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D, Comment divite- t-on l'Océanie ?
R. On la divise en trois parties principales; l'Archipel asiatique ou la Notasie, au N.-0.; l'Australasie ou Australie, au S.-E. de l'Asie, et la Polynésie (1) entre l'Asie et l'Amérique.
La première partiecomprend les iles de la Sonde, les iles Moluques et les iles Philippines.
. La seconde partie renferme la Nouvelle-Hollande, autour de laquelle sont rangées la Nouvelle- Guinée, la Nouvelle-Bretagne, la Nouvelle-[rlande, les archipels de Salomon, de la Louisiade , du St- Esprit, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, et la Terre de Diemeo.
Enfin , la troisième partie comprend toutes ces elites îles qui couvrent l'Océan Pacifique, depuis es iles Mariannes, jusqu'aux iles Sandwich et à
l'île de Pâques.
D. Quels sont les détroits qui séparent ces différentes terres?
R. On remarque, au N.-O. , le détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java ; le détroit de Malaca, entre Sumatra et la presqu'île de Malaca , en Asie; au N., le canal qui sépare l’ile Formose et les Philippines; à l'E. de Java, le détroit de Baly ; le détroit de Macassar, entre Bornéo et l’île Célèbes ; celui de Torrès ou de l’Endéavour, entre la Nouvelle - Guinée et la Nouvelle - Hollande ; le détroit de Bass, entre la Nouvelle-Hollande et la Terre de Diemen ; et le détroit de Cook , entre les deux îles de la Nouvelle-Zélande.
D. Quel est le climat de cette partie du monde?
R. Cette partie étant placée en général sous la zone torride, a un climat aussi aride, aussi brûlant, que l'Afrique. Cependant la chaleur n’y est jamais insupportable,parcequel’airestsanscesse rafraichi par les vents légers de terre et de mer. qui s'élèvent alternativement le jour et la nuit. Mais ce prin-
(4) Mot grec qui signifie plusieu -s iles.
temps perpétuel est quelquefois troublé par des ou- 47 et des tremblemens de terre épouvantables.
+ Quelles sont les productions naturelles de ces contrées?
R. Parmi les végétaux , on distingue l'arbre à pain, qui s'élève à la hauteur de plus de 40 pieds, et dont le fruit, cuit sous la cendre, a le goût du pain de fromeut. C’est l'arbre nourricier des peuples de l'Océanie. La terre y produit encore l'orange , l’igname, le coco. la banane, et mille autres fruits excellens, plusieurs plantes et arbres aromatiques, des bois précieux, des gommes et beaucoup d’arbustes à fleurs, qui se distinguent par un brillant coloris et par des formes singulières.
Parmi les animaux, on remarque le Kanguroo aux pattes inégales, l'Ornifhoryncus,ou quadrupède au bec de canard, le poisson aux nageoires élasuims , qui saute sur la terre comme les grenouilles.
n ÿ trouve aussi des chiens et des chats sauvages, des écureuils volans, des pélicans , des cygnes noirs, des perroquets et des aigles.
D. Donnez-nous une idée des habitans de l'Océanie.
R. Il paraît que ces habitans sont divisés en deux races d'hommes trés-distinctes, tant par leur
hysionomie que par leur langage : les Malais ou es Océaniens jaunes , et les Nègres Océaniens.
Les premiers ont lacouleur basanée, les cheveux noirs, épais et frisés , le nez gros et aplati par le bout, et le front un peu bombé. On les reconnaît dans la Notasie et la Polynésie.
Les seconds se distinguent par un teint noir, par le nez épaté, les lèvres épaisses, les cheveux crépus sans être laineux ; êt par une longueur démesurée des bras, des cuisses et des jambes. Leurs mœurs sont en général sawvages et féroces. Ils professent un paganisme grossier, vivent dans la misère la pe affreuse, et n’ont guère de l’homme que la
ure. Cette race habite dans l’Australasie, où elle domine exclusivemeut.
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GÉOGRAPHIE ANQIENNE.
INTRODUCTION
La Géographie ancienne est la description des
contrées de la terra connues des anciens , jusqu’à
la chute de l'empire romain ; c'est-à-dire , avant
‘a 500 de J.-C. , ou la grande migration des peues.
