L’AmÉRIQUE, la plus grande des parties du
monde, doit son nom au Florentin Améric Vespuce , ‘
dont cependant les découvertes ne firent que suivre celles du Génois Christophe Colomb, qui ie premier aborda sur cette terre, en 1492, cinq années avant Améric Vespuce, Subjuguée d’abord par quelques nations européennes , elle a vu leurs colonies secouer successivement le joug et conquérir enfin leur indépendance. Formée de deux grandes presqu'iles entre lesquelles est un vaste archipel, elle s'étend dans toutes les zones
et est soumise à tous les climats. Son sol est générale-
ment humide et d’une extrême fécondité.
Lors de sa découverte, elle fut désignée sous le rrom d’{ndes occidentales, qu’on lui donne encore quelquefois : de là ses indigènes incivilisés prennent le nom général d’[ndiens.
Elle abonde en végétaux précieux, tels que la canne à sucre , le tabac , le café, Le cacao, la vanille , des épices , le quinquina et autres plantes médicinales , l’indigo , le coton, d'excellents fruits, les bois de teinture et d’ébénisterie. Nous devons à cette contrée la culture de la pomme de terre, qui y croît naturellement. Le règne animal et le règne minéral n’y sont pas moins riches. L'or et l’argent y abondent ; il y a aussi des mines de pierres précieuses.
591. Ses bornes sont : au N., l'océan Boréal occidental, encombré d'immenses lits de glaces; à l'E., l'océan Atlantique occidental, qui vers le N. forme les mers ou baies de Baffin et d'Hudson , et, entre les deux Amériques , la mer des Antilles et le golfe du Mexique ; au S. elle est bornée par l'océan Austral occidental, et à l'O. par l'océan Oriental, qui forme au S. de l’4méerique septentrionale le golfe de Californie ou mer Fcrmetlle ou de Cortez.
Son étendue , du N. au S., est de À 555 myriamètres.
Boniface. Gcographie. 16
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De hautes montagnes volcaniques en ilongent la côte occidentale : ce sont la Cordillière ou chaîne des Andes, dans l’ Amérique méridionale, et les monts Rocheux, dans la septentrionale; le versant oriental de ces chaînes donne naissance à la plupart des fleuves qui arrosent l'Amérique. A l'E. de celle du N. s'étendent les monts Alléghany où Apalaches. :
Parmi les fleuves de l'Amérique méridionale on remarque l’Orénoque, dont le cours circulaire est de 222 myriamètres, et dont les bords sont délicieux, mais infestés par des caïmans ; le grand fleuve des Amazones, qui, après un cours de plus de 444 myriamètres, se jette, insi que l’Orénoque, dans l'océan Atlantique, après s'être grossi d’un très-grand nombre de rivières, dont la principale est la Madeira.
Le principal fleuve de l'Amérique septentrionale est le Mississipi, qui, grossi par le Missouri, l'Ohio et l’Arlansas , va se jeter dans le golfe du Mexique, après un cours de plus de 667 myriamètres ', à compter de la source du Missouri. Au N.-E. est le large fleuve Saint- Laurent, par lequel les eaux de cinq lacs s'écoulent dans l'océan Atlantique. | |
Amérique septentrionale.