‹ Géographie élémentaire, ancienne et moderne, précédée d'un abrégé d'astronomie, suivant le systeme de copernicChapitre 14 sur 85 · ASIE SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

ASIE SEPTENTRIONALE

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Sarmatie , Scythie ? etc. , -s. ■ c - . ’

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3|n jetant les yeux sur l’Asie septentrionale ,0À trouve la Sarmatie Asiatique , qui est séparée de l’Européenne par le Tanaïs, et qui s’étend au N. du Pont-Euxin, du Caucase et de la mer Caspienne. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le Caucase et l’Astrakan. . .. A‘- ( . . •.

Les habitans étaient nomades et pasteurs ; le nom grec d ' Hamaxobiens indique qu’ils portaient leurs demeures sur des chariots. • - '* ^ ;•

Les Sarmates sont devenus très-célèbres par leurs incursions sur les terres de l’empire romain. Ai N. du Caucase, vers l’Hypanis, étaient les Alains t remarquables par la beauté de leur taille et de leur visage. , , . f t.

La Scythie, une des plus grandes portions de l’Asie, comprenait tout ce qui est à l’E^è^lajmer Caspienne. Elle était divisée* deçà de l’Jmaiis , et Scythie au-delà de FJmaus .- )pi . Les mœurs des Scythes étaient très-simples et très-pures ; ils ignoraient les arts et les sciences,;et se guidaient par les principes de l’équité naturelle^». Il n’est point de nation plus connue dans celte contrée que celle des Massagètes, dont la reine Tomyris défit et tua Cyrus qui lui avait déclaré la guerre. , Les Scythes qu’on appelle aujourd’hui Tartares Kalmouks, étaient alors, comme ils sont encore, errants et vagabonds , habitant sous des tentes ou sur des chariots. •’ ; » p ..i ui|fc -

En allant au S.-E. , on trouvait le pays dès Sères ou la Sérique (Serica regio) , qui parait avoir été le Tbibet et Une partie de PlimèsepteUirionalè. Comme les Sères vendaient des étoffes de soie aux

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Indiens lears voisins, cette marchandise se nommait sericum , et la soie brute, serica materies. Tout le reste de l’Asie septentrionale éfait in-

connu.

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Inde.

Cette portion de l’Asie, peu connue avant l’expédition d’Alexandre, comprenait l’Inde en-deçà du Gange, l’Inde au-delà du Gange, le pays des Sines , et les îles. Cette division naturelle de l’Inde' en deux parties , est produite , comme on le sait , par le cours du Gange qui l’arrose à l’E. , tandis que l’Indus la fertilise à l’O.

L’Inde en-deçà du Gange répond à la plus grande partie de ITndoslan; et àla presqu’île occidentale.

Les Indiens étaient civilisés, et connaissaient les" sciences et les arts, dès l’antiquité la plus reculée. Il parait' même que leur pays fut le berceau des^ connaissances humaines.

C’est aux environs del’lndus qu’étaient les Aspicns, les Malliens [MalH ), ; les Oxidraques , le royaume de Taxile et celui' de Parus.

Parmi les villes on remarquait Caspira, aujourd’hui Cachemire ; Taæila , sur l’Indus, l’une des plus considérables de l'Inde, Sur THydaspe, Btrcépkalie et Nicée, fondées par Alexandre ; la première, dit-ou , en l’honueur de son cheval ; et la seconde en mémoire de sa victoire sur Porus. Au-delà de l’Hyphasis, terme des marches d’Alexandre , était 1 Serinda (Ser-hend), d’où l’on apporta des vers à soie à l’empereur Justinien..

Les Gangarides bahitaient vers les bouches du Gange, le Jong du golfe de ce nom , aujourd’huigolfe du Bengale*- ■

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AFRIQUE ANCIENNE. 5j

Au - delà du Gange vivaient les Brachmanes , sortode philosophes d’où sont descendus les Brames ou Bramines. A l’E du golfe du Bengale , on voyait la Chersonèse d’Or, que l’on croit le royaume de Pégu.

Le pays des Sines, qui paraît être la côte occidentale du royaume de Siam, était la limite du monde connu des anciens , du côté de l’orient ; Thinœ , sa capitale, était près de l’embouchure du Cotiarù.

On ne connaissait point d’autres îles que la 7aprobane, aujourd’hui Ceylan ; les Manioles ou Maldives ; et les îles de la Sonde , Sindœ.

