontré sur ses rives des femmes guerrières qui voulaient lui interdire le passage. Ce fait a été considéré comme une fable ; mais Castelnau, dans son voyage en Amérique, bien loin de le nier, cherche au contraire à l'appuyer, car il dit qu'il existe encore parmi les tribus sauvages une tradition populaire sur les Amazones, et il ajoute avoir vu à Santarem une statue représentant
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
une Amazone. « Il serait bien difficile, dit-il en concluant, de supposer que les conquérants du Pérou aient été assez simples pour prendre des hommes armés pour des femmes. » Enfin c'est un point qu'il sera trèsdifficile de résoudre. Nous dirons en passant que les Portugais appellent ce fleuve Rio Solimoes. En 1568, Pedro de Ursoa fut envoyé dans ce pays par le vice-roi de Lima; mais le principal but de sa mission fut de visiter les mines du Dorado, Après avoir traversé TAmazone sur plusieurs points, Pedro de Ursoa fut assassiné par un soldat espagnol nommé Aguirre. Tejeira fit un voyage depuis le Para jusqu'au Napo, qu'il remonta, et parvint ainsi jusqu'à Quito. Un an après, il entreprit un second voyage avec les Pères Acuna et Artieda.
Pendant qu'en Amérique des voyageurs exploraient ce fleuve célèbre, le géographe Samson, en Europe, dressait une carte du pays arrosé par l'Amazone. Cette carte, quoique remplie d'erreurs, est encore la meilleure de son époque. En 1707 parut la carte du Père Samuel Fritz, jésuite allemand : ce fut le premier qui fît connaître cette rivière d'une manière exacte. Il prouve que la véritable origine de 1 Amazone, c'est le Maranon, qui prend naissance dans le lac Lauricocha, et non le Napo, comme on le croyait jusqu'alors.
En 1743, le savant La Condamine entreprit son voyage en Amérique, après avoir mesuré l'arc du méridien terrestre : il descendit tout le cours de l'Amazone depuis Jaen, fit des observations astronomiques sur la largeur et la rapidité de ce fleuve. Se^ recherches ne se bornèrent pas à étudier l'Amazone : il fit une foule d'observations intéressantes sur plusieurs des rivières tributaires de ce monarque des fleuves : par exemple, rOrénoque, etc. Il s'appliqua également à étudier lesanimaux, les végétaux de ce pays, les tribus qui l'habitent, leurs races, leur langage, etc. Ce fut un voyage vraiment scientifique. .
A la fin du siècle dernier, le célèbre voyageur Haenke visita noivseulement les bords de l'Amazone, mais il descendit ou remonta le cours de plusieurs autres rivières, telles que l'Ucayali, le Béni» le Madeira, etc.» et
fit un grand nombre d'observations sur l'histoire naturelle et la géographie de ices régions. C'était un véritable apôtre de la science.
Nous avons vu de nos jours un autre voyageur intrépide , notre infortuné compatriote Manuel Ijurra, dont nous avons parlé d'une manière plus étendue à la page 6 de cet ouvrage. Il était digne d'un meilleur sorL
Le voyageur Poeppig s'occupa surtout de botanique : plusieurs autJ^es ont visité diverses rivières tributaires de l'Amazone; parmi eux nous citerons surtout Maw, Smith et Lowe ; les Américains du Nord Hemdon et Gibbon ; Osculati, les frères Carrey, envoyés par le gouvernement français, et enfin d'autres voyageurs qu'il serait trop long d'énumérer ici.
Ces régions sont si importantes que nous ne pouvons nous empêcher de transcrire ici ces éloquentes paroles :
«Les affluents innombrables de l'Amazone forment entre eux des dizaines de milliers de lieues de rivières navigables , et unissent ce fleuve, d'une part, à l'Orénoque, dont l'embouchure est à peu près de 300 lieues au nord de la sienne; et d'autre part, à l'aide d'un canal de quelques lieues seulement, pourraient l'unir à la Plata, dont l'embouchure est à 900 lieues au sud du Para. C'est, à mon avis, le système hydrographique le plus grandiose, le plus merveilleux , le plus fécond pour l'avenirdel'humanité, qui existe sur notreglobe.