Nous n'avons aucune notion sur la Géographie, avant le partage que les enfans de Noé firent entre eux de la terre connue. Moïse, le plus ancien des écrivains, nousa laissé quelqueslumières sur l'origine des premières nations , d’où il résulte que la terre fut, dès la plus haute antiquité , divisée en trois parties, l’Europe, l’Anie et alé |
La postérité de Sem, qui comprend les peu les pasteurs , s'établit dans la Mésopotamie, la élie, et la Perse ; celle de Cham, qui se compose des nations industrieusesetcommerçantes , serépandit dans la Syrie, la Palestine , l'Arabie , l'Egypte, et toute l’Afrique, enfin celle de Japhet, nommé Japet par les Grecs et les Romains, fatta souchedes peupie guerriers qui s’établirent dans l'Asie mineure,
a Thrace, la Grèce , les îles orientales dela Méditerranée , et dans le reste de l'Europe. Telle fut la dispersion des premiers peuples , suivant le texte des Livres Sacrés.
Après Moïse , c'est à Homère quenous devons les
44 INTRODUCTION
plus importantes notions sur la Géographie des anciens. Les écrits de Strabon , de Pline, de Pomponius-Méla et de Ptolémée , ont ensuite étendu nos connaissances géographiques. Ortélius,Cluvier, Cellarius , et goes autres, opérèrent une utile réforme dans la Géographie ancienne comparée à la moderne ; mais il était réservé au célèbre d’Anville de lui donner une forme exacte et régulière , en déterminant par des recherches et des travaux infatigables, la position précise des lieux. Il paraît avoir trouvé un successeur digne de lui dans M. Larenaudière , dont les discussions savantes et lumineuses, ont déjà servi à rectifier une foule d'erreurs des anciens géographes.
Avant d'entrer dans aucun détail, il est à propos :
de faire connaître les noms que les anciens dunnaient aux mers principales , aux différens vents , et aux mesures itinéraires dont ils ont fait usage.
Mers principales.
La vaste étendue des mers qui environnent l’ancien continent se nommait Oceanus, Océan. La portion qui baigne les côtes occidentales de l’Afrique, dans le voisinage du mont Atlas, avait le nom de mare Atlanticum , mer Atlantique.
La partie de l’Océan qui est entre l'Afrique et la presqu’ile occidentale de l'Inde, s'appelait mare Erythræum ou Rubrum , mer Rouge , nom donné dans la suite au golfe Arabique ; etla mer des Indes , mare Indicum. Dans les climats du nord , la mer Glaciale s'appelait mare Pigrum , mer sans mouvement, ou mare Concretum , mer Glacée. La Méditerranée était la mer Intérieure , mare Internum.
Noms des principaux vents.
Le vent d’orient était appelé Subsolanus par les Latins , Aphéliôtés par les Grecs, comme étant sous le soleil levant. Le vent d'ouest se nommait Favo-
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niusou Zephyrus; celui du N., Septentrio en lativ, et Aparctias en grec; et le Notos des Grecs répondait à l'Auster des Latins, ou vent du midi.
Les vents intermédiaires étaient : le Boreas et l'Aquilo , au N.-E. ; l'Eurus ou Vulturnus, au S.- E. ; l’Africus des Romains, ou le Libs des Grecs, au S.-0. ; et le Corus, en grec Argéstés, au N.-O., répondait à notre Maëtral. 3
Mesures itinéraires des Anciens.
Le mille Romain était composé de mille pas , dont chacun valait 5 pieds romains, ou de 750 toises (1, 481 mètres, 3), ce pied étant plus court d’environ 14 lignes que notre ancien pied-de-roi.
Le stade grec était le huitième du mille romain, ou de 94 loises et demie {184 mètres, 18). On distinguait quatre espèces de stades différens.
La parasange des Perses contenait trois milles romains ; et le schœne des KFgyptiens en valait quatre.
La lieue ou leuca des Gaulois était égale à 1500 pas romains ; le double de cette longueur a formé
lieue commune de France de 25 au degré.
RAR ARR AR AA QAR VAR RAA VAR RAR APP NAN RAR VAR RAA RAR AAA RAA ARR ARR RP PR RRAAAA RP
L'ancienne Asie était séparée de l’Europe par le Tanaïs; mais la partie N.-E. était inconnue.
Les principales mon£agnes que les anciens connaissaient en Asie, étaient : la chaîne du mont
(*) L’Asie ayant été le berceau du genre humain , l'ordre
historique demande que nous commencions par cette grande purtion du Gluke,
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