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L’Afuique ; qui est connue dans l’histoire depuis plus de trois mille ans , était divisée en sept parties : l'Egypte , la Libye , l’Ethiopie , l’Afrique propre , la Numidia, la Mauritanie, et l’Afrique intérieure ou Grande-Libye. Mais les anciens ne connaissaient distinctement que la partie septentrionale de ce continent. -,

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i . Egypte.

Ce pays célèbre , dont les colonies apportèrent dans l’Europe sauvage les premières notions des sciences et des arts , fut peuplé , dit-on , par Misraïm, un des fils de Cham. L’Egypte fut. dès la plus haute antiquité, gouvernée par des rois. Conquise et ravagée par Cambyse, fils de Cyrus, elle

tomba au pouvoir d’Alexandre, 3o2 ans aianl 1 ère chrétienne. Elle forma , sous ses successeurs , un rovaume indépendant, depuis Ptolémée Lagus , en 523 . jusqu’à la mort de Cléopâtre, l’an oO avant j.-C. , qu elle fut conquise par Auguste. Les Romains en firent une province de leur empire ; mais en 6i0 ils en furent dépouillés par les Arabes, sous

la conduite du calife Omar.

L’ Egypte était autrefois divisée en Haute-Egypte’ ouThébaide, Egypte du milieu ou Heptanomie,

6t LeNüffeseul fleuve qui l’arrose et la fertilise, la partage dans sa longueur. Mais , à 1 exception de la vallée étroite où il coule, le reste n eslqu un

désert stérile. „ , . .

La Haute-Egypte, qui avait au S. 1 Ethiopie ,

était autrefois embellie par un grand nombre de

villes superbes , de temples majestueux , de palais,

de tombeaux, d’obélisques, et surtout par ce e

fameuse Tkèbes , aux cent portes, dont il nere.te

plus que des ruines. On y remarquait J encore Ten-

tyra ( Uenderah) , sur la gauche du Nil , d ou I on a

transporté à Paris le fameux zodiaque détache de

la voûte d'un temple; Coptos , qui communiquai j înequ’au port de Bérénice , sur

qui g*

commerce de rurieiu-, Syène , fleuve , la dernière ville du pays , et Ptolémaïs , qui

ivait un temple de Meicure» , , , .

] a Thébiiïùe, dans les premiers siècles du christianisme, devint le lieu de retraite d une foule de

P1 L’He S ptànomiê, dont le nom signifie sept nomes ou sept goùverncmens, renfermait Memphis , ancienne capitale de toute l’Egypte, où le dieu Apis avait un temple. Non loin do là s’élevaient les Pyramides , qui servaient de sépulture aux rois, et qui subsistent encore depuis plus de trois mille ans.

A PO du Nil , était le lac Mæris , (au]ourd bu*

AFRIQUE ANCIENNE, 5g

Birket-el-karoun) ; et auprès, le fameux Labyrinthe, composé de trois mille salles, ouvrage de douze rois. ®

La Basse-Egypte, nommée Delta , du nom dune lettre grecque qui a la figure d’un triangle, s’éten-

TO 1 .? ün g , de a , Médlterr anée, entre les branches

du Nil.Elleétait douée d'une féconditéinaltérable

et entrecoupée de plusieurs canaux , qui servaient a décharger les eaux du fleuve dans la mer.

i a £ admirai ‘ AlexandTit , dont le nom rappelle celui d Alexandre, son fondateur. Placée sur les bords de la mer, cette ville était le centre du commerce de 1 ancien monde. Sa riche bibliothèque, lormée par lessoms des Ptolémées, fut détruite en partie par un incendie, du temps de Jules-César; et long temps après; le farouche Omar la brûla entièrement.

A cette ville était jointe l’ile de Pharos, où un

phare superbe éclairait les vaisseaux qui entraient dans son port. ^

hfJ“ S <L: “ 0, “ ,,U V ^Kjpieau coie de l’Ara-

me , bais , connue par les fêtes de Minerve : Bu-

baste, qui avait un temple de Diane; Héliopolis ,

fameuse par le temple du Soleil; et Canope . dont

les babitans avaient des mœurs très-dissolues.

, 1 f *■?? D . eJta ’ ® nt ™ ,e Nil et le golfe d’Arabie, palî les îsrallai? i * 1>i “ e '""S-'on.p,

A 10. de l’Egypte, au milieu d’une vaste mer de sables , on voyait les Oasis ( îles de verdure 1. Lune d elles était célèbre par un temple ei un oracle de Jupiter Ammon, qui fut visité par Alexandre.

d ? I® D ? er au S. , l’Egypte possé-

da t la 1 roglodytique , dont les peuples, habitant

On remarquait encore dans le Delta Pelusium, 3 A Je boulevart de l'Egypte du côté de l’Ara-

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A.EKIQPE ANCIENNE

: h ; Libye.

