LE DOCTEUR DON BIATEO PAZ SOLDAN
Laur^^onâ d'Aréquipa dont il fut membre» il se distingua souvent par des discours et des dissertations à l'époque où les conférences et les actes de ce corps savant étaient rçgis avec toute la rigueur des statuts uni* versitaires. Il fut professeur (catedratico) et recteur du collège d^Aréquipa, directeur de l'Institut militaire de Lima ; mais, pendant qu'il avait la direction de ce dernier établissement^ il continuait de faire encore plusieurs cours ; il fut en outre nommé oficialmaxor du ministère des relations extérieures, et sous-directeur de la direction de Hacienda^ jusqu'à la suppression de cette administration. Pendant qu'il occupait ce poste, il soutint souvent contre le ministère les intérêts du Trésor, et rédigea plusieurs rapports sur des payements ordonnés par le gouvernement sur les crédits de la révolution de 1854» <iui montrent sa fermeté, son indépendance et son patriotisme.
Libéral et républicain par conviction , il soutint constamment la cause de la démocratie dans les différents journaux qu'il rédigea* et surtout dans le PabeUçn nacional, feuille démocratique qui produisit des commotions populaires, et qui fut suspendue par l'autorité comme une menace pour l'ordre de choses établi et les idées du ca^ binet de 1848. Par suite de cet écbeC| le docteur V^% Soldan se retira à Lima, et peu de temps après partit pour l'Europe à ses propres frais, et dépeqsa sa modeste fortune à faire imprimer un Trmfé de 'frigo- Homéfrie et d^ astronomie. Après la publication de cea ouvrages, le congrès uAtioual vota une certaine somme pour Tacquisidon d'un nombre considérable d'exemplaires. Pa« Soldap Be trouvait à Paris au moment de la révolution de 1848 2 il fut ter moin des événements qui se terminèrent par la présidence de Louis-Napoléon. Pendant ce temps-là, il se mit en rapport avec différents savantSt tels que Desprets» Gaucby, l'abbé Moigno et Arago ; il fit partie du cortège funèbre qui conduisit à sa demiàx» demeure la dépouille de l'immortel Chateau-
briand. U lui arriva de se trouver à o6té de Déranger, ce chansonnier célèbre, qu'il s'était proposé d'imiter dans quelques*tmes de ses chansons politiques , qui retracent une époque de l'histoire oontempcuruiue du Pé- Toxxj et qui, comme à Tauteur du Oi^m des bonnes gens^ lui donnnèrent la popularité du poëte et les cachots de la république.
Lorsque le grand ouvrage du dootwr Paz Soldan parut à Paris, il ne demeura pas inconnu au milieu du torrent de publications qui forment le mouvement bibliographique de la moderne Athènes» Cette œuvrO) élevée par im Américain eu face de l'Académie des sciences 9 de l'Institut» 4ans cette capitale dn monde où se réunissent et reçcnvent l'onction sacrée de la Science toutea les oétèbrilés de la terre, cette œuvre, dis*je, appela non-seulement Tattention des savants, oe qui déjà eût été un témoignage d'une haute portée en faveur de sou auteur, mais provoqua , de la part d'un membre de F Académie, chargé de faire un rapport sur le mérite des œuvres mathématiques livrées pour la première fois à l'impression , un jugement étendu et circonstancié. L'uuteur du rapport considère l'ouvrage du docteur Pas Soldan comme un travail plein de mérite, qni prouve d'une manière évidente que l'auteur était au ooiurant des dernières découvertes astronomiques, qu'il était versé dans la Icoture de tous les maîtres de la science , et qu'il avait systématisé et organisé un eours, enrichi dans toutes ses parties d'exemples propres et de calculs appliqués à la situation géographique de sa patrie, et qu'il avait iur troduit dans le teinte un plan spécial et un système particulier.
Bien que l'auteur ne prétendit pas faire une révolution dans les sciences, ni dicter de nouvelles lois, comme Laplace et Newton, son œuvre prouvait une connaissance profonde de la science qu'il traitait, un tact admirable pour compiler et s'approprier le bon de chaque auteur, comme il le dit lui* même dans sa modeste préhee ; de grandi travaux et une longue pratique pour appli*-