‹ Géographie élémentaire, ancienne et moderne [microforme]Chapitre 20 sur 115 · Egypte · texte numérisé non relu

Egypte

Ce pays célèbre , d’ :t les colonies apportèrent dans l'Euro e sauvage les premières xotions des sciences et des arts, fut peuplé, dit-on, par Misraïm , un des fils de Cham. L'Egypte fut, dès la plus haute antiquité, gouvernée par des rois. Conquise et ravagée par Cambyse, fils de Cyrus, elle

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AFRIQUE ANCIENNF.

tomba au pouvoir d'Alexandre, 332 ans avant l’ère chrétienne. Elle forma, sous ses successeurs , un 7 ms indépendant, depuis Ptolémée Lagus, en

, jusqu'à la mort de Cléopâtre, l'an 50 avant J. C., qu elle fut conquise par Auguste. Les Romaius,en firent une province de leur empire; mais en 640 ils en furent dépouillés par les Arabes, sous la conduite dn calife Omar.

L'Egypte était autrefois divisée en Haute-Egypte ou Thébaïde, Egypte du milieu ou Heptanomie, et Basse-Egypte ou Delta. .

Le Nil, le seul fleuve qui l'arrose et la fertilise, la parts e dans sa longueur. Mais, à l'exception de la vallée étroite où il coule, le reste n'est qu'un désert stérile.

La Haute-Egypte, qui avait au S. l'Ethiopie, était autrefois embellie par un grand nombre de villes superbes, de temples majestueux, de palais, de tombeaux, d'obélisques, et surtout par cette fameuse Thèbes, aux cent portes, dont il ne reste plus que des ruines. On:y remarquait encore T'entyra (Denderah), sur la gauche du Nil, d’où l'an a transporté à Paris le fameux zodiaque détaché de la voûte d’un temple ; Coptos, qui communiquait

ar un grand chemin jusqu’au port de Bérénice, sur

e golfe Arabique, et qui devint l'entrepôt du commerce de l’orient ; Syène, sur la droite du fleuve, la dernière ville du pays, et Ptolémais, qui avait un temple de Mercure.

La Thébaïde, dans les premiers siècles du -hristianisme , devint le lieu de retraite d’une foule de pieux solitaires.

L'Heptanomie, dont le nom signifie sept nomes ou sept gouvernemens, renfermait Memphis, ancienne capitale de toute l'Egypte, où le dieu Apis avait un temple. Non loin de là s’élevaient les Pyramides, qui servaient de sépultures aux rois, et qui subsistent encore depuis plus de trois mille ans.

A l'O. du Nil, était le lac Meris, (aujourd'hui

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Birket-el-karoun ); et auprès , le fameux Labyrinthe ,composé de trois mille salles, ouvrage de douze rois.

La Basse-Egypte, nommée Delta, du nom d'une lettre grecqne qui a la figure d’un triangle , s'étendait le long de la Méditerranée , entreles branches du Nil. Elleétait douée d’ane fécondité inaltérable, et entrecoupée de plusieurs canaux , qui servaient à décharger les eaux du fleuve dans la mer.

On y admirait Alexandrie, dont le nom rappelle celui d'Alexandre, son fondateur. Placée sur les bords de la mer, cette ville était le centre du commerce de l’ancien monde. Sa riche bibliothèque , formée par les soins des Ptolémées fut détruite en partie par un incendie, du ss de Juies-César ; et long-temps après, le farouche Omar la brûla entièrement.

À cette ville était jointe l’île de Pharos , où un phare superbe éclairait les vaisseaux qui entraient dans son port. -

On remarquait encore dans le Delta Pelusium , Péluse , le boulevart de l'Egypte du côté'de l’Arabie ; Sais , connue par les fêtes de Minerve ; Bubaste, qui avait un temple de Diane; Héliopolis , fameuse par le temple du soleil ; et Canope , dont les babitans avaient des mœurs très-dissolues.

À l’est du Delta, entre le Nil et legolfe d'Arabie, s’étendait la terre de Gessen , habitée long-temps par les Israélites.

A l'O. de l'Egypte , au milieu d’une vaste mer de sables , on voyait les Oasis / îles de verdure ). L'uned’elles était célèbre parun temple et unoracle de Jupiter Ammon , qui fut visité par Alexandre.

Le long de la mer Rouge , au S., l'Egypte possédait la Troglodytique , dont les peuples, habitant des cavernes , pertaient pour cette raison Je nom de Troglodytes, ;

nu. Libye.

Le nom de Libya que les Grecs donnaient à l'Afriqueenñtière, désignait partieulièrement la partie comprise entre l'Egypte ct la grande Syrte, ie long de la Méditerranée. Les Ptolémées possédèrent ce pays, et, sous l'empire d'Orient, il fut annexé au gouvernement de l'Egypte.

La Libye était divisée en deux provinces : la Cyrénaique , àl'O., et la Marmarique , à l'E.

La première, nommé: aussi Pentapole , renfermait cinq villes principales : Darnis , aujourd’hui Derne , la plus considérable de toutes; Cyrène , fondée par une colonie de l’île de Théra ; Bérénice , autrefois Hespéris , où l'antiquité plaçait le jardin des Hespérides ; Barce , avec son port nommé Ptolémais ; et Arsinoë ou Teuchira.

Dans l'intérieur il y avait plusieurs Oasis habitées. Parmi les peuples deces pays , onciteles Nasamonés , qui pillaient les naufragés, et les Psylles, qui savaient apprivoiser les serpents et guérir leurs morsures.

A l'E. de la Cyrénaïque s’étendaient les côtes arides de la Marmarique. La ville de Parætonium (al-Barétoun ) était une place qui défendait la frontière.

um, thiopie.

L'Ethiopie , au S. de l'Egypte ; était appelée aussi l'Inde dans l'antiquité : elle avait à peu près les mêmes limites qne la Nubie et l’Abyssinie modernes.

Le Nil qui, suivant Ptolémée , prend sa source aux montagnes de la Lune, traverse l'Ethiopie, et reçoit deux fleuves, l’Astaboras (Tacazzé), et l’Astapus(Abawi). On remarque dans son cours six cata-

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ractes, dont la plus grande est au-dessus de Premis Parva (Ibrim ).

A 700 stades au-delà du confluent de l'Astaboras et du Nik, était située la ville de Hféroë , capitale de l'empire des Ethiopiens , dont on vantait la puisances. Plus au pl , on voyait Napata, sur le Nil, où résidait la reine Candace, et dans l’intérieur des terres, Auxum, ville royale, dont les ruines s'appellent Axoum.

Au S.-E. , habitait la nation des Adulites, dont le royaume d’Adel est un reste. La côte d'Azania est appelée aujourd'hui la côte d’Ajan. fa he

C'est vers le Monomotapa qu’on place ordinairement la terre d’Ophir ,; où Salomon envôyait ses flottes chercher l'or et l’ivoire. Près de Mélinde , à 2 degrés et demi au sud de l’équateur, était, dit-on, le port de Tharsis , où elles s’arrétaient ; mais il paraît que c’est dans les Indes orientales qu'on doit chercherles lieux dent il s’agit. L'Ophir , dont parle Moïse , était peut-être une contrée de l’Arabie- Heureuse.

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