Le nom de Libya que les Grecs donnaient à l'Afrique entière, désignait particulièrement la partie comprise entre l’Egypte et la grande Syrte', le long dé la Méditerranée. Les Ptolémées possédèrent ce pays, et, sons l’empire d’Orient, il fut annexé au gouvernement de 1, Egypte.

La Libye était divisée en deux provinces : la Cyrénaïque, b l’0.,et la Marmarique, à l’E.

La première , nommée aussi Pentapole, renfermait cinq villes principales :,Darnis t aujourd’hui Cerne, la plus considérable de toutes ; Cyrène , fondée par une colonie de l’ile.de Théra ; Bérénice , autrefois Hespéris , où l’antiquité plaçait le jardin des Hespérides; Barce , avec son port nommé Ptolimais ; et Arstnoë ou Teuchira. ... . .

Laos l’intérieur il y avait plusieurs Oasis habitées. Parmi les peuples de ces pays, on cite les Nasamones j qui pillaient les naufragés, et les Psylles , qui savaient ^apprivoiser les serpents et guérir leurs morsnçes.

A l’E. dé la Cyrénaïque s’étendaient les côtes arides de la Mavmariqueé\À.' ville de Parætonium (al-Barétoùn)était une place qui défendait la fron-

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m. Ethiopie.

L’Ethiopie > au S. de l'Egypte y était appelée aussi Y Inde dans l’antiquité relie avait àpeu près les mêmes limites que la Nubie et l’Abyssinie modpmeSv

Le Nil qui , suivant Ptolémée , prend sa source aux montagnes de la Lune , traverse l'Ethiopie , et. reçoit deux fleuves, YAstaboras (Tacazzé), et I’-Asfopus (Abawi). On remarque dans son cours six cata-

AFRIQUE ancienne: 6i

ractes , dont la plus grande est au-dessus de Premis Parva (Ibrim.) .

A 700 stades au-delà du confluent del’Astaboras et dH Nil, était située la 'ville de Méroc, capitale de l’empire des Ethiopiens , dont on vantait la puissance. Plus au nord , ou voyait Napata , sur le Nil , où résidait la reine Candace , et dans l’intérieur des terres, Auxum , ville royale, dont les ruines s’appèlent Axoum.

Au S.-E. ; habitait la nation des Adulites, dont le royaume d’Adel est un reste. La côte à'Azania est appelée aujourd’hui la côte d’Ajan.

C’est vers le Monomotapa qu’on place ordinairement la terre d’QpJtir,. où Salomon envoyait ses flottes chercher l’or et l’ivoire. Près do Mélinde , à 2 degrés et demi au S. de l’équateur, était, dit- on , le port de Thartis , où elles s’arrêtaient; mais il paraît quec’est dans les Indes orientales qu’on doit chercher les lieux dont il s’agit. L’Ophir, dont parle Moïse, était peut-être une contrée de l’Àrabie- Heureuse.

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iv. Afrique propre.

L’Afrique propre s’étendait depuis la Numidie jusqu’à la Libye. Lelieu de séparation entre l’Afrique et la Cyrénaïque , était marqué par les autels des Philènes (Philænorum arc?}, deux frères Carthaginois , qui s’exposèrent à la mort pour étendre jusque-là les bornes de leur patrie.

C’est sur cette côte qu’étaient la grande et la petite Syrte, deux golfes dans lesquels des écueils et des bancs de sable rendaient la navigation périlleuse.

Sous l’empire d’Occident , on forma dans cette contrée une .province, sous le nom de Tripolis , parce qu’elle avait trois villes principales* La plus considérable était Leptis mçtgna, fondée par les

Phéniciens; OEa, aujourdh’hui Tripoli , était la

i|§ur le golfe de Carthage, et près de la bouché; ^|p Bagradas , s’élevait Carthage , long-temps la rï** valede Rome, fondée par des Phéniciens, embellie parDidon, et détruite par Scipion-Emilien , I4.6? ans avant JjpC. Rétablie par Auguste, elle redevint la reine des cités de l’Afrique ; mais au 7 e siècle les Arabes la ruinèrent entièrement, ÿ ■ v ; Au N. de cette ville on voyait V tique , devenue célèbre par la mort volontaire du deuxième Ca^* ton ; et au S., Tunes (Tunis), qui profita de la ruine de Carthage, et qui est aujourd’hui, ainsi que Tripoli, la capitale d’une république mahométane \ Hadrumetum (Adrumetj, métropole de la Byzacène ; Thapsus , où César battit le parti des républicains; Zama, qui rappelle la victoire de Scipion sur Annibal ; et près des montagnes , Capsa , qui recelait les trésors de Jugurtha , dont s’empara Marius. -

Sous Auguste , les Romains pénétrèrent jusqu’à Tabidium , au pays des Garamantes.