(( Soit dans le Brésil, soit dans les cinq républiques et les trois colonies européennes dont il reçoit plus ou moins les eaux, le fleuve des Amazones compte pour tributaires plus de 1,100 rivières et des milliers de lacs, de canaux naturels et d'étangs.
« Cet immense réseau, qui couvre plus des deux tiers de l'Amérique du Sud, qui est comme la vie intérieure du Brésil, de cinq républiques espagnoles et d'une partie des trois Guyanes, qui à lui seul peut servir de voie de communication à une étendue de pays de 500 lieues en latitude sur plus de 600 en longitude, débouche dans l'Atlantique, à moins de douze jours de l'Europe, à vingt heures de Cayenne, le long du territoire contesté entre la France et le Brésil
a C'est par cette bouche facilement accès-
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
sible, quoi qu'on prétende, que plus des deux liers du commerce de l'Amérique du Sud doit passer un jour. C'est par cette bouche que la plupart des peuples répandus sur ce vaste continent doivent exclusivement et librement passer tôt ou tard pour toutes leurs relations internationales. C'est par cette bouche que la civilisation pénétrera dans le con-
tinent sud-américain, quand le jour viendra où se vérifieront les paroles prophétiques du plus illustre des vrais savants de notre époque, de M. de Humboldt : « C'est là que tôt ou tard la civilisation du globe doit se concentrer un jour. » ( E. Car- REY, Productions et Mœurs de l'Amérique du Sud.)
OftOGRAPHIB DU PÉROU.
DÉPARTEMENT DE PIURA-
LIMITES
Le département de Piura est borné au nord et à Test par la République de l'Equateur; au sud et à l'est par les départements de Gajamarca et de la Libertad, et enfin à l'ouest par l'océan Pacifique.
Piura a été d'abord constitué en province littorale, par décret suprême du 30 janvier 1837 ; mais, par une loi du 30 mars 1861, il a été érigé en département.
DIVISION POLITIQUE
Ce département, dont la capitale est San Miguel de Piura, comprend trois provinces, vingt et une cures et une population de 74,000 habitants. Sous le rapport judiciaire, il est soumis à la cour suprême qui réside à Trujillo, et pour les affaires ecclésiastiques à l'évêché de Trujillo. Les provinces sont :
Piura,
Àyavaca.
Payta,
PROVINCE DE PIURA.
LIMITES
Cette province est bornée au nord par celle de Payta; au sud par la province de
Lambayequedu département de la Libertad; à l'est et au nord par la province d'Ayavaca^ et à l'ouest par l'océan Pacifique.
Elle a pour capitale la ville de Piura, et elle comprend huit districts, savoir :
Piura,
Tambo-Orande,
Cantilla,
Tapaten,
Séchura,
Morropon,
.Catacaos,
Salitral.
De plus, la ville de Piura est divisée cd deux districts, le district du Nord et celui du Sud.
PROVINCE DE PAYTA.
LIBUTES.
Elle est bornée au nord et à l*est par la République de l'Equateur ; au sud par la province de Piura ; à l'est par la province d'Ayavaca; au nord et à l'ouest par l'océan Pacifique.
Sa capitale est la ville de Payta, et ell6 comprend sept districts, savoir :
Payta,
Amotape,
Golan»
Huaca^
Tumbez»
Sullana,
Qaerocotillo*
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBUQUE DD PÉROU
PROVINCE D'AYAVACA.
LIMITES
5tte province est bornée au nord et à par la République de l'Equateur et la rince de Jaen, du département de Cajarca; au sud, par la même province de 1 et celle de Lambayeque, du départeit de la Libertad, et à l'ouest par les rinces de Piura et de Payla.
i capitale est la ville d'Ayavaca, et elle ompose de huit districts, savoir :
Cumbicus,
Huancabamba,
Suyo,
Huarmaca,
Prias,
Sondor,
Àyavaca,
Gbalaco.