‹ Géographie du Péron, corrigée et augmentéeChapitre 81 sur 321 · ATMOSPHÈRE. — CLIMAT · texte numérisé non relu

ATMOSPHÈRE. — CLIMAT

L'atmosphère de la côte est d'une transparence et d'une sérénité admirables; le climat est excessivement chaud , à tel point que les syphilitiques guérissent sans suivre aucun traitement, la température élevée produisant une abondante transpiration. Le département de Piura est sans contredit un des plus sains de la côte du Pérou.

VILLE DE PIURA.

La ville de Piura est la première que fonda au Pérou le conquérant Francisco Pizarro eh 4531. On lui donna alors le nom de San- Miguel de Piura. Toutefois cette ville n'est plus située aujourd'hui sur le même emplacement où elle fut fondée. Les sables l'envahissent continuellement : il est probable qn'elle a dû changer de place soit pour ce motif , soit à cause des orages auxquels elle est exposée. La rivière, grossie par les pluies, sort de son lit et inonde la ville. Les eaux sont d'ailleurs très-pures et trèsagréables à boire.

Piura possède une église métropolitaine, une paroisse d'Indiens appelée San-Sebastian, une autre église sous le vocable de Nuestra Seûora del Carmen (Notre-Dame-du-Carmel) ; trois couvents de religieuses : San-Francisco, la Merced, et l'hôpital de Bethléem {hospital Bet(emitico). Le seul établissement de bienfaisance qui existe est celui de Belen, qui renferme deux divisions : celle des hommes et celle des femmes. La division des hommes comprend vingt-huit lits, et celle des femmes dix-sept. Parmi les maisons d'éducation nous citerons le collège national de San^Miguel de

Piura. En 1855 cette ville éprouva un violent tremblement de terre qui renversa plusieurs édifices.

PORT DE PATTA.

Le port de Payta est sans contredit un des meilleurs de l'Amérique du Sud, non à cause de son commerce qui est beaucoup diminué, mais pour son mouillage qui est excellent. Il est parfaitement à l'abri de tous les \ents, aussi est-il constamment tranquille.

La ville de Payta est peu riche en édifices: le seul qui soit digne de mention est le bMiment des Douanes, tout construit en fer et expédié d'Angleterre. Dans l'église métropolitaine on remarque de riches fonts baptismaux. Les environs de Payta sont trèsarides : on n'aperçoit de tous côtés que du sable et des montagnes sans aucune trace de végétation. On n'y trouve guère qu'une plante à fleurs lilas, qui est une espèce de Mesembryanthemum.

Le commerce, ainsi que nous l'avons déjà dit, se réduit à peu de chose. Il consiste principalement en chapeaux de paille appelés CatacaoSy parce qu'on les fabrique dans la bourgade de ce nom ; en coton dont on exporte environ 15,000 quintaux par an, au prix de 11 piastres (55 francs environ) par quintal. Le quinquina de Laja et de Jaen constitue également une branche du commerce de ce port.

Durant la période du l**" mai 1846 au 30 avril 1847, l'importation s'est élevée à 204,000 piastres, qui ont produit 55,000 piastres de revenus à la douane. Pendant la môme période, il est entré dans le port 337 bâtiments, jaugeant ensemble 34, 449 tonnes. £n 1859, le commerce de Payta atteignait un chiffre de 812,651 piastres 5 réaux répartis de la manière suivante :

Importation : Exportation :

526,842 piastres 3 réaux. 285,809 piastres 3 réaux.

Le revenu des douanes s'éleva cette anoéelà à 90,489 piastres ^.

Les Paytènes (habitants de Payta) se distin-

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guent par leur amour pour la marine, pour laquelle ils possèdent une habileté particulière.

Il serait à désirer, comme on Ta déjà proposé, qu'on établit un arsenal de marine

dans ce port. Cette ville compte parmi ses enfants l'héroïque capitaine Noël, qui, au moment du naufrage du bâtiment qu'il commandait, ne craignit pas de mourir pour sauver ceux qui se trouvaient sur son bord.

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