La contrée dite Phazania a donné son nom au royaume de Fezzan.

yVi'Numidie. •

La Numidie, à l’O. de l’Afrique propre, s’étendait le long de la mér jusqu’à la Mauritanie.

Cette contréé était partagée entre deux peuples, les Massyli ou Massyliens, à l’E., et les Massœsyli, ou Massésyliens , à l’O. ' '

Les Numides étaient errants, occupés dtt soin de leurs troupeaux et plus encore de brigandage, comme leurs descendans. Leur cavalerie était excellente. Quelques-uns de leurs rois sont connus

S ar leurs guerres contre les Romains; Juba, l’un 'eux, fut défait par César, qui fit de la Numidie* ' une province romaine. / s ‘ ' v

Les villes les plus remarquables étaient : Uippo- Regius (Ilipponc royale), siège épiscopal de saint Augustin; Cirta, depuis Constantina, séjour des rois Numides.

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vi. Mauritanie.

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La Mauritanie ( Mauretania ) , nommée par les Grecs Maurusia, était comprise entre la Numidie et l’Océan ; elle fut divisée par l’empereur Claude en Césarienne , à l’E., et en Tingitane, à 10. , sé-

S arées l’une de l’autre par le fleuve Molochatk ou fulucha. La première avait été formée d’un démembrement de la Numidie.

La Mauritanie, qui répondait à l’empire de Maroc, eut des rois qui soutinrent la guerre contre les Romains ; mais ils furent vaincus „ et l’on établit dans .leur pays des colonies Romaines, c - La Mauritanie Césarienne avait pour capitale Julia Cœsarea , ou Césarée, embellie par Juba; et la Tingitane avait Tingis, aujourd’hui Tanger, qui lui avait donné son nom. Celle-ci avait entreautres peuples les Maurusii, d’où les Arabes reçurent le nom de Maures ,. lorsqu’ils passèrent de ce pays en Espagne. : '

Sala (Salé) , sur l’Océan , était la dernière place des Romains. ~

Le mont Abyla -, en Afrique , Tune des colonnes d’Hercule, près du détroit ae Gadès, est opposé au mont Calpé,ea Espagne. -

vu. Afrique intérieure ou Grande Libye.

Ptolémée donne ce nom à la partie de l’Afrique

Î ui répondait au désert de Sahara, nommée Grande rtiyapaç les Grecs. .• . • ' *

Les Gétules noirs l’babitaient jusqu’au Nigir. (Niger), dès la plus haute antiquité, et confinaient a la Nigritie, '

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Los îles Fortunées ( îles Canaries } , vis-à-vis la côte des Autololes; furent connues par les soins de Juba , roi de Mauritanie , ami des sciences ; quelques- unes étaient appelées Purptirariœ, parce que ce prince y établit des teinturiers en pourpre.

Los îles Gorgades , au S. des Fortunées , étaient les îles du Cap- Verd : ce cap s’appelait le promontoire Arsinarnm, et le golfe de Guinée, Sinus Hespericüs.

Le fleuve Daradus , qui descendait du mont Ca~ phas, est représenté par le Sénégal , et la rivière de Stachir , par la Gambie. Au-delà de ce terme, tout était incertain ou inconnu.

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L’Europe des ' anciens était' composée de neuf parties «savoir : la Grèce, la Th race, l’Italie, lTllyrie, l’Espagne, la Gaule, la Bretagne, la Germanie et la Sarmatie Européenne.

v - ' .1. Grèce.

La Grèce , qui est de tous les pays le plus curieux et le plus intéressant par les événemens dont elle a été le théâtre, et par la multitude des grands hommes qu’elle a produits; fut d’abord habitée par les Jaoniens ou Ioniens, descendus de Javan, fils de Japhet, et qui étaient les Grecs Asiatiques. Les habitans furentsuccessivement appelés Pélasges et Hellènes. On les distinguait en trois races. : les Ioniens , qui habitèrent i’Attique ou l’Achaïe ; les Doriens , descendus du mont Parnasse dans le Péloponèse ; et les Eoliens , qui s’établirent dans la

Thessalie. Des étrangers , sortis de l’Egypte et de la Phénicie, y apportèrent les arts et les sciences, qui de là se répandirent dans le reste de l’Europe.

