TROISIÈME PÉRIODE
Depuis la destruction de Carthage jusqu’au règne d’Auguste.
Eunore. — Espagne. — Gaules. — Bretagne. — Italie : Rubicon. — Plaines de den Le , de Pharsale. — Promontoire d’Actium.
Asie. — Lemnos. — Royaumes de Pont, du. Bosphore, de Cappadoce.
AFRIQUE. — Utique. — Thapsus.
La partie occidentale de l’Europe nous présente d’abord l'Espagne, les Gaules, la Bretagne.
13. L'Espagne avait été jusqu’à présent peu connue des Romains, à l'exception cependant des parties qu’il fallait traverser pour se rendre en Afrique. L'Espagne était une grande presqu'île, bornée au N. par les Pyrénées; à l’O., par l'océan Atlantique; au S., par le détroit de Cadix ; à V'E., par la Méditerranée. Les Romains y soutinrent deux guerres fameuses : la première, contre Viriathe, qui éclata, l’an de Rome 608, dans la Lusitanie, partie occidentale de l'Espagne ; et la deuxième, contre Sertorius, l’an de Rome 677. L'Espagne était divisée en citérieure et ultérieure; L’ultérieure, au S.-O.. se divisait en Lusitanie et en Bétique; au S, de celle-ci était située Munda. Cnéius Pompée, fils du grand Pompée, fut tué dans un combat que César lui livra sous les murs de cette ville. Dans l'Espagne citérieure , située au N.-E., on remarquait : vers le N., Numance, détruite par Scipion l’Africain, l’an de Rome 621 ; à l'E. de Numance, Ilerda, célèbre par la victoire de César contre les lieutenants de Pompée.
14. Au N.-E. de l'Espagne, de l’autre côté des Pyrcnées , Ss'étendaient les Gaules, bornées à l'O. par l'océan
1. Nous ne répèterons pas, dans cette troisièine période , les nctions que nous avons déjà données dans les deux précédentes. Nous conserverons le même ordre : si l’on est arrété par quelque difticulté , on pourra facilement se reporter à l’une ou à l'autre,
4142 GÉOGRAPILIE
Atlantique; au N., par le détroit des Gaules (fretura Gallicum); et à V’'E., par la Germanie et l'Italie septentrionale. À l’époque de l’expédition de César dans la Gaule, l'an de Rome 696, on la divisait en quatre parties : la ca au N.; la Celtique, au centre ; l’Æqui. taine, au S.-0,. ; et la Province romaine ou Narbonnaise, au S.-E. Ces parties étaient elles-mêmes subdivisées, et formaient dix-sept provinces. Au S. de la Narbonnaise, dont la capitale était Narbonne, se trouvait Marseille, qui fut prise par César se rendant en Espagne. Au N. de Marseille, était Air, célèbre par la victoire de Marius sur les Cimbres et les T'eutons, l’an de Rome 652.
Au delà du détroit des Gaules était la Bretagne, où les Romains pénétrèrent pour la première fois du temps de César; mais ce ne fut que dans Ja période suivante qu'ils acquirent sur ce pays de plus exactes notions.
A l'E. de la Gaule étaient la Germanie et plusieurs autres provinces encore peu connues.
15. Passons en Jtalie, dont les principales divisions sont déjà déterminées.
Dans la Gaule transpadane, au S.-0.,on trouve Verceil, où Marius remporta une victoire contre les Cimbres et les Teutons, l’an de Rome 653 ;
Dans la Gaule cispadane, Modène, où Antoine fut défait par Octave. Entre la Gaule cispadane et l’Ombrie coulait le Rubicon, que César traversa en marchant sur Rome, malgré la défense que le sénat lui en avait faite.
Dansl’Etrurie, au N., on distinguait Péstoria, près de laquelle périt Catilina ; Clusium, qui vit Sylla anéantir le parti de Marius ; et Pérouse, près du lac Trasimène , où Lucius, frère d'Antoine, fut vaincu par Octave,
Dans le Latium , à VE. de Rome, était Préneste, où s’enferma le fils de Marius; Sylla s’empara de la ville, et le fit mourir. Au S.-E. de Préneste, se trouvait Arpinum , village célèbre pour avoir donné le jour à Marius et à Cicéron ; et, au S. du Zatium, Minturnes, environnée de marais où Marius se cacha quand il fut proscrit par Sylla.
Au centre de la Campanie on remarquait NVole, qui reçut une colonie romaine; et à l'O. de IVole, sur les bords de la mer, Pompeïa , près de laquelle Sylla rem-
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porta une victoire qui termina la guetre des alliés ; Cumes, où il se retira après son abdication.
La Campanie et la Lucanie furent, pendant cette période , ravagées par les gladiateurs révoltés sous la conduite de Spartacus. Entre ces deux provinces, de l'E, à l'O., coulait le Siarus, qui avait a embouchure dans la mer Tyrrhénienne , et sur les bords duquel Spartacus périt les armes à la main.
Pendant cette troisième période, les Romains envoyèrent une colonie à Tarente, dans la Messapie , qui faisait partie de la Grande-Grèce; et la Sicile fut en proie aux ravages de la guerre des esclaves, ainsi qu'aux rapines de Verrès, si éloquemment accusé par Cicéron.
Avant de quitter l’Jtalie, nous signalerons le fameux écueil de Scylla, près duquel Sextus Pompée défit complétement Octave.
46. En passant dans la Grèce, on rencontre la Hacédoine ; à l'E. de cette province était Philippes, aux environs de laquelle Octave et Antoine défirent Brutus et Cassius, l’an de Rome 712; et, dans la Thessalie, Pharsale, où se livra la mémorable bataille qui décida de Fempire du monde entre César et Pompée, l’an de Rome 706.
Au S.-0. de la Thessalie était l’Acarnanie. C'est au N. de ce pays, dans le golfe d’Æmnbracie, et près du promontoire d’Actium, que fut livrée, l’an de Rome 723, cette célèbre bataille d’ÆActium où Antoine fut vaincu par Octave.
À Chéronée et à Orchomène, en Béotie, Sylla triomphe de Mithridate, l’an de Rome 667 ; et, dans l’Atrique, il assiége et prend Athènes.
En Macédoine, Carrhes, au S.-O. d'Edesse, est témoin de la défaite et de la mort de Crassus, l’an de Rome 701.
17. Si nous traversons la mer Ægée, pour passer en Asie, nous trouvons, presque vis-à-vis de l’emplacement de Troie, l’île de Zemnos, près de laquelle Lucullus dispersa la flotte de Mithridate.
Au N. de l'Asie Mineure, dans la Propontide, était la