INTRODUCTION
La Géographie ancienne est la description des contrées de la terre connues des anciens jusqu’à la chute de l’empire romain ; c’est-à-dire , avant * l’an 500 de J.-C. , ou la grande migration des peuples. . . v .-%.
Nous n’avons aucune notion sur la Géographie, Avant le partage que les enfans de Noé firent entre eux de la terre eonnue. Moïse, le plus ancien des écrivains, nousalaissé quelques lumières sur l’origine des premières nations , d’où il résulte que la terre fut dès la plus haute antiquité , divisée en trois parties , V Europe , V%sie et Y Afrique.
La postérité de Sem , qui comprend les peuples pasteurs, s’établit dans la Mésopotamie, la Médie, et la Perse ; celle de Cham , qui se compose des . nations industrieuses etcommerçantes, se répandit dans la Syrie, la Palestine, l’Arabie, l’Egypte, et toute l’Afrique ; enfin celle de Japhet, nommé Japet par les Grecs et les Romains, futla souche des peuples guerriers qui s’établirent dans l’Asie mineure , la Thràce, la Grèce , les jles orientales de la Méditerranée, et dans le reste de l’Europe. Telle fut la dispersion des premiers peuples , suivant le texte des Livres Sacrés. . ' - . ‘
Après Moïse, c’est à Homère que nous devons les
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plus importantes notions sur la Géographie des anciens. Les écrits de Strabon , de Pline, de Pomponius-Méla et dePtolémée , ont ensuite étendu nos connaissances géographiques.Ortélïus,Cluvier, Cellarius, et quelques autres , opérèrent une utile réforme dans la Géographie ancienne comparée à la moderne ; mais il était réservé au célèbre d’ Anville de lui donner une forme exacte et régulière, en déterminant par des recherches et des travaux infatigables, la position précise des lieux. Il paraît avoÿ trouvé un successeur digne do lui dans M. Larenaudière, dont les discussions savantes et lumineuses ont déjà servi à rectifier une foule tPerreurs des anciens géographes.
Avant d’entrer dans aucun détail, il est à propos de faire connaître les noms que les anciens donnaient aux mers principales , aux différens vents , et aux mesures itinéraires dont ils ont fait usage.
, Mors pfincipales. ‘ .
’ La vasteétehdue des mers qui environnent l'ancien continent se nommait Ocianus. Océan. La portion <iui baigne les côtes occidentales deT Afrique, dànsle voisinage 4u mont Allas , avait le nom de mare Âtlantieum , mer Atlantique.
La partie de l’Océan qui -est entre l'Afrique et la presqu’île occidentale dé l'Inde « s’appelait mare Erythræum ou Rubrum , mer Rouge , nom donné dans la suite au golfe Arabique; et la mer des Indes, mare lndicum. Dans les climats du nord , la mer Glaciale s’appelait mare Pigrum , mer sans mouvement , ou mare concretum , mer Glacée. La Méditerranée était la ntér Intérieure , mare Internum.
Noms • des principaux ven ts . " . r
Le ven! d’orient était appelé Subsolanut par les
Latins , Aphêliâtès par les Grecs , comme étant sous lo soleil levant. Le vent d’ouest se nommait Fato -
. nius ou Zephyrus; celui du N. , Scptentrio en lalin, et Aparctias en grec; et lelVofos des Grecs répondait à YAuster des Latins, ou vent du midi.
Les vents intermédiaires étaient : le Borèas et l’Aquilo , au N.-E. ; 1 ’Eurus ou Vulturnus, au S.- E, ; ï’Africus des Romains v ,ou 1 a Libs des Grecs, au S— Q. ; et le Corus , en grec Argcstés , au N. -O. ; • répondait à notre Maëstral.
M esures itinéraires des A nciens . ^
Le mille Romain était composé de mille pas , dont chacun valait 5 pieds romains . ou de 756 toises ( 1 ,4 73 mètres, 5), ce pied étant plus court d’environ 14 lignes que notre ancien pied-de-roi.
Le stade grec était le huitième du mille romain , ou de 94 toises et demie{i84 mètres, 18). On distinguait quatre espèces de stades différens.
La parasange des Perses contenait trois milles romains; et le schcene des Egyptiens en valait quatre.
La lieue ou leuca des Gaulois était égale à 1500 pas romains ; le double de cette longueur a formé la lieue commune de France de 25 au degré.
L’ancibnnb Asie était séparée de l’Europe parle Tanals; mais la partie N.-fi, était inconnue.
Les principales montagnes qne les anciens connaissaient en Asie, étaient: la chaîne du mont
(*) L’Asie ayant été le berceau du genre humain, l’ordre historique demande que nous commencitms par cette grande portion da Globe. •'
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Taurus -, qui commence dans l’Asie mineure, et s’étend fort avant à l’E. par le S. de la mer Caspienne; les montagnes d’Arménie, entre lesquelles on distinguait. ÏArarat etle Niphate; le mont Imms, àl’orient, et le Caucase , entre le Pont-Euxin et la mer Caspienne. . ,
Des monts d’Arménie coulaient l’Euphrate, le Tigre et V Araxe. Au-delà de la Perse étaient l’indus, et plus loin ie Gange , qui ne commença d’être connu .qu'après les conquêtes d’Alexandre.
. On peut diviser l’Asie en trois grandes parties , occidentale , septentrionale et méridionale.
L’Asie occidentale, qui était la plus peuplée et la mieuxeonnue, renfermait sept parties principales: l’Asie nfineure, la Syrie, l’Arabie, l’Arménie, l’Assyrie , la Médie et la Perse.