Les Grecs, qui possédaient, avant les Romains, l’empire du inonde, occupent le premier rang dans l'histoire.

La Grèce qui a formé long-temps la partie S. de la Turquie d’Europe , comprenait, dans sa grande division, trois contrées principales : la Macédoine, la Grèce propre, et le Péloponèse avec les îles.

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. Macédoine .

Ce royaume fondé par Càranus, et qui dut sa célébrité à Philippe et à son fils Alexandre, était d’abord resserréentre l’Ulyrie, la Thrace, la Grèce propre , la mer Egée et la Thessalie; depuis il ren-' ferma dans ses limites ces divers pays avec une partie de l’Illyrie, qui prit le nom d'Eptre. :

' Ses principales rivières étaient YAxius, YErigon , le Strymon et YAliacmon. -

Parmi les villes on remarquait Pella, sa capitale ; Thessalonigue (Saloniki), sur le golfe demême nom; Pydna , célèbre par la défaite de Persée, dernier roi de Macédoine ; Stagyre, patrie d'Aristote; Philippes, près de laquelle furent défaits Brutus et Cassius.-meurtriers de César ; Edcsse, sépulture des rois; Mêthone, au siège de laquelle Philippe perdit un œil ; Olyntke , dont il s’empara par la trahisonde deux citoyens; Potidée, à l’entrée d’une péninsule. Le mont Atkos (Monte-Sancto) était dans une autre péninsule, dontXerxès fit, dit-on, creuser l’isthme pour y faire passer sa flotte.

Au S.-E., était l’île de Thatus (Thaso), connue parses marbres. ;

. ..*1 a. Grèce propre. - -

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Cette contrée , comprise entre la Macédoine,

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6fi EUROPE ANCIENNE.

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l’Hlyrie, la mer Ionienne , le golfe de Corinthe , et |§|mer Egée, renfermait la Thessalie, l’Epire , nie , l’Etolie , la Phocide , la Béotie et ae.

p.-Ca Thessalie , aujourd’hui Janina, au S. de la' Macédoine, possédait la ville de Larisse , patrie d’Achille; Phar sale (Fa rsa), où se décida le sort du monde entre César et Pompée; Magnésie, près de MjMe jle flotte de Xerxès fut battue par une tem<%

per sa belle pourpre ; et nom est resté à une guerre que les soutinrent après lajnort d’Alexandre. -4M W&. monts Cynocéphales (à tête de chien) . sont célèbres par la victoire des Romains sur Philippe,! roi de Macédoine.

•i Les Thessaliens étaient les meilleurs cavalièrist de la Grèce.~; 7 r ryj , . ^ s- ç ~^ 7 - — ^ ~~

. Le fleuve Pénée , la vallée de Tempe, les monts Olympe, Pinde, QEta, Ossa et Pêlion, ne sont pas moins connus dans les poètes, que le défilé des Thermopyles , à l’extrémité du mont OEta, l’est ; dans l’histoire par le dévouement de Léonidas e$g. de 300 Spartiates. • .J?# - ! ! f . •

2. UEpire, où régna le fameux Pyrrhus , à l’G.: de la Th||WMliA^avjiit pour villes remarquables

J., où Virgile fait aborder Enè^Jmbràcie , sur le golfe du même nom , ca-i pita lfcde& Epirotes > au pays des Molosses : Nico$ milùùdéé par Auguste en mémoire de la ba**

rivières étaient le Cocyte et YAchéron , cèlétô par les poètes .' ■- « ;

On remarquait en Epire les monts Acrocérauns , au N. , et vers l’embouchure de l’Achéron , forêt de Dodone renommée par ses oracles.!, Ce pays nourrissait de grands troupeaux de bœufs , et des chevaux destinés pour les jeux olympiques.

3. Au S. de l’Epire, on trouvait Y Acarnanie aujourd’hui Carnie , où était Actium , près de

laquelle Octave battit Antoine; Argos, dite Amphifochium . dont le nom se trouve dans le canton

de ^ * - ■ v. ■" > ' ■- r if ,

A l’O. , on voyait l’île de Leucade (Sainte-Maure), qui tenait autrefois au continent, et d’où la mal-* heureuse Sapho se précipita dans la mer»-~ ^^^^ «MÊÊlÊpfc » au 8. de la Thessalie, avait pour villes principales Thermus , et Calydon, connue dans la Fable par la chasse d’un sanglier monstrueux. Elle était arrosée par ÏAckéloüs et Y Eté-

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